تحریری

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Le Hezbollah annonce avoir mené 19 opérations contre des cibles israéliennes en 24 heures

May 17, 2026 by French Presstv

Le Hezbollah affirme avoir mené 19 opérations contre des cibles israéliennes en 24 heures, notamment des attaques par drones, tirs d'artillerie et explosifs. L'armée israélienne a reconnu des tirs en réponse, tandis que ses frappes aériennes continuent malgré la prolongation d'un cessez-le-feu. Des milliers de civils ont été tués ou blessés depuis le début de l'offensive israélienne en mars 2026.

 

Le Hezbollah annonce avoir mené au moins 19 opérations militaires contre des positions, des troupes et du matériel militaire israéliens au cours des dernières 24 heures, le long de la frontière libanaise avec les territoires occupés et plus profondément à l'intérieur du front sud.

Dans un communiqué détaillé publié samedi 16 mai, le mouvement de résistance libanais a indiqué que ces frappes consistaient en une série d'« opérations militaires massives et consécutives » visant des positions et des ressources militaires appartenant à l'armée israélienne.

Selon le communiqué, ces opérations ont notamment inclus des attaques de drones, des tirs d'artillerie lourde et d'engins explosifs.

Le Hezbollah a déclaré que ses combattants avaient utilisé des drones chargés d'explosifs et des quadricoptères offensifs pour mener des frappes de précision contre les équipements logistiques appartenant à l'armée israélienne.

Dans un communiqué distinct publié tôt ce matin, le mouvement a annoncé que ses combattants avaient ciblé un quartier général de l'armée israélienne dans la municipalité d'al-Bayyad, dans le sud du Liban, à l'aide de deux drones offensifs.

Le Hezbollah a également affirmé que ses combattants avaient fait exploser des engins explosifs improvisés contre un bulldozer de l'armée israélienne qui tentait de progresser de la région de Rashaf vers Hadatha, toujours dans le sud du Liban.

 

L'armée israélienne a de son côté reconnu officiellement que le Hezbollah avait tiré plusieurs missiles vers des positions militaires israéliennes dans le sud du Liban.

Ces derniers échanges de tirs interviennent alors que l'armée israélienne poursuit ses frappes aériennes sur le sud du Liban, malgré la prolongation de 45 jours de l'accord de cessez-le-feu entre Beyrouth et le régime de Tel-Aviv.

Selon l'Agence nationale d'information libanaise (NNA), les raids israéliens ont touché plusieurs zones, dont al-Marwaniyah, Kawtharieh al-Sayyad, Qaaqaaiyet El Snoubar, Deir Qanoun Ras al-Ain, Ghassaniyah, Baisariyah et Tefahta.

L'armée israélienne a prétendu que les frappes visaient des installations militaires appartenant au Hezbollah dans le sud du Liban, mais des sources locales ont rejeté cette allégation, indiquant que des quartiers résidentiels avaient été touchés.

L'armée israélienne a également ordonné aux habitants de neuf villages des districts de Sidon et de Nabatieh d'évacuer la région et de s'en tenir à au moins 1 000 mètres de distance, sous prétexte que ses troupes entendaient agir avec force contre le Hezbollah dans la région.

Selon les autorités libanaises, au moins 2 951 personnes ont été tuées et plus de 8 800 autres blessées à la suite de l'agression israélienne contre le Liban depuis début mars.

L’Empire américain en chute libre : les menaces désespérées contre l’Iran montrent que les États-Unis ont complètement perdu le contrôle

May 17, 2026 by French Presstv

 

Par le service d’analyse stratégique de Press TV

La rhétorique menaçante qui émane de Washington ces jours-ci n’est pas simplement le fruit d’une administration incompétente et en difficulté ni une posture électorale.

Il s’agit d’un instrument calculé de guerre psychologique, utilisé après des résultats désastreux tant sur le champ de bataille qu’à la table des négociations.

Comme l’a succinctement formulé un conseiller de haut rang du Leader de la Révolution islamique, le ton menaçant de l’ennemi sert un but unique : intimider l’Iran et le contraindre à un retrait partiel – ou total – des conditions qu’il a présentées pour mettre fin à cette guerre non provoquée et illégale.

Mais derrière ces fanfaronnades se cache une réalité plus profonde et plus inquiétante. Les États-Unis ne menacent plus d’une position de suprématie incontestée comme par le passé. Ils se livrent désormais à des démonstrations de force au bord du déclin et de la ruine.

Après une série de défaites militaires et stratégiques – de la guerre des Douze Jours en juin 2025 à la guerre du Ramadan cette année –, l’empire américain voit son image de puissance réduite à néant. Ces menaces vaines ne sont pas des signes de force, mais plutôt les derniers soubresauts désespérés d’une prétendue « superpuissance » qui tente de regagner en influence par le chantage.

Pourquoi les menaces seront-elles plus efficaces que l’action ?

L’élément le plus crucial pour l’ennemi pour son diktat n’a jamais été uniquement son arsenal militaire. En outre, il faut prêter attention à la manière dont l’Iran réagit au concept même de guerre.

Après avoir imposé deux guerres dévastatrices et non provoquées à la République islamique d’Iran en l’espace de dix mois, infligeant de lourdes pertes humaines et économiques au pays, l’ennemi cherche maintenant à instrumentaliser les souffrances endurées par le peuple iranien.

La stratégie est brutale, mais simple : brandir la menace de plus de morts et de destructions, puis exiger de l’Iran le recul de sa position de principe.

C’est là où réside l’erreur fatale de l’ennemi. Dans les deux guerres imposées, ni les États-Unis ni leur allié sioniste n’ont remporté la moindre victoire militaire sur l’Iran. Ils ont pilonné des quartiers civils, des hôpitaux et des centres de recherche. Ils ont tué en martyr le Leader de la Révolution islamique et massacré quelque 170 enfants dans une école – des actes d’une lâcheté et d’une criminalité sans précédent qui ont franchi toutes les limites.

Mais sur le champ de bataille, là où la puissance matérielle se heurte à la volonté d’une nation, ils n’ont rien obtenu. Absolument rien. La nation iranienne a résisté de toutes ses forces, et l’ennemi a subi des pertes inimaginables.

Par conséquent, la menace de guerre s’est révélée plus efficace pour l’ennemi que la guerre elle-même. Pendant des années, Washington a fait chanter l’Iran en brandissant la menace de la guerre.

Et dans certains cas, notamment avec le Plan global d’action conjoint (PGAC), cette extorsion psychologique a porté ses fruits pour obtenir des concessions que la guerre n’aurait jamais pu apporter. Mais cette époque touche à sa fin, et les Américains en sont conscients.

Aujourd’hui, l’ennemi n’a jamais eu autant besoin de maintenir l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de l’Iran. Et paradoxalement, cette urgence témoigne de sa profonde faiblesse.

Si les États-Unis échouent dans leur actuelle tentative de chantage envers l’Iran – ce qui est inévitable –, ils perdront les derniers vestiges de leur crédibilité et de leur prestige. Washington a déjà utilisé sa dernière flèche : une agression militaire à grande échelle. Cette flèche n’a atteint aucun de ses objectifs. Elle n’a pas pu remettre en question les droits nucléaires de l’Iran. Elle n’a pas mis la République islamique d’Iran à genoux. Elle n’a même pas réussi à atteindre ses objectifs militaires les plus fondamentaux.

Si l’extorsion échoue, l’Empire américain se retrouvera sans atouts. Il n’y aura ni victoire sur le terrain, ni capitulation diplomatique, ni effondrement économique à Téhéran. Ce scénario marquerait la fin de l’illusion d’une puissance américaine incontournable, laissant Washington au bord du précipice.

Les menaces proférées par les États-Unis ne visent donc pas tant à intimider l’Iran qu’à préserver leur propre image sur la scène internationale. Washington redoute un effet domino : si l’Iran refuse de céder et maintient sa position, les alliés et les partenaires régionaux des États-Unis verront leur position totalement anéantie face à la puissance iranienne.

Un à un, les alliés et partenaires régionaux des États‑Unis réajusteront leurs allégeances, car la menace de guerre n’est plus un élément offensif, mais une posture défensive, comme le dernier souffle d’un empire en décadence qui tente d’empêcher son effondrement brutal et irréversible.

En réalité, ces menaces représentent les ultimes tentatives d’une prétendue « superpuissance » pour éviter un effondrement total. Si elles aboutissaient – et si l’Iran se retirait, ne serait‑ce que tactiquement, de ses positions logiques et légitimes –, les États‑Unis bénéficieraient d’un répit temporaire. Ils assureraient leur survie, obtiendraient un sursis, et s’empresseraient de compenser leurs faiblesses matérielles et, plus important encore, de réparer les dommages causés à leur réputation par leurs échecs face à l’Iran. Ils pourraient alors s’appuyer sur cette crédibilité retrouvée lors de futurs conflits.

Les responsables iraniens comprennent parfaitement l’étendue de ce piège. Tout recul par rapport à des positions de principe n’empêchera pas de nouvelles pertes. Au contraire, il les accélérera. Car les calculs de l’ennemi sont d’une simplicité brutale : chaque recul de l’Iran légitimerait la stratégie de la menace des Américains.

Face aux menaces existentielles, il faudrait une résistance existentielle

Pour les États-Unis et Israël, cette guerre est perçue comme une menace existentielle. Ils ont misé sur une quelconque capitulation de l’Iran pour préserver leur hégémonie régionale et la crédibilité de leur politique de dissuasion. Néanmoins, l’inverse est tout aussi vrai. De la même manière que la guerre représente une menace existentielle pour l’ennemi, elle l’est aussi pour l’Iran.

Un ennemi qui a déjà perpétré le crime le plus abominable – l’assassinat du Leader – ne connaît plus aucune limite. Lorsqu’un adversaire dépasse ce seuil, il déclare au monde entier qu’il est capable de tout. Aucune négociation, aucune concession, aucun recul, même partiel, ne pourra le satisfaire. Les concessions ne garantiront pas la paix ; elles ne feront qu’intensifier l’agression, et les deux dernières guerres imposées à l’Iran en sont des preuves irréfutables.

Par conséquent, face aux menaces existentielles, il faudrait une résistance existentielle et une fermeté absolue. Cela signifie qu’il n’y aura aucun recul – même verbal – dans la protection de l’ordre établi. Cela signifie une dissuasion maximale, obtenue non par la négociation, mais par une volonté inébranlable.

À l’inverse, la résistance à une menace existentielle – ainsi que la déception qui en résulte pour l’ennemi – produit la forme ultime de dissuasion : la puissance intrinsèque. Ce n’est pas une puissance dépendante de l’approbation américaine ou de la médiation européenne. La puissance intrinsèque provient de la résilience de la nation, de son ingéniosité militaire et de son refus de se plier.

Voici l’avantage stratégique que les analystes occidentaux ignorent systématiquement : atteindre le plus haut niveau de dissuasion garantit la sécurité. La sécurité attire les capitaux et les investissements. Les investissements neutralisent les pressions économiques. Cette résilience qui déjoue le chantage de Washington est la clé de l’avenir économique de l’Iran.

L’écart militaire conventionnel entre l’Iran et l’alliance américano-israélienne demeure considérable en termes d’équipements, de technologies et de puissance de feu. Ce constat n’est un secret pour personne. Mais la guerre ne se résume pas à des chiffres. Face à cette disparité, l’Iran a adopté des méthodes de guerre asymétriques, qui se sont révélées d’une efficacité incroyable lors du récent conflit.

Face aux bombardements aériens massifs et intenses, l’Iran n’a pas cherché à riposter par la force. Au contraire, il a opté pour une stratégie défensive et offensive axée sur l’impact, utilisant un équipement minimal et peu coûteux afin d’obtenir des effets stratégiques disproportionnés. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais une démonstration d’intelligence stratégique.

De plus, un nouvel élément est désormais entré en jeu dans les calculs de la guerre. Pendant des décennies, les États-Unis ont cru pouvoir combattre l’Iran en essayant de l’isoler de plus en plus. Le Front de la Résistance – qui s’étend du Liban au Yémen, de l’Irak à la Palestine – a transformé la guerre asymétrique en un redoutable multiplicateur de force régional.

Dans les deux guerres imposées, cet élément a fait pencher la balance de manière décisive en faveur de l’Iran.

Cette logique s’applique à la riposte aux menaces classiques. Les réponses asymétriques sont toujours plus efficaces face à une superpuissance rigide et technologiquement dépendante. Il ne faut pas s’y tromper : si l’ennemi passe à l’acte une fois de plus, l’Iran déploiera des options qu’il s’est délibérément abstenu d’utiliser jusqu’à présent.

Ce n’est pas un mystère. Ces options englobent l’engagement d’autres axes économiques mondiaux dans la région, et pas seulement le détroit d’Ormuz. Elles incluent le déploiement d’armes stratégiques de nouvelle génération, élaborées exactement pour une telle situation. En outre, elles impliquent la réactivation de toutes les lignes rouges et des considérations militaires qui avaient été respectées ou mises de côté pendant la guerre des Douze Jours et la guerre du Ramadan.

La voie tracée par les forces armées iraniennes sur le champ de bataille et par son peuple dans les rues des villes du pays doit désormais se poursuivre sur deux fronts essentiels : la diplomatie et la résilience économique.

Les appareils exécutif et diplomatique de l’Iran agissent actuellement comme des combattants postés derrière un système de lancement de missiles. Ce ne sont pas des administrateurs en coulisses, mais des défenseurs de première ligne, contraints de se battre jusqu’à la mort pour la survie de leur pays.

Il n’y a pas de place pour la fatigue ni pour la capitulation tactique déguisée en pragmatisme.

La résilience du gouvernement et du peuple n’est pas un simple slogan politique. Elle est la condition sine qua non pour surmonter cette crise, préserver l’existence de l’Iran, instaurer une dissuasion durable et écarter à jamais la menace de la guerre.

La diplomatie iranienne, forte d’une compréhension claire et juste du caractère crucial de ce moment, ne doit laisser aucune porte ouverte à l’ennemi pour atteindre ses objectifs. Cela implique l’absence de compromis ambigus, de concessions officieuses et de signes subtils de faiblesse susceptibles d’être interprétés à Washington et à Tel-Aviv comme de prétendues failles dans la volonté iranienne.

L’Empire américain ne peut se permettre une autre défaite majeure

Les États-Unis menacent aujourd’hui l’Iran non pas parce qu’ils sont en position de force, mais parce qu’ils sont faibles et dans un état de déroute. Ces menaces visent à obtenir ce que le champ de bataille n’a pu garantir : un retrait symbolique de l’Iran qui permettrait aux États-Unis de redorer son image ternie.

Les dirigeants iraniens comprennent parfaitement ce calcul. Ils savent que tout recul – même temporaire ou partiel – n’empêchera pas une nouvelle guerre, mais la provoquera inévitablement. Car le seul moyen pour l’ennemi de préserver sa crédibilité est de briser la volonté iranienne.

Mais l’ennemi échouera. L’Iran n’a d’autre choix que de tenir bon. La menace existentielle exige une résistance existentielle et la résistance, et en fin de compte, c’est la seule voie vers la sécurité, l’investissement, le redressement économique et une paix durable dans le pays et la région.

L’épée de la guerre plane toujours au-dessus de nos têtes, mais la main qui la brandit tremble. L’Iran a appris une vérité simple : une main tremblante ne peut frapper pas efficacement une nation qui refuse de se plier.

 

 

La présence militaire américaine en Asie de l’Ouest n’apporte « que de l’insécurité » à la région (Qalibaf)

May 17, 2026 by French Presstv

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, affirme que la présence militaire américaine en Asie de l’Ouest ne contribue qu’à l’insécurité et à l’instabilité dans la région. Lors d’une rencontre avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, il a souligné la nécessité pour les pays locaux de renforcer la coopération sans ingérence étrangère. Le Pakistan joue un rôle de médiateur entre l’Iran et les États-Unis, mais des négociations menées en avril ont échoué en raison des exigences américaines jugées trop élevées.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, affirme que l’agression conjointe américano-israélienne contre l’Iran a montré que la présence militaire américaine en Asie de l’Ouest n’apporte « que de l’insécurité » à la région.

S’exprimant dimanche 17 mai à Téhéran lors d’une rencontre avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, Qalibaf a déclaré que certains gouvernements de la région avaient autrefois cru que leur sécurité serait garantie par leur dépendance envers Washington.

« Les événements récents ont clairement démontré que la présence américaine n’a pas apporté la sécurité à la région ; au contraire, elle est devenue une source d’insécurité et d’instabilité », a-t-il ajouté.

Selon lui, les États-Unis et le régime israélien n’ont apporté que « le mal et l’instabilité » aux nations de la région par la guerre, l’interventionnisme et les pressions exercées sur elles.

 

Qalibaf a réaffirmé que les pays de la région doivent renforcer leur coopération et mettre en place des mécanismes de sécurité fondés sur la confiance et la coordination, sans ingérence étrangère.

« La solution à cette situation réside dans la confiance et la coopération mutuelles entre les pays de la région », a-t-il indiqué.

Naqvi, pour sa part, a déclaré que les liens entre Téhéran et Islamabad s’étaient encore renforcés ces derniers mois. Il a salué la position de l’Iran lors des négociations à Islamabad, affirmant que Téhéran avait fermement défendu ses intérêts nationaux tout en cherchant des solutions au conflit avec les États-Unis.

« Nous avons constaté votre insistance sur les intérêts nationaux de l’Iran lors des négociations d’Islamabad, alors même que vous essayiez de résoudre le conflit », a-t-il déclaré exprimant l’espoir qu’Islamabad contribuerait à faire aboutir les négociations.

Qalibaf, qui a participé aux pourparlers de paix menés sous l’égide du Pakistan en tant que négociateur en chef iranien à Islamabad, a également salué le soutien d’Islamabad à la République islamique d’Iran.

Le Pakistan joue un rôle de médiateur dans les négociations indirectes entre Téhéran et Washington après l’accord de cessez-le-feu conclu le 8 avril, suite à 40 jours d’intenses combats.

Les 11 et 12 avril, les deux parties ont mené une intense session diplomatique de 21 heures à Islamabad afin de tenter de parvenir à un consensus, mais les pourparlers ont échoué en raison des exigences excessives des États-Unis.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré récemment que la médiation du Pakistan n’avait pas échoué, mais qu’elle rencontrait des difficultés.

M. Araghchi a également évoqué des messages contradictoires de la part des États-Unis, affirmant que Téhéran n’était pas intéressé par des négociations, sauf si Washington était sincère.

 

Ali Akbar Velayati, conseiller principal du Leader de la Révolution islamique :

 

L’échec de la diplomatie de Trump à Pékin et son retour bredouille de Chine, conjugués à la frustration et à la colère d’Abou Dhabi à la suite de la révélation de la visite secrète de Netanyahu, et aux données déformées du Pentagone, témoignent d’une crise d’appréciation croissante à Washington.

 

 Dans ce contexte, les menaces de Trump – amplifiées par Tel-Aviv – reviennent à tomber dans un « piège stratégique ».

 

 Tomber dans ce piège lié à Israël a un coût élevé ; « bientôt, Washington sera contraint de chercher désespérément les vestiges de sa crédibilité en Asie de l'Ouest ».

 

@PressTVFrançais

 

 

Invocation de l’Imam Husayn (P) le jour de Arafa , le 9ém jour du mois Dhul-Hajja , partie 4

 

Notre Dieu, place-nous, en ce moment, au nombre de ceux qui T’ont sollicité et à qui Tu as donné, qui T’ont remercié et pour qui Tu as augmenté Tes Dons, qui sont revenus à Toi et que Tu as accueillis, qui se sont excusés de leurs péchés auprès de Toi et à qui Tu as pardonné, ô Maître de la Majesté et de la Noblesse, notre Dieu, purifie-nous, dirige-nous, accepte notre humilité. Ô le Meilleur de celui qui est sollicité, ô le plus Miséricordieux de ceux à qui on demande miséricorde, ô Celui à qui n’échappent pas la fermeture des paupières ni l’observation des yeux, ni ce qui est installé dans le for intérieur, ni ce qu’impliquent les secrets des coeurs. Et tout cela, Ton Savoir ne l’a-til pas déjà dénombré et Ta Mansuétude ne l’a-t-elle pas déjà contenu ?! Gloire à Toi, Tu es Très-Elevé au-dessus de ce que disent les oppresseurs, d’une hauteur incommensurable ! Les sept cieux et les terres célèbrent Ta Louange ainsi que ceux qui y sont, et il n’y a rien qui ne célèbre pas Ta Louange. Alors, à Toi la Louange, la Gloire et l’élévation suprême de la Dignité, ô Maître de la Majesté et de la Noblesse, de la Faveur, des Bienfaits et des Soutiens énormes, Tu es le Libéral, le Généreux, le Bienveillant, le Miséricordieux !

 

Allâhumma, aj’alnâ fi hadhâ-l-waqti mimman sa’alaka fa-a‘taytahu, wa shakaraka fazidtahu, wathâba ilayka fa-qabiltahu, wa tanassala ilayka min dhunûbihi kullihâ fa-ghafartahâ lahu, yâ dhâ-l-jalâli wa-l-ikrâmi, Allâhumma, wa naqqinâ, wa saddidnâ, wa-qbal tadarru‘anâ. Yâ khayra man su’ila, wa yâ arhama mani-sturhima, yâ man lâ yakhfâ ‘alayhi ighmâdu-l-jufûni, wa lâ lahzhul-‘uyûni, Wa lâ mâ-staqarra fî-l-maknûni, wa lâ mântawat ‘alayhi mudmarâtu, a lâ kullu dhâlika qad ahsâhu ‘ilmuka wa wasi’ahu hilmuka. Subhânaka wa ta’âlayta ‘am-mâ yaqûlu azh-zhâlimûna, ‘uluwwann kabîrann. tusabbihu laka as-samâwâtu-s-sab‘u wa-l-aradûna wa man fî-hinna, wa in min shay’inn illâ yusabbihu bihamdika. fa-laka-l-hamdu wa-l-majdu wa ‘uluwwu-l-jaddi, yâ dhâl- jalâli wa-l-ikrâmi, wa-l-fadli wa-l-in’âmi, wa-l-ayâdî-ljisâmi, wa anta al-jawâdu al-karîmu, arra’ûfu ar-rahîmu.

 

اَللّهُمَّ اجْعَلْنا فى هذَا الْوَقْتِ مِمَّنْ سَئَلَکَ فَاَعْطَیْتَهُ وَشَکَرَکَ فَزِدْتَهُ وَتابَ اِلَیْکَ فَقَبِلْتَهُ وَتَنَصَّلَ اِلَیْکَ مِنْ ذُنُوبِهِ کُلِّها فَغَفَرْتَها لَهُ یا ذَاالْجَلالِ وَالاِْکْرامِ اَللّهُمَّ وَنَقِّنا وَسَدِّدْنا وَاقْبَلْ تَضَرُّعَنا یا خَیْرَ مَنْ سُئِلَ وَیا اَرْحَمَ مَنِ اسْتُرْحِمَ یا مَنْ لا یَخْفى عَلَیْهِ اِغْماضُ الْجُفُونِ وَلا لَحْظُ الْعُیُونِ وَلا مَا اسْتَقَرَّ فِى الْمَکْنُونِ وَلا مَا انْطَوَتْ عَلَیْهِ مُضْمَراتُ الْقُلُوبِ اَلا کُلُّ ذلِکَ قَدْ اَحْصاهُ عِلْمُکَ وَوَسِعَهُ حِلْمُکَ سُبْحانَکَ وَتَعالَیْتَ عَمّا یَقُولُ الظّالِمُونَ عُلُوّاً کَبیراً تُسَبِّحُ لَکَ السَّمواتُ السَّبْعُ وَالاَْرَضُونَ وَمَنْ فیهِنَّ وَاِنْ مِنْ شَىْءٍ اِلاّ یُسَبِّحُ بِحَمْدِکَ، فَلَکَ الْحَمْدُ وَالْمَجْدُ وَعُلُوُّ الْجَدِّ ی ا ذَاالْجَلا لِ وَالاِْکْرامِ وَالْفَضْلِ وَالاِْنْعامِ وَالاَْیادِى الْجِسامِ وَاَنْتَ الْجَوادُ الْکَریمُ الرَّؤُوفُ الرَّحیمُ

 

 

Mon Dieu, répands sur moi Ta Richesse licite, donnemoi la santé/salut au niveau de mon corps et de ma religion, rassure-moi de mes peurs, libère-moi (la nuque) du feu ! Mon Dieu, n’use pas de stratagèmes à mon encontre, ne m’entraîne pas progressivement [du fait de mes péchés], ne me trahis pas et écarte de moi le mal des djinns et des hommes corrompus.

Allâhumma, awsi‘ ‘alayya min rizqika-l-halâli, wa ‘âfinî fi badanî wa dînî, wa âmin khawfi wa a‘tiq raqabatî mina-nnâri. Allâhumma, lâ tamkur bî, wa là tastadrijnî, wa lâ takhda‘nî, wa-dra’ ‘annî sharra fasaqati-l-jinni wa-l-insi.

 

اَللَّهُمَّ اَوْسِعْ عَلَىَّ مِنْ رِزْقِکَ الْحَلالِ وَعافِنى فى بَدَنى وَدینى وَ امِنْ خَوْفى وَاَعْتِقْ رَقَبَتى مِنَ النّارِ اَللّهُمَّ لا تَمْکُرْ بى وَلا تَسْتَدْرِجْنى وَلا تَخْدَعْنى وَادْرَءْ عَنّى شَرَّ فَسَقَهِ الْجِنِّ وَالاِْنْسِ

 

Ensuite, il leva la tête et regarda le ciel, les yeux remplis de larmes, comme s’ils étaient deux grandes outres, puis il dit à voix haute :

 

Ô le plus Entendant de ceux qui entendent, ô le plus Voyant de ceux qui regardent, ô le plus Prompt de ceux qui font les comptes, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux, prie sur Mohammed et sur la famille de Mohammed, les nobles et bienheureux descendants du Prophète, je Te présente, mon Dieu, mon besoin, qui, si Tu me le satisfais, ce dont Tu m’aurais privé ne m’aurait pas nuit, et si Tu m’en prives, ce que Tu m’aurais donné ne m’aurait pas été profitable, je Te demande de me libérer (la nuque) du feu. Point de divinité autre que Toi, uniquement Toi, point d’associé à Toi, à Toi la Royauté, à Toi la Louange, Tu es Puissant sur toute chose, ô Seigneur, ô Seigneur.

Yâ asma‘a-s-sâmi‘îna, yâ absara-n-nâzhirîna, wa yâ asra‘a-l-hâsibina, wa yâ arhama ar-râhimîna, salli ‘alâ Muhamrhadinn wa âli Muhammadinn, assâdati al-mayâmîna wa as’aluka, allâhumma, hâjatî al-latî, in a’taytanîhâ lam yadurranî mâ mana’tanî, wa in mana’tanîhâ lam yanfa’anî mâ a’taytanî as’aluka fakâka raqabatî mina-n-nâri. Lâ ilâha illâ anta, wahdaka lâ sharîka laka, laka-l-mulkuwa laka-l-hamdu, wa anta ‘alâ kulli shay’inn qadîrunn, yâ rabbu, yâ rabbu.

 

یا اَسْمَعَ السّامِعینَ یا اَبْصَرَ النّاظِرینَ وَیا اَسْرَعَ الْحاسِبینَ وَیا اَرْحَمَ الرّاحِمینَ صَلِّ عَلى مُحَمَّدٍ وَ الِ مُحَمَّدٍ السّادَهِ الْمَیامینِ وَاَسْئَلُکَ اَللّهُمَّ حاجَتِىَ الَّتى اِنْ اَعْطَیْتَنیها لَمْ یَضُرَّنى ما مَنَعْتَنى وَاِنْ مَنَعْتَنیها لَمْ یَنْفَعْنى ما اَعْطَیْتَنى اَسْئَلُکَ فَکاکَ رَقَبَتى مِنَ النّارِ لااِلهَ اِلاّ اَنْتَ وَحْدَکَ لا شَریکَ لَکَ لَکَ الْمُلْکُ وَلَکَ الْحَمْدُ وَاَنْتَ عَلى کُلِّشَىْءٍ قَدیرٌ یا رَبُِّ یا رَبُِّ

 

Il répétait : Il répétait : «Ô Seigneur !».

 

Ceux qui étaient présents autour de lui(p) se laissèrent distraire de l’invocation pour eux-mêmes et se mirent à écouter l’Imam(p), en disant «Amen !» (Exauce-nous!). Leurs voix s’élevèrent, pleurant avec lui(p). Puis, le soleil se coucha et les gens se dispersèrent avec lui.

Je dis : Ici s’achève l’invocation de l’imam al-Hussein(p) le jour de ‘Arafat selon ce qu’a rapporté al-Kafa‘amî dans son livre al-Balad al-Amîn et Al-Majlisî a fait de même dans son livre Zâd al- Ma’âd.

Mais Ibn Tâ’ûs, dans son livre al-Iqbàl, poursuivit après «O Seigneur !» de cet ajout :

 

Mon Dieu, je suis l’indigent dans ma richesse, comment ne le serais-je pas dans ma pauvreté ?! Mon Dieu, je suis l’ignorant dans mon savoir, comment ne le serais-je pas dans mon ignorance ?!Mon Dieu, la diversité de Tes Arrangements et la rapidité des oscillations de Tes Mesures ont empêché Tes serviteurs les plus versés dans la connaissance de Toi, de s’endormir sur le Don et de désespérer de Toi dans le malheur.Mon Dieu,ce qui convient à ma bassesse, et ce qui convient à Ta Générosité[provient]de Toi.

Ilâhî, anâ-l-faqîru fî ghinâya, fa-kayfa lâ akûnu faqîrann fî faqrî Ilâhî, anâ-l-jâhilu fî ‘ilmî fa kayfa lâ akûnu jahûlann fî jahlî. Ilâhî, inna ikhtilâfa tadbîrika, wa sur ‘ata tawâ’i maqâdîrika, mana ‘â ‘ibâdaka al-‘ârifîna bika, ‘ani-s-sukûni ilâ ‘atâ’inn, wa al-ya’si minka fî balâ’inn. Ilâhî, minnî mâ yalîqu bi-lu’umî, wa minka mâ yalîqu bikaramika.

اِلـهى اَنـَا الْفَقیرُ فى غِناىَ فَکَیْفَ لا اَکُونُ فَقیراً فى فَقْرى اِلـهى اَنـَا الْجاهِلُ فى عِلْمى فَکَیْفَ لا اَکُونُ جَهُولاً فى جَهْلى اِلـهى اِنَّ اخْتِلافَ تَدْبیرِکَ وَسُرْعَهَ طَو آءِ مَقادیرِکَ مَنَعا عِبادَکَ الْعارِفینَ بِکَ عَنْ السُّکُونِ اِلى عَطآءٍ وَالْیَاءْسِ مِنْکَ فى بَلاَّءٍ اِلهى مِنّى ما یَلیقُ بِلُؤْمى وَمِنْکَ ما یَلیقُ بِکَرَمِکَ.

 

Mon Dieu, Tu T’es Toi-même attribué la Bienveillance et la Bonté à mon égard avant l’existence de ma faiblesse, vas-Tu m’en priver après la présence de ma faiblesse ?!Mon Dieu, si de bonnes actions proviennent de moi, c’est par Ta Faveur et je T’en suis obligé, et si apparaissent de chez moi des mauvaises actions, c’est par Ta Justice et Tu as l’argument à mon encontre. Mon Dieu, comment me confierais-Tu à d’autres alors que Tu T’es porté Garant pour moi, comment serais-je opprimé puisque Tu es mon Défenseur, comment serais- je déçu puisque Tu es Celui qui me fait bon accueil ?! Me voici, me recommandant à Toi par mon besoin de Toi, et comment Te solliciter avec ce qui ne peut pas T’atteindre Ou comment me plaindre de ma situation auprès de Toi alors qu’elle ne T’est pas inconnue, ou comment expliquer mon propos alors qu’il est de Toi et qu’il T’est clair ?! Comment mes espoirs seraient-ils déçus alors qu’ils Te sont présentés, comment mes états ne seraient-ils pas bons alors qu’ils se dressent en Toi ?! Mon Dieu, comme Tu es Bienveillant avec moi malgré l’immensité de mon ignorance comme Tu es Miséricordieux avec moi malgré la laideur de mes actions !

Ilâhî, wasafta nafsaka bi-l-lutfi wa-r-ra’fati lî qabla wujûdi da‘fî, a fa-tamna‘unî minhumâ ba’da wujûdi da‘fî Ilâhî, in zhaharati-l-mahâsinu minnî fa-bi-fadlika wa laka-l-minnatu ‘alayya, wa in zhaharati-l-masâwâ’u minnî fabi-‘adlika wa laka-l-hujjatu ‘alayya. Ilâhî, kayfa takilunî wa qad takafïalta lî, wa kayfa udâmu wa anta-n-nâsiru lî, am kayfa akhîbu wa anta-l-hafiyyu bî. Ha anâ atawassalu ilayka bi-faqrî ilayka, wa kayfa atawassalu ilayka, bimâ huwa mahâlunn an yasila ilayka. Am kayfa ashkû ilayka hâlî, wa huwa lâ yakhfâ ‘alayka, am kayfa utarjimu bi-maqâlî, wa huwa minka barazunn ilayka. Am kayfa tukhayyibu âmâlî, wa hiya qad wafadat ilayka, am kayfa lâ tuhsinu ahwâlî, wa bika qâmat. llâhî, mâ altafaka bî ma’a ‘azhîmi jahlî, wa mâ arhamaka bî ma’a qabîhi fi’lî.

اِلهى وَصَفْتَ نَفْسَکَ بِاللُّطْفِ وَ الرأفَة لى قَبْلَ وُجُودِ ضَعْفى اَفَتَمْنَعُنى مِنْهُما بَعْدَ وُجُودِ ضَعْفى اِلهى اِنْ ظَهَرَتِ الْمَحاسِنُ مِنّى فَبِفَضْلِکَ وَلَکَ الْمِنَّهُ عَلَىَّ وَاِنْ ظَهَرَتِ الْمَساوى مِنّى فَبِعَدْلِکَ وَلَکَ الْحُجَّهُ عَلَىَّ اِلهى کَیْفَ تَکِلُنى وَقَدْ تَکَفَّلْتَ لى وَکَیْفَ اُضامُ وَاَنْتَ النّاصِرُ لى اَمْ کَیْفَ اَخیبُ وَاَنْتَ الْحَفِىُّ بى ها اَنـَا اَتَوَسَّلُ اِلَیْکَ بِفَقْرى اِلَیْکَ وَکَیْفَ اَتَوَسَّلُ اِلَیْکَ بِما هُوَ مَحالٌ اَنْ یَصِلَ اِلَیْکَ اَمْ کَیْفَ اَشْکوُ اِلَیْکَ حالى وَهُوَ لا یَخْفى عَلَیْکَ اَمْ کَیْفَ اُتَرْجِمُ بِمَقالى وَهُوَ مِنَکَ بَرَزٌ اِلَیْکَ اَمْ کَیْفَ تُخَیِّبُ امالى وَهِىَ قَدْ وَفَدَتْ اِلَیْکَ اَمْ کَیْفَ لا تُحْسِنُ اَحْوالى وَبِکَ قامَتْ اِلهى ما اَلْطَفَکَ بى مَعَ عَظیمِ جَهْلى وَما اَرْحَمَکَ بى مَعَ قَبیحِ فِعْلى

 

Mon Dieu, comme Tu es Proche de moi, comme je suis éloigné de Toi, et comme Tu es Bon avec moi, alors qu’estce qui me voile de Toi ?! Mon Dieu, j’ai su, [à partir ] de la diversité de Tes Traces et des transformations des états, que ce que Tu veux de moi, est de Te faire connaître à moi dans toute chose, jusqu’à ne pas T’ignorer en quoique ce soit. Mon Dieu, chaque fois que ma bassesse me rend muet, Ta Générosité me pousse à parler et chaque fois que mes attributs me désespèrent. Tes Dons me réconfortent.

llâhî, mâ aqrabaka minnî wa ab’adanî ‘anka, wa mâ ar’afaka bî famâ al-ladhî yahjubunî ‘anka llâhî, ‘alimtubi-ikhtilâfi-l-âthâri, wa tanaqqulâti-l-atwâri, anna murâdaka minnî, an tata’arrafa ilayya fi kulli shay’inn, hattâ lâ ajhalaka fî shay’inn. llâhî, kullamâ akhrasanî lu’mî antaqanî karamuka, wa kullamâ âyasatnî awsâfî at‘amatnî minanuka. اِلهى ما اَقْرَبَکَ مِنّى وَاَبْعَدَنى عَنْکَ وَما اَرْاَفَکَ بى فَمَا الَّذى یَحْجُبُنى عَنْکَ اِلهى عَلِمْتُ بِاخْتِلافِ الاَثارِ وَتَنقُّلاتِ الاَْطْوارِ اَنَّ مُرادَکَ مِنّى اَنْ تَتَعَرَّفَ اِلَىَّ فى کُلِّشَىْءٍ حَتّى لا اَجْهَلَکَ فى شَىْءٍ اِلهى کُلَّما اَخْرَسَنى لُؤْمى اَنْطَقَنى کَرَمُکَ وَکُلَّما ایَسَتْنى اَوْصافى اَطْمَعَتْنى مِنَنُکَ

 

Mon Dieu, celui dont les bonnes actions sont mauvaises, comment ses mauvaises actions ne seraient- elles pas mauvaises ? Celui dont les vérités sont dénuées de tout fondement, comment ses allégations ne seraient-elles pas dénuées de tout fondement ? Mon Dieu, Ton Jugement exécutoire et Ta Volonté impérieuse ne laissent aucun propos à celui qui tient des propos, ni aucune affaire à celui qui détient des affaires. Mon Dieu ,combien d’actes d’obéissance ai-je bâtis et combien d’états ai-je érigés dont Ta Justice a détruit le crédit et même dont Ta Faveur m’a démuni !Mon Dieu, Tu sais, Toi, que si mon obéissance à Ton Egard n’a pas duré dans les faits de façon catégorique, par contre elle a duré en amour et en détermination.Mon Dieu, comment (se) décider alors que Tu es l’impérieux et comment ne pas (se) décider alors que Tu es le Commandant.

Ilâhî, man kânat mahâsiriuhu masâwi’a, fa-kayfa lâ takûnu masâwi’uhu masâwi’a Wa man kânat haqâ’iquhu da‘âwâ, fa-kayfa lâ takûnu da’âwâhu da’âwâ. Ilâhî, hukmuka an-nâfidhu, wa mashî’atuka al-qâhiratu lam yatrukâ li-dhî maqâlinn maqâlann, wa lâ lidhî hâlinn hâlann. Ilâhî, kam min tâ‘atinn banaytuhâ, wa hâlatinn shayyadtuhâ hadama a’timâdî ‘alayhâ ‘adluka, bal, aqâlanî minhâ fadluka.Ilâhî, innaka ta’lamu annî, wa in lam tadumi-t-tâ‘atu minnî fi’lann, jazmann, faqad dâmati mahabbatann wa ‘azmannllâhî, kayfa a‘zimu wa anta-l- qâhiru, wa kayfa lâ a’zimu wa anta-l-âmiru.

 

اِلهى مَنْ کانَتْ مَحاسِنُهُ مَساوِىَ فَکَیْفَ لا تَکُونُ مَساویهِ مَساوِىَ وَمَنْ کانَتْ حَقایِقُهُ دَعاوِىَ فَکَیْفَ لا تَکُونُ دَعاویهِ دَعاوِىَ اِلهى حُکْمُکَ النّافِذُوَمَشِیَّتُکَ الْقاهِرَهُ لَمْ یَتْرُکا لِذى مَقالٍ مَقالاً وَلا لِذى حالٍ حالاً اِلهى کَمْ مِنْ طاعَهٍ بَنَیْتُها وَحالَهٍ شَیَّدْتُها هَدَمَ اعْتِمادى عَلَیْها عَدْلُکَ بَلْ اَقالَنى مِنْها فَضْلُکَ اِلهى اِنَّکَ تَعْلَمُ اَنّى وَاِنْ لَمْ تَدُمِ الطّاعَهُ مِنّى فِعْلاً جَزْماً فَقَدْ دامَتْ مَحَبَّهً وَعَزْماً اِلهى کَیْفَ اَعْزِمُ وَاَنْتَ الْقاهِرُ وَکَیْفَ لا اَعْزِمُ وَاَنْتَ الاْ مِرُ.

 

Mon Dieu, ma dispersion dans les traces implique l’éloignement du lieu de la Rencontre, alors concentre- moi sur Toi par un service qui me conduit à Toi ! Comment Te déduire par ce qui est, en son existence, dépendant de Toi ?! Autre que Toi aurait-il une apparition que Tu n’aurais pas, de sorte qu’il soit, lui, celui qui Te fait apparaître ?!Quand as-Tu disparu pour que Tu aies besoin d’un indice qui T’indique ?!Quand T’es-Tu éloigné pour que ce soient les traces, elles, qui me conduisent à Toi ?!Aveugle est l’oeil qui ne Te voit pas alors que Tu es son Gardien, perdante est l’affaire du serviteur à qui Tu n’as pas placé une part de Ton Amour.

llâhî, taraddudî fî-f-âthâri yûjibu bu‘da-l-mazâri, faajma’nî ‘alayka bi-khidmatinn tûsilunî ilayka. Kayfa yustadallu‘alayka bimâ huwa fî wujûdihi muftaqirunn ilayka. A yakûnu li-ghayrika mina-zh-zhuhûri, mâ laysa laka hattâ yakûna huwa-l-muzhhira laka. Matâ ghibta hattâ tahtâja ilâ dalîlinn yadullu ‘alayka. Wa matâ ba’udta hattâ takùna-l-âthâru hiya-l-latî tûsilu ilayka ‘Amiyat ‘aynunn lâ tarâka‘alayhâ raqîbann, wa khasirat, safqatu ‘abdinn, lam taj’al lahu min hubbika nasîbann.

اِلهى تَرَدُّدى فِى الاْ ثارِ یُوجِبُ بُعْدَ الْمَزارِ فَاجْمَعْنى عَلَیْکَ بِخِدْمَهٍ تُوصِلُنى اِلَیْکَ کَیْفَ یُسْتَدَلُّ عَلَیْکَ بِما هُوَ فى وُجُودِهِ مُفْتَقِرٌ اِلَیْکَ اَیَکُونُ لِغَیْرِکَ مِنَ الظُّهُورِ ما لَیْسَ لَکَ حَتّى یَکُونَ هُوَ الْمُظْهِرَ لَکَ مَتى غِبْتَ حَتّى تَحْتاجَ اِلى دَلیلٍ یَدُلُّ عَلیْکَ وَمَتى بَعُدْتَ حَتّى تَکُونَ الاْ ثارُ هِىَ الَّتى تُوصِلُ اِلَیْکَ عَمِیَتْ عَیْنٌ لا تَراکَ عَلَیْها رَقیباً وَخَسِرَتْ صَفْقَهُ عَبْدٍ لَمْ تَجْعَلْ لَهُ مِنْ حُبِّکَ نَصیباً،

 

Mon Dieu, Tu m’as ordonné de revenir aux traces alors ramène-moi à Toi, drapé de lumières et guidé par l’inspiration, afin de revenir à Toi [à partir] d’elles,comme je suis entré vers Toi d’elles [les traces], le fin fonds de l’âme protégé du regard sur elles, l’ardeur (spirituelle) débarrassée du fait de compter sur elles car Tu es Puissant sur toute chose. Mon Dieu, cette humiliation qui est mienne T’est apparente à Toi, et cet état qui est mien ne T’est point caché, je Te demande de me conduire à Toi, et par Toi, je T’ai déduit alors guide-moi à Toi par Ta Lumière, fais-moi T’adorer avec sincérité devant Toi. Mon Dieu, apprends-moi de Ta Science emmagasinée et protège-moi de Ton Voile protégé.

Ilâhî, amarta bi-r-rujû‘i ilâ-l-âthâri, fa-arji‘nî ilayka bikiswati-l-anwâri, wa hidâyati-l-istibsâri hattâ arji’a ilayka minhâ kamâ dakhaltu ilayka minhâ masûna-s-sirri ‘ani-nnazhari ilayhâ, wa marfû‘a-l-himmati ‘ani-l-a‘timâdi ‘alayhâ, innaka ‘alâ kulli shay’inn qadîrunn. Ilâhî, hadhâ dhullî zhâhirunn bayna yadayka, wa hadhâ hâlî lâ yakhfâ ‘alayka minka, atlubu-l-usûla ilayka, wa bika astadillu ‘alayka, fa-ihdini bi-nûrika ilayka, wa aqimnî bi-sidqi-l-‘ubûdiyyati bayna yadayka. Ilâhî, ‘allimnî min ‘ilmika-l- makhzûni, wa sunnî bisitrika-l-masûni.

اِلهى اَمَرْتَ بِالرُّجُوعِ اِلَى الاْ ثارِ فَارْجِعْنى اِلَیْکَ بِکِسْوَهِ الاَْنْوارِ وَهِدایَهِ الاِْسْتِبصارِ حَتّى اَرْجِعَ اِلَیْکَ مِنْها کَما دَخَلْتُ اِلَیْکَ مِنْها مَصُونَ السِّرِّ عَنِ النَّظَرِ اِلَیْها وَمَرْفُوعَ الْهِمَّهِ عَنِ الاِْعْتِمادِ عَلَیْها اِنَّکَ عَلى کُلِّشَىٍْ قَدیرٌ اِلهى هذا ذُلّى ظاهِرٌ بَیْنَ یَدَیْکَ وَهذا حالى لا یَخْفى عَلَیْکَ مِنْکَ اَطْلُبُ الْوُصُولَ اِلَیْکَ وَبِکَ اَسْتَدِلُّ عَلَیْکَ فَاهْدِنى بِنُورِکَ اِلَیْکَ وَاَقِمْنى بِصِدْقِ الْعُبُودِیَّهِ بَیْنَ یَدَیْکَ اِلهى عَلِّمْنى مِنْ عِلْمِکَ الْمَخْزُونِ وَصُنّى بِسِتْرِکَ الْمَصُونِ.

 

Mon Dieu, réalise-moi par les vérités de Tes Proches et fais- moi suivre la voie des exaltés [par Toi].Mon Dieu, supplée mon intendance par Ton Intendance, et mes choix par Tes Choix et fais-moi m’arrêter aux centres où je me trouve dans la nécessité [de Toi]. Mon Dieu, fais-moi sortir de l’avilissement de moimême et purifie-moi de mes doutes et de mon associationnisme, avant que je ne sois enterré. C’est par Toi que je cherche la victoire, alors donne-lamoi, c’est sur Toi que je compte, alors ne me confie pas à d’autres, c’est Toi que je sollicite, alors ne me déçois pas, c’est à Ta Faveur que j’aspire alors ne m’en prive pas, c’est à Toi que je me suis accroché alors ne m’éloigne pas, à Ta Porte, je me suis posté alors ne me chasse pas.

Ilâhî, haqqiqnî bi-haqâ’iqi ahli-l-qurbi, wa asluk bî maslaka ahli-l-jadhbi.Ilâhî, aghninî bi-tadbîrika lî ‘an tadbîrî, wa biikhtiyârika ‘ani ikhtiyârî, wa awqifnî ‘alâ marâkizi idtirârî. Ilâhî, akhrijnî min dhulli nafsî, wa tahhirnî min shakkî wa sharkî, qabla hulûli ramsî.Bika antasiru fa-nsumî, wa ‘alayka atawakkalu falâ takilnî, wa iyyâka as’alu falâ tukhayyibnî, wa fî fadlika arghabu, falâ tahrimnî, wa bi-janâbika antasibu falâ tub‘idnî, wa bi-bâbika aqifu fa-lâ tatrudnî.

اِلهى حَقِّقْنى بِحَقائِقِ اَهْلِ الْقُرْبِ وَاسْلُکْ بى مَسْلَکَ اَهْلِ الْجَذْبِ اِلهى اَغْنِنى بِتَدْبیرِکَ لى امعَنْ تَدْبیرى وَبِاخْتِیارِکَ عَنِ اخْتِیارى وَاَوْقِفْنى عَلى مَـراکِـزِ اضْطِرارى اِلـهى اَخْرِجْنى مِنْ ذُلِّ نَفْسى وَطَهِّرْنى مِــنْ شَکّـى وَشِرْکى قَبْلَ حُلُولِ رَمْسى بِکَ اَنْتَصِرُ فَانْصُرْنى وَعَلَیْکَ اَتَوَکَّلُ فَلا تَکِلْنى وَاِیّاکَ اَسْئَلُ فَلا تُخَیِّبْنى وَفى فَضْلِکَ اَرْغَبُ فَلا تَحْرِمْنى وَبِجَنابِکَ اَنْتَسِبُ فَلا تُبْعِدْنى وَبِبابِکَ اَقِفُ فَلا تَطْرُدْنى .

 

Mon Dieu, Ta Satisfaction est sanctifiée pour avoir une cause venant de Toi, alors comment pourrait-elle être causée par une cause venant de moi ? Mon Dieu, Tu Te suffis à Toi- même, à l’abri de l’atteinte du profit venant de Toi, alors comment neseraisTupasdans l’état de Te passer de moi ? Ilâhî, inna-l-qadâ’a wa-l-qadara yumannînî, wa inna-lhawâ bi-wathâ’iqi-sh-shahwati asaranî, Mon Dieu, Ton Arrêt et Ta Mesure me font espérer mais mes passions m’ont rendu prisonnier des suppôts des désirs, alors, sois pour moi mon Défenseur jusqu’à me donner la victoire et la clairvoyance et accorde-moi de Tes Faveurs jusqu’à ce que je Te dispense par Toi de mes demandes.C’est Toi qui as illuminé les coeurs de Tes Elus jusqu’à ce qu’ils Te connaissent et T’aient unifié, et Toi, Tu as fait disparaître les autres des coeurs de ceux qui T’aiment, au point qu’ils n’aiment plus que Toi et ne se réfugient qu’en Toi, Tu es pour eux l’Ami Intime alors que les mondes les ennuient.

Ilâhî, taqaddasa ridâka an yakûna lahu ‘illatunn minka, fa-kayfa yakûnu lahu ‘illatunn minnî. Ilâhî anta-l-ghaniyyu bi-dhâtika an yasila ilayka an-nafu minka, fa-kayfa lâ takûnu ghaniyyann ‘annî. Ilâhî, inna-l-qadâ’a wa-l-qadara yumannînî, wa inna-lhawâ bi-wathâ’iqi-sh-shahwati asaranî, fakun anta-n-nasîra lî, hattâ tansuranî wa tubassiranî, wa aghninî bi-fadlika hattâ astaghniya bika ‘an talabî. Anta al-ladhî ashraqta-l-anwâra fî qulûbi awliyâ’ika, hattâ ‘arafûka wa wahhadûka, wa anta-l-ladhî azalta-l-agh-yâra ‘an qulûbi ahibbâ’ika, hattâ lam yuhibbû siwâka, wa lam yalja’u ilâ ghayrika, anta-l-mu’nisu lahumu haythu awhashat’humul-‘awâlimu.

اِلهى تَقَدَّسَ رِضاکَ اَنْ یَکُونَ لَهُ عِلَّهٌ مِنْکَ فَکَیْفَ یَکُونُ لَهُ عِلَّهٌ مِنّى اِلـهى اَنْتَ الْغَنِىُّ بِذاتِکَ اَنْ یَصِلَ اِلَیْکَ النَّفْعُ مِنْکَ فَکَیْفَ لا تَکُونُ غَنِیّاً عَنّى اِلهى اِنَّ الْقَضآءَ وَالْقَدَرَ یُمَنّینى وَاِنَّ الْهَوى بِوَثائِقِ الشَّهْوَهِ اَسَرَنى فَکُنْ اَنْتَ النَّصیرَ لى حَتّى تَنْصُرَنى وَتُبَصِّرَنى وَاَغْنِنى بِفَضْلِکَ حَتّى اَسْتَغْنِىَ بِکَ عَنْ طَلَبى اَنْتَ الَّذى اَشْرَقْتَ الاَْنْوارَ فى قُلُوبِ اَوْلِیآئِکَ حَتّى عَرَفُوکَ وَوَحَّدُوکَ وَاَنْتَ الَّذى اَزَلْتَ الاَْغْیارَ عَنْ قُلُوبِ اَحِبّائِکَ حَتّى لَمْ یُحِبُّوا سِواکَ وَلَمْ یَلْجَئُوا اِلى غَیْرِکَ اَنْتَ الْمُوْنِسُ لَهُمْ حَیْثُ اَوْحَشَتْهُمُ الْعَوالِمُ

 

 

C’est Toi qui les a guidés lorsque les signes leur devinrent manifestes. Qu’a trouvé celui qui T’a perdu et qu’a perdu celui qui T’a trouvé ? Déjà est déçu celui qui s’est contenté d’un autre que Toi et est perdu celui qui s’est détourné de Toi. Comment espérer en un autre que Toi alors que c’est Toi qui arrêtes les bienfaits, comment demander à un autre que Toi alors que Tu n’as pas changé [Ton] habitude de combler ? Ô Celui qui a fait goûter à ceux qu’il aime la douceur de Sa Compagnie, alors ils se dressent devant Toi, pour Te courtiser, ô Celui qui a revêtu Ses Proches-Elus de Son auguste Parure, alors ils se dressent devant Lui, pour implorer Son Pardon. Tu es Celui qui se souvient avant ceux qui se souviennent, Tu es Celui qui prend l’initiative des Bienfaits avant que les serviteurs ne s’adressent à Toi, Tu es Celui qui prodigue les Dons avant que les solliciteurs ne Te le demandent, Tu es le Donateur et pour ce que Tu nous as donné, Tu T’es placé en emprunteur.

wa anta-l-ladhî hadaytahum haythu astabânat lahum al- ma‘âlimu. Mâdhâ wajada man faqadaka. wa mâ-l-ladhî faqada man wajadaka. Laqad khâba man radiya dûnaka badalann, wa laqad khasira man baghâ ‘anka mutahawwilann. Kayfa yurjâ siwâka, wa anta mâ qata‘ta-l-ihsâna, wa kayfa yutlabu min ghayrika, wa anta mâ baddalta ‘âdata-limtinâni. Yâ mari adhâqa ahibbâ’ahu halâwata al-u’ânasati, faqâmû bayna yadayhi mutamal-liqîna, wa yâ man albasa awliyâ’ahu malâbisa haybatihi, fa-qâmû bayna yadayhi mustaghfirîna.anta-dh-dhâkiru qabla-dh-dhâ-kirîna, wa anta-l-bâdî’u bi-l-ih-sâni qabla tawajjuhi-l-‘âbidîna, wa anta-l-jawâdu bi-l-i‘tâi’ qabla talaba-t-tâlibîna, wa a’nta-l-wahhâbu, thumma limâ wahabta lanâ mina-lmustaqridîna.

وَاَنْتَ الَّذى هَدَیْتَهُمْ حَیْثُ اسْتَبانَتْ لَهُمُ الْمَعالِمُ ماذا وَجَدَ مَنْ فَقَدَکَ وَمَا الَّذى فَقَدَ مَنْ وَجَدَکَ لَقَدْ خابَ مَنْ رَضِىَ دُونَکَ بَدَلاً وَلَقَدْ خَسِرَ مَنْ بَغى عَنْکَ مُتَحَوِّلاً کَیْفَ یُرْجى سِواکَ وَاَنْتَ ما قَطَعْتَ الاِْحْسانَ وَکَیْفَ یُطْلَبُ مِنْ غَیْرِکَ وَاَنْتَ ما بَدَّلْتَ عادَهَ الاِْمْتِنانِ یا مَنْ اَذاقَ اَحِبّآئَهُ حَلاوَهَ الْمُؤ انَسَهِ فَقامُوا بَیْنَ یَدَیْهِ مُتَمَلِّقینَ وَیا مَنْ اَلْبَسَ اَوْلِیائَهُ مَلابِسَ هَیْبَتِهِ فَقامُوا بَیْنَ یَدَیْهِ مُسْتَغْفِرینَ اَنْتَ الذّاکِرُ قَبْلَ الذّاکِرینَ وَاَنْتَ الْبادى بِالاِْحْسانِ قَبْلَ تَوَجُّهِ الْعابِدینَ وَاَنْت الْجَوادُ بِالْعَطآءِ قَبْلَ طَلَبِ الطّالِبینَ وَاَنْتَ الْوَهّابُ، ثُمَّ لِما وَهَبْتَ لَنا مِنَ الْمُسْتَقْرِضین

 

Mon Dieu, demande-moi par Ta Miséricorde jusqu’à parvenir à Toi, attire-moi par Ta Grâce jusqu’à arriver auprès de Toi. Mon Dieu, je n’ai pas cessé d’avoir espoir en Toi, même si je T’aidésobéi, de même ma crainte de Toi ne me quitte pas même si je T’ai obéi, déjà les mondes m’ont poussé vers Toi et ma connaissance de Ta Générosité m’a fait me précipiter vers Toi. Mon Dieu, comment être déçu alors que Tu es mon Espoir, comment être offensé alors que Tu es mon Support, Mon Dieu, comment faire sentir ma puissance alors que Tu m’as établi dans l’humiliation et comment ne pas le faire alors que Tu m’as relié à Toi.

Ilâhî, atlubnî bi-rahmatika hattâ asila ilayka, wa ijdhibnî bi-mannika hattâ uqbila ‘alayka. Ilâhî, inna rajâ’î lâ yanqati‘u ‘anka wa in ‘asaytuka, kamâ anna khawfî lâ yuzâyilunî wa in ata‘tuka, faqad dafa‘atnî al-‘awâlimu ilayka, wa qad awqa‘anî ‘ilmî bi-karamika ‘alayka, Ilâhî, kayfa akhîbu wa anta amalî, am kayfa uhânu wa ‘alayka muttakalî, Ilâhî kayfa,asta ‘izzu wa fî-dh-dhillati arkaztanî, am kayfa lâ asta‘izzu wa ilayka nasabtanî ?!

اِلـهى اُطْلُبْنى بِرَحْمَتِکَ حَتّى اَصِلَ اِلَیْکَ وَاجْذِبْنى بِمَنِّکَ حَتّى اُقْبِلَ عَلَیْکَ اِلـهى اِنَّ رَجآئى لا یَنْقَطِعُ عَنْکَ وَاِنْ عَصَیْتُکَ کَما اَنَّ خَوْفى لا یُزایِلُنى وَاِنْ اَطَعْتُکَ فَقَدْ دَفَعَتْنِى الْعَوالِمُ اِلَیْکَ وَقَدْ اَوْقَعَنى عِلْمى بِکَرَمِکَ عَلَیْکَ اِلهى کَیْفَ اَخیبُ وَاَنْتَ اَمَلى اَمْ کَیْفَ اُهانُ وَعَلَیْکَ مُتَّکَلى اِلـهى کَیْفَ اَسْتَعِزُّ وَفِى الذِّلَّهِ اَرْکَزْتَنى اَمْ کَیْفَ لا اَسْتَعِزُّ وَاِلَیْکَ نَسَبْتَنى.

 

Mon Dieu, comment ne pas être dans le besoin alors que c’est Toi qui m’as logé parmi les indigents, et comment être dans l’indigence alors que c’est Toi qui m’as enrichi par Ta Générosité. C’est Toi, point de divinité autre que Toi, qui T’es fait connaître à toute chose, aussi nulle chose ne T’ignore, c’est Toi qui T’es fait connaître à moi dans toute chose, alors je T’ai vu Apparent dans toute chose et Tu es le Manifeste pour toute chose, Ô Celui qui s’est maintenu par le fait de sa Miséricorde [Il s’est manifesté en tant que Miséricordieux], le Trône disparaissant dans Son Essence, Tu as fait disparaître les traces par d’[autres] traces. Tu as effacé les autres [autres que Dieu, dans une différenciation par rapport à Dieu] par les atmosphères orbitales de lumières. ô Celui qui s’est voilé dans les tentes de Son Trône, empêchant les regards de L’atteindre, ô Celui qui s’est manifesté par la plénitude de Sa Splendeur, Sa Sublimité se réalisant alors de la Maintenance, comment [pourrais-]Tu disparaître alors que Tu es le Manifeste, ou comment [pourrais-]Tu T’absenter alors que Tu es l’Observateur, le Présent ?! Car Tu es Puissant sur toute chose, Louange à Dieu, uniquement à Lui.

Ilâhî, kayfa lâ aftaqiru wa anta-l-ladhî fî-l-fuqarâ’i aqamtanî, am kayfa afataqiru wa anta-l-ladhî bi-jûdika aghnaytanî. Wa anta, al-ladhî lâ ilâha ghayruka, ta’arrafta li-kulli shay’inn, famâ jahilaka shay-’unn, wa anta-l-ladhî ta’arrafta ilayya fi kulli shay’inn, fara’aytuka zhâhirann fi kulli shay’inn, wa anta-zh-zhâhiru li kulli shay’inn, Yâ mani-stawâ bi-rahmâniyya-tihi, fa-sâra al-‘arshu ghaybann fî dhâtihi, mahaqta-l-âthârabi-l-âthâri, wa mahawta-l-aghyâra bimuhîtâti aflâki-l-anwâri, Yâ mani-htajaba fî surâdiqâti ‘arshihi, ‘an an tudrikahul-absâru, yâ man tajallâ bi-kamâli bahâ’ihi, fa-tahaqqaqat ‘azhamatuhu mina-l-istawâ’a, kayfa takhfâ wa anta-zh-zhâhiru, am kayfa taghîbu wa, anta ar-raqîbu al-hâdiru. Innaka ‘alâ kulli shay’inn qadîrunn, wa-l-hamdu li-llâhi wahdahu.

اِلـهى کَیْفَ لا اَفْتَقِرُ وَاَنْتَ الَّذى فِى الْفُقَرآءِ اَقَمْتَنى اَمْ کَیْفَ اَفْتَقِرُ وَاَنْتَ الَّذى بِجُودِکَ اَغْنَیْتَنى وَاَنْتَ الَّذى لا اِلهَ غَیْرُکَ تَعَرَّفْتَ لِکُلِّ شَىْءٍ فَما جَهِلَکَ شَىْءٌ وَاَنْتَ الَّذى تَعَرَّفْتَ اِلَىَّ فى کُلِّ شَىْءٍ فَرَاَیْتُکَ ظاهِراً فى کُلِّ شَىْءٍ وَاَنْتَ الظّاهِرُ لِکُلِّ شَىْءٍ یا مَنِ اسْتَوى بِرَحْمانِیَّتِهِ فَصارَ الْعَرْشُ غَیْباً فى ذاتِهِ مَحَقْتَ الاْ ثارَ بِالاْ ثارِ وَمَحَوْتَ الاَْغْیارَ بِمُحیطاتِ اَفْلاکِ الاَْنْوارِ یا مَنِ احْتَجَبَ فى سُرادِقاتِ عَرْشِهِ عَنْ اَنْ تُدْرِکَهُ الاَْبْصارُ یا مَنْ تَجَلّى بِکَمالِ بَهآئِهِ فَتَحَقَّقَتْ عَظَمَتُهُ الاِْسْتِوآءَ کَیْفَ تَخْفى وَاَنْتَ الظّاهِرُ اَمْ کَیْفَ تَغیبُ وَاَنْتَ الرَّقیبُ الْحاضِرُ اِنَّکَ عَلى کُلِّشَىْءٍ قَدیرٌ وَالْحَمْدُ لله وحدة

 

 En tout cas, de nombreux actes et invocations sont rapportés pour ce jour pour ceux qui ont la chance d’être à ‘Arafat. Le meilleur acte pour ce noble jour est l’invocation. Ce jour est le jour par excellence pour l’invocation. Et il faut en ce jour, multiplier les invocations pour les frères croyants, vivants et morts. -Lire, durant ce jour, la 3ème ziyârat al-jâmi’at (Cf.Livre III p 1695) -Dire à la fin de la journée de ‘Arafat :

 

 Seigneur, mes péchés ne Te nuisent pas et Ton Pardon pour moi ne Te diminue pas, alors, donne-moi ce qui ne Te diminue pas et pardonne-moi ce qui ne Te nuit pas.

Yâ rabbi, inna dhunûbî lâ tadurruka, wa inna maghfirata-ka lî lâ tanqusuka, fa-a‘tinî tnâ lâ yanqusuka, wa ighfir lî mâ lâ yadurruka.

يَا رَبِّ إِنَّ ذُنُوبِي لا تَضُرُّكَ وَ إِنَّ مَغْفِرَتَكَ لِي لا تَنْقُصُكَ فَأَعْطِنِي مَا لا يَنْقُصُكَ وَ اغْفِرْ لِي مَا لا يَضُرُّكَ

 

Mon Dieu, ne me prive pas du bien qui se trouve auprès de Toi à cause du mal qui se trouve chez moi, et si Tu n’as pas pitié de ma fatigue et de mes difficultés, [au moins] ne me prive pas de la récompense de celui qui est touché par un malheur.

Allâhumma, lâ tahrimnî khayra mâ ‘indaka li-sharri mâ ‘indî, fa-in anta lam tarhamnî bi-ta’abî wa nasabî, fa-lâ tahrimnî ajra-l-musâbi ‘alâ musîbatihi.

اللَّهُمَّ لا تَحْرِمْنِي خَيْرَ مَا عِنْدَكَ لِشَرِّ مَا عِنْدِي فَإِنْ أَنْتَ لَمْ تَرْحَمْنِي بِتَعَبِي وَ نَصَبِي فَلا تَحْرِمْنِي أَجْرَ الْمُصَابِ عَلَى مُصِيبَتِهِ

 

 

 

 

 

 

Invocation de l’Imam Husayn (P) le jour de Arafa, le 9ém jour du mois Dhul-Hajja 

Partie3

 

Ensuite, ô mon Dieu, c’est moi qui ai reconnu mes péchés, alors pardonne-les-moi, c’est moi qui ai fait du mal, c’est moi qui ai fauté, c’est moi qui ai pensé à mal, c’est moi qui ai ignoré, c’est moi qui ai été négligent, c’est moi qui ai été distrait, c’est moi qui ai pris la décision, c’est moi qui ai prémédité, c’est moi qui ai promis, c’est moi qui ai manqué [à ma promesse], c’est moi qui ai failli [à ma parole], c’est moi qui ai fait des aveux, c’est moi qui ai reconnu Tes Bienfaits à mon égard et ai avoué mes péchés alors pardonne-les-moi, ô Celui à qui les péchés de Ses serviteurs ne portent pas préjudice, qui n’a pas besoin de leur obéissance, qui fait réussir celui de Ses serviteurs qui agit bien avec Son Aide et Sa Miséricorde, aussi à Toi la Louange ! Mon Dieu et mon Maître.

 

 

Thumma anâ, yâ ilâhî, al-mu‘tarifu bi-dhunûbî, fa-ghfirhâ lî, anâ-l-ladhî asâ’tu, anâ-l-ladhî akhta’tu, anâ-l-ladhî hamamtu, anâ-l-ladhî jahiltu, anâ-l-ladhî ghafiltu, anâ-l-ladhî sahawtu, anâ-l-ladhî a‘tamadtu, anâ-l-ladhî ta’ammadtu, anâ-lladhî wa’adtu, anâ-l-ladhî akhlaftu, anâ-l-ladhî nakathtu, anâ-l-ladhî aqrartu, anâ-l-ladhî-a‘taraftu bi-ni‘matika ‘alayya, wa ‘indî wa abû’u bi-dhunûbî, fa-ghfirhâ lî, yâ man lâ tadurruhu dhunûbu ‘ibâdihi, wa huwa-l-ghaniyyu ‘an tâ’atihim, wa-l-muwaffiqu man ‘amila sâlihann minhum, bi-ma‘ûnatihi wa rahmatihi, falaka al-hamdu Ilâhî wa sayyidî.

 

 

ثُمَّ اَنـَا یا اِلهىَ الْمُعْتَرِفُ بِذُنُوبى فَاغْفِرْها لى اَنـَا الَّذى اَسَاْتُ اَنـَاالَّذى اَخْطَاْتُ اَنـَاالَّذى هَمَمْتُ اَنـَاالَّذى جَهِلْتُ اَنـَاالَّذى غَفَلْتُ اَنـَا الَّذى سَهَوْتُ اَنـَا الَّذِى اعْتَمَدْتُ اَنـَا الَّذى تَعَمَّدْتُ اَنـَا الَّذى وَعَدْتُ وَاَنـَاالَّذى اَخْلَفْتُ اَنـَاالَّذى نَکَثْتُ اَنـَا الَّذى اَقْرَرْتُ اَنـَا الَّذِى اعْتَرَفْتُ بِنِعْمَتِکَ عَلَىَّ وَعِنْدى وَاَبوُءُ بِذُنُوبى فَاغْفِرْها لى یا مَنْ لا تَضُرُّهُ ذُنُوبُ عِبادِهِ وهُوَ الَغَنِىُّ عَنْ طاعَتِهِمْ وَالْمُوَفِّقُ مَنْ عَمِلَ صالِحاً مِنْهُمْ بِمَعُونَتِهِ وَرَحْمَتِهِ فَلَکَ الْحَمْدُ اِلـهى وَسَیِّدى

 

mon Dieu, Tu m’as ordonné et je T’ai désobéi, Tu m’as interdit [de faire quelque chose] et j’ai accompli ce que Tu m’avais interdit, aussi, n’ai-je aucune excuse pouvant m’innocenter, aucune force me permettant de triompher. Alors, avec quoi vais-je me présenter à Toi, ô mon Maître ? Avec mon ouïe, ma vue, ma langue ou ma main, ou encore avec mes pieds ? Ne sont-ils pas tous des Bienfaits chez moi que TU m’as [accordés], et moi, au moyen de tout cela, je T’ai désobéi, ô mon Maître ? Alors, à Toi, l’argument et la voie pour me [châtier]. Ô Celui qui m’a protégé de la réprimande des pères et des mères, du déshonneur des tribus et des frères, des châtiments des tyrans, s’ils avaient eu connaissance, ô mon Maître, de ce que Tu as vu de moi, ils ne m’auraient pas donné un délai mais m’auraient repoussé et se seraient séparés de moi.

 

fa-asbahtu lâ dhâ barâ’atinn lî fa-a‘tadhiru, wa lâ dhâ quwwatinn fa-antasiru. Fa-bi-ayyi shay’inn astaqbiluka yâ mawlâya. A bi-sam‘î am bi-basarî, am bi-lisânî, am bi-yadî, am bi-rijlî. A laysa kulluhâ ni’amaka ‘indî, wa bi-kullihâ ‘asaytuka, yâ mawlâya, fa-laka al-hujjatu wa-s-sabîlu ‘alayya Yâ man sataranî mina-l-âbâ’i wa-l-ummahâti an yazjurûnî, wa mina-l-‘ashâ’iri wa-l-ikhwâni an yu‘ayyirûnî, wa mina-s-salâtîna an yu’âqibûnî, wa lawi attala’û, yâ mawlâya, ‘alâ mâ attala‘ta ‘alayhi minnî, idhann mâ anzharûnî, wa la-rafadûnî wa qata‘ûnî.

 

الهى اَمَرْتَنى فَعَصَیْتُکَ وَنَهَیْتَنى فَارْتَکَبْتُ نَهْیَکَ، فَاَصْبَحْتُ لا ذا بَر آءَهٍ لى فَاَعْتَذِرَُ وَلاذا قُوَّهٍ فَاَنْتَصِرَُ فَبِأَىِّ شَىْءٍ اَسْتَقْبِلُکَ یا مَوْلاىَ اَبِسَمْعى اَمْ بِبَصَرى اَمْ بِلِسانى اَمْ بِیَدى اَمْ بِرِجْلى اَلـَیْسَ کُلُّها نِعَمَکَ عِندى وَبِکُلِّها عَصَیْتُکَ یا مَوْلاىَ فَلَکَ الْحُجَّهُ وَالسَّبیلُ عَلَىَّ یا مَنْ سَتَرَنى مِنَ الاْ باءِ وَالاُْمَّهاتِ اَنْ یَزجُرُونى وَمِنَ الْعَشائِرِ وَالاِْخْوانِ اَنْ یُعَیِّرُونى وَمِنَ السَّلاطینِ اَنْ یُعاقِبُونى وَلَوِ اطَّلَعُوا یا مَوْلاىَ عَلى مَا اطَّلَعْتَ عَلَیْهِ مِنّى اِذاً ما اَنْظَرُونى وَلَرَفَضُونى وَقَطَعُونى

 

 

Aussi me voici, ô mon Dieu, devant Toi, ô mon Maître, soumis, humble, oppressé, misérable, n’ayant aucune excuse pouvant m’innocenter, ni aucune force me permettant de triompher, ni aucun argument me permettant de discuter,ni aucune parole [me permettant] de me disculper ni d’un éventuel désaveu d’avoir accompli une mauvaise Et si je le niais, ô mon Maître, comment cela me serait-il profitable alors que tous mes membres sont témoins contre moi de ce que j’ai fait. De plus, je sais avec certitude, sans aucun doute, que Tu m’interrogeras sur les choses les plus grandioses, que Tu es l’Arbitre, le Juste qui ne lèse pas, que Ta Justice est ma perte et [en même temps que] mon échappatoire de toute Ta Justice, action. car si Tu me châties, ô mon Dieu, c’est du fait de mes péchés après [l’accomplissement] de Ta Preuve contre moi. et si Tu me pardonnes, c’est grâce à Ta Mansuétude, à Ta Libéralité et à Ta Générosité.

 

Fa-hâ anâ dhâ, yâ ilâhî, bayna yadayka, yâ sayyidî, khâdi’unn, dhalîlunn, hasîrunn, haqîrunn, lâ dhû barâ’atinn fa-a‘tadhiru, wa lâ dhû quwwatinn fa-antasiru, wa lâ hujjatinn fa-ahtajju bihâ, wa lâ qâ’ilunn lam ajtarih, wa lam a’mal sû’ann, wa mâ ‘asâ-l-juhûdu.Wa law jahadtu, yâ mawlaya, yanfa‘nî kayfa, wa annâ dhâlika wa jawârihî kulluhâ shâhidatunn ‘alayya bimâ qad ‘amiltu. Wa ‘alimtu yaqînann ghayra dhî shakkinn, annaka sâ’ilî min ‘azhâ’imi-l-umûri. wa annaka al-hakamu, al-‘adlu al-ladhî lâ tajûru, wa ‘adluka muhlikî, wa min kulli ‘adlika mahrabî fa-in tu‘adhdhibnî, yâ ilâhî, fa-bi-dhunûbî ba‘da hujjatika ‘alayya. wa in ta‘fu ‘annî, fa-bi-hilmika wa jûdika wa karamika.

 

فَها اَنـَا ذا یا اِلـهى بَیْنَ یَدَیْکَ یا سَیِّدى، خاضِعٌ ذَلیلٌ حَصیرٌ حَقیرٌ لا ذُو بَر آئَهٍ فَاَعْتَذِرَُ وَلا ذُو قُوَّهٍ فَاَنْتَصِرَُ وَلا حُجَّهٍ فَاَحْتَجَُّ بِها وَلا قائِلٌ لَمْ اَجْتَرِحْ وَلَمْ اَعْمَلْ سُوَّءاً وَما عَسَى الْجُحُودَ وَلَوْ جَحَدْتُ یا مَوْلاىَ یَنْفَعُنى کَیْفَ وَاَنّى ذلِکَ وَجَوارِحى کُلُّها شاهِدَهٌ عَلَىَّ بِما قَدْ عَمِلْتُ وَعَلِمْتُ یَقیناً غَیْرَ ذى شَکٍّ اَنَّکَ سآئِلى مِنْ عَظایِمِ الاُْمُورِ وَاَنَّکَ الْحَکَمُ الْعَدْلُ الَّذى لا تَجُورُ وَعَدْلُکَ مُهْلِکى وَمِنْ کُلِّ عَدْلِکَ مَهْرَبى فَاِنْ تُعَذِّبْنى یا اِلـهى فَبِذُنُوبى بَعْدَ حُجَّتِکَ عَلَىَّ وَاِنْ تَعْفُ عَنّى فَبِحِلْمِکَ وَجُودِکَ وَکـَرَمـِکَ

 

 

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lmuwahhidîna. au nombre des injustes. Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre de ceux qui implorent Ton Pardon ! Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des monothéistes ! Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des apeurés ! Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des effrayés ! Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des confiants ! Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des aspirants ! Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre de ceux qui déclarent ‘point de divinité autre que Toi’ ! Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre de ceux qui sollicitent ! Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre de ceux qui célèbrent les louanges [de Dieu] ! Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre de ceux qui disent ‘Dieu est plus Grand’ ! Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, mon Seigneur et le Seigneur de mes premiers pères !

 

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-zhzhâlimîna. Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lmustaghfirîna. Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lkhâ’ifîna. Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lwajilîna. Lâ ilâha illâ antâ, subhânaka, innî kuntu mina-r-râjîna Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-rrâghibîna. Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lmuhallilîna.Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-s-sâ’ilîna. Lâ ilâha illâ an ta, subhânaka, innî kuntu mina-lmusabbihîna. Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lmukabbirîna. Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, rabbî wa rabbu âbâ’iya alaw-walîna.

 

لا اِلهَ اِلاّ اَنـْتَ سـُبـْحانـَکَ اِنـّى کـُنـْتُ مـِنَ الظّالِمـیـنَ ، لا اِلهَ اِلاّ اَنْتَ سُبْحانَکَ اِنّى کُنْتُ مِنَ الْمُسْتَغْفِرینَ لا اِلهَ اِلاّ اَنْتَ سُبْحانَکَ اِنّى کُنْتُ مِنَ الْمُوَحِّدینَ لا اِلهَ اِلاّ اَنْتَ سُبْحانَکَ اِنّى کُنْتُ مِنَ الْخـاَّئِفـیـنَ لا اِلهَ اِلاّ اَنـْتَ سـُبـْحانـَکَ اِنـّى کـُنـْتُ مـِنَ الْوَجـِلیـنَ لا اِلهَ اِلاّ اَنْتَ سُبْحانَکَ اِنّى کُنْتُ مِنَ الرَّاجینَ لا اِلهَ اِلاّ اَنْتَ سُبْحانَکَ اِنّى کُنْتُ مِنَ الرّاغِبینَ لا اِلهَ اِلاّ اَنْتَ سُبْحانَکَ اِنّى کُنْتُ مِنَ الْمُهَلِّلینَ لا اِلهَ اِلاّ اَنـْتَ سـُبـْحانـَکَ اِنـّى کـُنـْتُ مـِن السـّـاَّئِلیـنَ لا اِلهَ اِلاّ اَنْتَ سُبْحانَکَ اِنّى کُنْتُ مِنَ الْمُسَبِّحینَ لا اِلهَ اِلاّ اَنْتَ سُبْح انَکَ اِنّى کُنْتُ مِنَ الْمُکَبِّرینَ لااِلهَ اِلاّ اَنْتَ سُبْحانَکَ رَبّى وَرَبُّ اباَّئِىَ الاَْوَّلینَ،

 

 

Mon Dieu, voici mon éloge de Toi en Te glorifiant, ma sincérité pour T’évoquer en proclamant Ton Unicité et ma gratitude envers Tes Bienfaits, en les dénombrant, même si je suis persuadé que je ne pourrais pas les compter tant ils sont nombreux, abondants et manifestes, depuis les temps très anciens jusqu’à maintenant, lorsque Tu T’es engagé, dès les premiers moments où Tu m’as créé et m’as donné la vie jusqu’à maintenant, à me préserver de la pauvreté, à écarter de moi le malheur, à m’assurer la facilité, à repousser de moi les difficultés, à me délivrer des calamités, à me donner la santé corporelle et le salut dans la religion, et même si l’ensemble des mondes, des premiers aux derniers, venaient m’aider pour évoquer Tes Bienfaits, je ne le pourrais pas et eux non plus, que Tu sois Sanctifié et Elevé, Seigneur Généreux, Sublime, Miséricordieux, Tes Dons ne [peuvent] être dénombrés, ni Ton Eloge atteint, ni Tes Bienfaits compensés, prie sur Mohammed et la famille de Mohammed, achève sur nous Tes Bienfaits et rends-nous heureux par notre obéissance à Toi, Gloire à Toi,

 

Allâhumma, hadhâ thanâ’î ‘alayka, mumajjidann, wa ikhlâsî li-dhikrika, muwahhidann, wa iqrârî bi-âlâ’ika, mu’addidann,wa in kuntu muqirrann, annî lam uhsihâ li-kathratihâ, wa subûghihâ, wa tazhâhurihâ, wa taqâdumihâ, ilâ hâdithinn, mâ lam tazal ta-ta‘ahhadunî bihi ma’ahâ, mundhu khalaqtanî wa bara’tanî min awwali-l-‘umri, mina-l-ighnâ’i mina-l-faqri, wa kashfï-d-durri, wa tasbîbi-l yusri, wa daf i-l-‘usri, wa tafrîji-l-karbi, wal-‘âfiyati fi-l-badani, wa-s-salâmati fï-d-dîni,wa law rafadanî ‘alâ qadri dhikri ni’matika jamî‘ul-‘âlamîna, mina-l-awwalîna wa-l-âkhirîna, mâ qadartu wa lâ hum ‘alâ dhâlika,taqaddasta wa ta’âlayta min rabbinn, karîminn, ‘azhîminn, rahîminn, lâ tuhsâ âlâ’uka wa lâ yublaghu thanâ’uka wa lâ tukâfâ na‘mâu’ka, salli ‘alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn, wa atmim ‘alaynâ ni‘amaka, wa as’idnâ bi-tâ‘atika, Subhânaka, lâ ilâha illâ anta.

اَللّهُمَّ هذا ثَنائى عَلَیْکَ مُمَجِّداً وَاِخْلاصى لِذِکْرِکَ مُوَحِّداً وَاِقْرارى بِـالائِکَ مُعَدِّداً وَاِنْ کُنْتُ مُقِرّاً اَنّى لَمْ اُحْصِها لِکَثْرَتِها وَسُبُوغِها وَتَظاهُرِها وَتَقادُمِها اِلى حادِثٍ ما لَمْ تَزَلْ تَتَعَهَّدُنى بِهِ مَعَها مُنْذُ خَلَقْتَنى وَبَرَاْتَنى مِنْ اَوَّلِ الْعُمْرِ مِنَ الاِْغْنآءِ مِنَ الْفَقْرِ وَکَشْفِ الضُّرِّوَتَسْبیبِ الْیُسْرِ وَدَفْعِ الْعُسْرِ وَتَفریجِ الْکَرْبِ وَالْعافِیَهِ فِى الْبَدَنِ وَالسَّلامَهِ فِى الدّینِ وَلَوْ رَفَدَنى عَلى قَدْرِ ذِکْرِ نِعْمَتِکَ جَمیعُ الْعالَمینَ مِنَ الاَْوَّلینَ وَالاْ خِرینَ ما قَدَرْتُ وَلاهُمْ عَلى ذلِکَ تَقَدَّسْتَ وَتَعالَیْتَ مِنْ رَبٍّ کَریمٍ عَظیمٍ رَحیمٍ لا تُحْصى الاَّؤُکَ، وَلا یُبْلَغُ ثَنآؤُکَ وَلا تُکافِىُ نَعْمآؤُکَ صَلِّ عَلى مُحَمَّدٍ وَ الِ مُحَمَّدٍ وَاَتْمِمْ عَلَیْنا نِعَمَکَ وَاَسْعِدْنا بِطاعَتِکَ سُبْحانَکَ لا اِلهَ اِلاّ اَنْتَ

 

 

Mon Dieu, Tu réponds à celui qui est dans la nécessité, Tu éloignes le mal, Tu sauves celui qui est dans l’affliction, Tu soignes le malade, Tu enrichis le pauvre, Tu panses celui qui est brisé, Tu fais miséricorde au petit, Tu assistes le vieux, il n’y a pas de soutien en-deçà de Toi, ni de puissant audessus de Toi, Tu es le Très- Elevé, le Très-Grand. Ô celui qui libère l’entravé, le prisonnier, ô Celui qui pourvoit aux besoins du petit enfant, ô Celui qui protège l’effrayé qui cherche asile, ô Celui qui n’a pas d’associé ni d’assistant, prie sur Mohammed et la famille de Mohammed et donne-moi, ce soir, mieux que ce que Tu as donné et accordé à quiconque de Tes serviteurs, en bienfaits distribués, en grâces renouvelées, en épreuves repoussées, en calamités écartées, en appels entendus, en bonnes actions acceptées et mauvaises actions dissimulées, car Tu es Bienveillant, Bien-Informé de ce que Tu veux, Puissant sur toute chose.

 

Allâhuma, innaka tujîbu-l-mudtarra wa takshifu-s-sû’a, wa tughîthu-l-makrûba, wa tashfi-s-saqîma, wa tughnî-lfaqîra, wa tajburu-l-kasîra, wa tarhamu-s-saghîra, wa tu‘înu-lkabîra, Wa laysa dûnaka zhahîrunn, wa la fawqaka qadîrunn, wa anta al-‘aliyyu al-kabîru. Yâ mutliqa al-mukabbali-l- asîri, yâ râziqa at-tifli-ssaghîri, yâ ‘ismata-l-khâ’ifi-l-mustajîri, yâ man lâ sharîka lahu wa lâ wazîra, salli ‘alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn, wa a‘tinî, fi hadhihi-l-‘ashiyyati, afdala mâ a’tayta wa analta ahadann min ‘ibâdika, min ni’matinn tûlîhâ, wa âlâ’inn tujaddiduhâ, wa baliyyatinn

tasrifuhâ, wa kurbatinn takshifuhâ, wa da‘watinn tasma‘uhâ, wa hasanatinn tataqabbaluhâ, wa sayyi’atinn tataghammaduhâ, innaka latîfunn bi-mâ tashâ’u, khabîrunn wa ‘alâ kulli shay-’inn qadîrunn.

 

اَللَّهُمَّ اِنَّکَ تُجیبُ الْمُضْطَرَّ وَتَکْشِفُ السُّوَّءَوَتُغیثُ الْمَکْرُوبَ وَتَشْفِى السَّقیمَ وَتُغْنِى الْفَقیرَ وَتَجْبُرُ الْکَسیرَوَتَرْحَمُ الصَّغیرَ وَتُعینُ الْکَبیرَ وَلَیْسَ دُونَکَ ظَهیرٌ وَلا فَوْقَکَ قَدیرٌ وَاَنْتَ الْعَلِىُّ الْکَبیرُ یا مُطْلِقَ الْمُکَبَّلِ الاَْسیرِ یا رازِقَ الطِّفْلِ الصَّغیرِ یا عِصْمَهَ الْخآئِفِ الْمُسْتَجیرِ یا مَنْ لا شَریکَ لَهُ وَلا وَزیرَ، صَلِّ عَلى مُحَمَّدٍ وَ الِ مُحَمَّدٍ وَاَعْطِنى فى هذِهِ الْعَشِیَّهِ اَفْضَلَ ما اَعْطَیْتَ وَاَنـَلْتَ اَحَداً مِنْ عِبادِکَ مِنْ نِعْمَهٍ تُولیها وَ الاَّءٍ تُجَدِّدُه ا وَبَلِیَّهٍ تَصْرِفُه ا وَکُرْبَهٍ تَکْشِفُها وَدَعْوَهٍ تَسْمَعُها وَحَسَنَهٍ تَتَقَبَّلُها وَسَیِّئَهٍ تَتَغَمَّدُها اِنَّکَ لَطیفٌ بِما تَشاَّءُ خَبیرٌ وَعَلى کُلِّشَىْءٍ قَدیرٌ

 

 

Mon Dieu, Tu es le plus Proche à être sollicité, le plus Rapide à répondre, le plus Généreux pour pardonner, le plus Enclin à donner, le plus [Attentionné] à écouter celui qui demande. Ô le Tout-Miséricordieux de ce monde-ci et de l’Au-delà, le Très-Miséricordieux de ces deux mondes, personne n’est sollicité comme Toi et en nul autre que Toi, les espoirs sont placés. Je T’ai appelé et Tu m’as répondu, je T’ai sollicité et Tu m’as exaucé, j’ai aspiré à Toi et Tu m’as fait Miséricorde, j’ai placé ma confiance en Toi et Tu m’as sauvé, je me suis réfugié vers Toi et Tu m’as défendu.

 

Allâhumma, innaka aqrabu man du‘iya, wa asra’u man ajâba, wa akramu man ‘afâ, wa awsa’u man a‘tâ, wa asma‘u man su’ila,y â rahmâna-d-dunya wa-l-akhirati, wa rahîmahumâ laysa ka-mithlika, mas’ûlunn, wa lâ siwâka ma’mûlunn. Da‘ awtukafa-aj abtânî, wa sa’al-tuka fa-a‘taytanî, wa raghibtu ilayka fa-rahimtanî, wa wathiqtu bika fa-najjaytanî, wa fazi‘tu ilayka fa-kafaytanî.

 

اَللَّهُمَّ اِنَّکَ اَقْرَبُ مَنْ دُعِىَ وَاَسْرَعُ مَنْ اَجابَ وَاَکْرَمُ مَنْ عَفى وَاَوْسَعُ مَنْ اَعْطى وَاَسْمَعُ مَنْ سُئِلَ یا رَحمنَ الدُّنْیا وَالاْ خِرَهِ وَرحیمَهُما لَیْسَ کَمِثْلِکَ مَسْئُولٌ وَلا سِواکَ مَاْمُولٌ دَعَوْتُکَ فَاَجَبْتَنى وَسَئَلْتُکَ فَاَعْطَیْتَنى وَرَغِبْتُ اِلَیْکَ فَرَحِمْتَنى، وَوَثِقْتُ بِکَ فَنَجَّیْتَنى وَفَزِعْتُ اِلَیْکَ فَکَفَیْتَنى

 

 

Mon Dieu, prie sur Mohammed, Ton serviteur, Ton Messager, Ton Prophète et sur l’ensemble de sa famille sainte et pure, achève pour nous Tes Bienfaits, gratifie-nous de Tes Dons, inscris-nous au nombre de ceux qui Te sont reconnaissants et qui évoquent Tes Bienfaits, exauce- nous, exauce-nous, Seigneur des Mondes. Mon Dieu, ô Celui qui a possédé et qui a alors mesuré, ô Celui qui a mesuré et qui a alors dominé, ô Celui qui a été désobéi et qui a alors dissimulé, ô Celui à qui on a demandé le pardon et qui a alors pardonné, ô But de ceux qui demandent et de ceux qui désirent, ô Summum de l’espoir de ceux qui supplient, ô Celui qui a englobé toute chose dans Son Savoir et qui a inclus les repentants par Bonté, Miséricorde et Mansuétude,

 

Allâhumma, fa-salli ‘alâ Muhammadinn, ‘abdika wa rasûlika wa nabiyyika, wa ‘alâ âlihi at-tayyibîna at-tâhirîna ajma’îna, wa tammim lanâ na’mâ’aka, wa hanni’nâ ‘atâ’aka, waktubnâ laka shâkirîna, wa li-âlâ’ika dhâkirîna, âmîna, âmîna, rabba-l-‘âlamîna. Allâhumma, yâ man malaka fa-qadara, wa qadara fa-qahara, wa ‘usiya fa-satara, wa-stughfira fa-ghafara, yâ ghâyata-t-tâlibîna ar-râghibîna, wa muntahâ amali-rrâjîna, yâ man ahâta bi-kulli shay’inn ‘ilmann, wa wasi‘a almustaqîlîna ra’fatann, wa rahmatann, wa hilmann.

 

اَللّهُمَّ فَصَلِّ عَلى مُحَمَّدٍ عَبْدِکَ وَرَسُولِکَ وَنَبِیِّکَ وَعَلى الِهِ الطَّیِّبینَ الطّاهِرینَ اَجْمَعینَ وَتَمِّمْ لَنا نَعْمآئَکَ وَهَنِّئْنا عَطآئَکَ وَاکْتُبْنا لَکَ شاکِرینَ وَلاِ لاَّئِکَ ذ اکِرینَ امینَ امینَ رَبَّ الْعالَمینَ اَللّهُمَّ یا مَنْ مَلَکَ فَقَدَرَوَقَدَرَ فَقَهَرَ وَعُصِىَ فَسَتَرَ وَاسْتُغْفِرَ فَغَفَرَ یا غایَهَ الطّالِبینَ الرّاغِبینَ وَمُنْتَهى اَمَلِ الرّاجینَ یا مَنْ اَحاطَ بِکُلِّ شَىْءٍ عِلْماً وَوَسِعَ الْمُسْتَقیلینَ رَاْفَهً وَرَحْمَهً وَحِلْماً.

 

 

Mon Dieu, nous nous adressons à Toi, durant cette soirée que Tu as honorée et magnifiée par Mohammed, Ton Prophète, Ton Messager, la Meilleure de Tes créatures, Ton Fidèle dans Ta Révélation, l’Annonceur de la bonne nouvelle et l’Avertisseur, la Lanterne lumineuse, dont Tu as fait don aux Musulmans et queTu as érigé en Miséricorde pour les mondes, Notre Dieu, prie sur Mohammed et la famille de Mohammed, comme Mohammed en est digne, pour les mondes, ô Sublime, alors, prie sur lui et sur toute sa famille, les élus, les saints, les purs et couvre-nous de Ton Pardon, car c’est vers Toi que s’élèvent les voix en différentes langues, accorde-nous, notre Dieu, dans cette soirée, une part de tout bien que Tu partages entre Tes serviteurs, une lumière par laquelle Tu nous guides, une miséricorde que Tu répands, une bénédiction que Tu fais descendre,une santé/salut que Tu étends, une richesse que Tu déploies, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux.

 

Allâhumma, innâ natawajjahu ilayka fi hadhihi al-‘ashiyyati al-latî sharraftahâ, wa ‘azh-zhamtahâ bi-Muhammadinn, nabiyyika wa rasûlika, wa khiyaratika min khalqika, wa amînika ‘alâ wahîka, al-bashîri, an-nadhîri, as-sirâji al-munîri al-ladhî an’amta bihi ‘alâ-l-muslimîna, wa ja‘altahu

rahmatann li-l-‘âlamîna, Allâhumma, fa-salli ‘alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn, kamâ Muhammadunn ahlunn li-dhâlika, yâ ‘azhîmu, fa-salli ‘alayhi, wa ‘alâ âlihi al-muntajabîna at-tayyibîna at-tâhirîna ajma’îna, wa tagham-madnâ bi-‘afwika ‘annâ, fa-ilayka ‘ajjati-l-aswâtu bi-sunûfi-llughâti, fa-j‘al lanâ, Allâhumma, fî hadhihi-l-‘ashiyyati, nasîbann min kulli khayrinn, taqsimuhu bayna ‘ibâdika, wa nûrann tahdî bihi, wa rahmatann tanshuruhâ, wa barakatann tunziluhâ, wa ‘âfiyatann tujalliluhâ, wa rizqann tabsutuhu, yâ arhama-r-râhimîna.

 

اَللّهُمَّ اِنّا نَتَوَجَّهُ اِلَیْکَ فى هذِهِ الْعَشِیَّهِ الَّتى شَرَّفْتَها وَعَظَّمْتَها بِمُحَمَّدٍ نَبِیِّکَ وَرَسُولِکَ وَخِیَرَتِکَ مِنْ خَلْقِکَ وَاَمینِکَ عَلى وَحْیِکَ الْبَشیرِ النَّذیرِ السِّراجِ الْمُنیرِ الَّذى اَنْعَمْتَ بِهِ عَلَى الْمُسْلِمینَ وَ جَعَلْتَهُ رَحْمَهً لِلْعالَمینَ اَللّهُمَّ فَصَلِّ عَلى مُحَمَّدٍ وَ الِ مُحَمَّدٍ کَما مُحَمَّدٌ اَهْلٌ لِذلِکَ مِنْکَ یا عَظیمُ فَصَـلِّ عَلَیْـهِ وَعَلى الِهِ الْمُنْتَجَبیـنَ الطَّیِّبیـنَ الطّاهِرینَ اَجْمَعینَ وَتَغَمَّدْنا بِعَفْوِکَ عَنّا فَاِلَیْکَ عَجَّتِ الاَْص

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Invocation de l' Imam Hussein (as) le jour d'Arafa, le 9ém jour du mois Dhul-Hajja, 

Partie2

 

Ensuite il se laissa entraîner par la question, puis se concentra sur l’invocation et dit, les larmes ruisselant de ses yeux :

Mon Dieu, fais en sorte que je Te craigne comme si je Te voyais, rends-moi heureux par ma piété à Ton Egard, ne me fais pas souffrir à cause de ma désobéissance à Toi, choisis-moi dans Ton Décret immuable, bénis-moi dans Ta Prédestination, au point que je n’aime pas l’anticipation de ce que Tu as retardé ni le report de ce que Tu as avancé ! Mon Dieu, place ma richesse au niveau de mon âme, la certitude dans mon coeur, la sincérité dans mes actes, la lumière dans ma vision, la clairvoyance dans ma religion, laisse-moi jouir de mes membres, fais en sorte que mon ouïe et ma vue soient mes héritiers, rends-moi victorieux contre ceux qui ont été injustes à mon encontre et montre-moi ma vengeance contre eux et mon dessein et que j’y trouve du plaisir. Mon Dieu, dissipe mon chagrin, couvre mes parties intimes, pardonne-moi mes fautes, chasse mon démon, libère mes gages [paye mes dettes].

Allâhumma, aj‘alnî akhshâka ka-anni arâka, wa as‘idnî bitaqwâka, wa lâ tushqinî bima’siyatika, wa khir lî fi qadâ’ika, wa bârik lî fi qadarika, hattâ là uhibba ta’jîla mâ akhkharta, wa là ta’khîra mâ ‘ajjalta. Allâhumma, aj‘al ghinâya fi nafsî, wa-l-yaqîna fi qalbî, wa-likhlâsa fi ‘amalî, wa-n-nûra fi basarî, wa-l-basîrata fi dînî, wa matti’nî bi-jawârihî, wa-j‘al sam‘î wa basarî al-wârithîna minnî, wa-nsurnî ‘alâ man zhalamanî, wa arinî fihi thârî wa ma’ribî, wa aqirra bi-dhâlika ‘aynî. Allâhumma, ikshif kurbatî, wa-stur‘awratî, wa-ghfir lî khatî’atî, wa-khsa’ shaytânî, wa fukka rihânî

اَللّهُمَّ اجْعَلْنى اَخْشاكَ كَانّى أَراكَ وَاَسْعِدْنى بِتَقويكَ وَلا تُشْقِنى بِمَعْصِيَتِكَ وَخِرْلى فى قَضآئِكَ وَبارِكْ لى فى قَدَرِكَ حَتّى لا احِبَّ تَعْجيلَ ما اَخَّرْتَ وَلا تَاْخيرَ ما عَجَّلْتَ اَللّهُمَّ اجْعَلْ غِناىَ فى نَفْسى وَالْيَقينَ فى قَلْبى وَالاِْخْلاصَ فى عَمَلى وَالنُّورَ فى بَصَرى وَالْبَصيرَةَ فى دينى وَمَتِّعْنى بِجَوارِحى وَاجْعَلْ سَمْعى وَبَصَرى اَلْوارِثَيْنِ مِنّى وَانْصُرْنى عَلى مَنْ ظَلَمَنى وَاَرِنى فيهِ ثارى وَمَـارِبى وَاَقِرَّ بِذلِكَ عَيْنى اَللَّهُمَّ اكْشِفْ كُرْبَتى وَاسْتُرْ عَوْرَتى وَاْغْفِرْ لى خَطيَّئَتى وَاخْسَاءْ شَيْطانى وَفُكَّ رِهانى

 

 

donne-moi, ô mon Dieu, le degré élevé dans l’Au-delà et le Premier. Mon Dieu, à Toi la louange pour m’avoir créé et m’avoir fait alors entendant et voyant, et à Toi la louange pour m’avoir créé et m’avoir alors fait une créature parfaite, par Miséricorde pour moi alors que Tu n’avais pas besoin de ma création. Seigneur, par le fait que Tu m’as créé et que Tu as alors parfait ma nature profonde, Seigneur, par le fait que Tu as commencé ma création et que Tu as alors perfectionné ma forme, Seigneur, par le fait que Tu as été Bienfaisant envers moi et que Tu as donné la santé à mon âme, Seigneur, par le fait que Tu m’as protégé et que Tu m’as fait réussir Seigneur, par le fait que Tu m’as comblé de bienfaits et que Tu m’as alors guidé, Seigneur, par le fait que Tu m’as gratifié et que Tu m’as octroyé tout bien, Seigneur, par le fait que Tu m’as nourri et que Tu m’as donné à boire, Seigneur, par le fait que Tu m’as enrichi et que Tu m’as comblé. Seigneur, par le fait que Tu m’as aidé et que Tu m’as renforcé.

wa-j‘al lî, yâ ilâhî, ad-darajatal-‘uliyâ fi-l-âkhirati wa-l-ûlâ. Allâhumma, laka al-hamdu, kamâ khalaqtanî fa-ja‘altanî samî’ann, basîrann,Wa laka al-hamdu kamâ khalaqtanî, fa-ja‘altanî khalqann sawiyyann, rahmatann bî, wa qad kunta ‘an khalqî ghaniyyann. Rabbi, bimâ bara’tanî, fa-‘addalta fïtratî, rabbi, bimâ ansha’tanî, fa-ahsanta sûratî, rabbi, bimâ ahsanta ilayya, wa fî nafsî ‘âfaytanî, rabbi, bimâ kala’tanî, wa waffaqtanî, rabbi, bimâ an‘amta ‘alayya, fa-hadaytanî, rabbi, bimâ awlaytanî, wa min kulli khayrinn a‘taytanî, rabbi, bimâ at’amtanî wa saqaytanî, rabbi, bimâ aghnaytanî, wa aqnaytanî, rabbi, bimâ a’antanî, wa a’zaztanî.

وَاْجَعْلْ لى يا اِلهى الدَّرَجَةَ الْعُلْيا فِى الاْ خِرَهِ وَالاُْوْلى اَللّهُمَّ لَکَ الْحَمْدُ کَما خَلَقْتَنى فَجَعَلْتَنى سَمیعاً بَصیراً وَلَکَ الْحَمْدُ کَما خَلَقْتَنى فَجَعَلْتَنى خَلْقاً سَوِیّاً رَحْمَهً بى وَقَدْ کُنْتَ عَنْ خَلْقى غَنِیّاً رَبِّ بِما بَرَاءْتَنْى فَعَدَّلْتَ فِطْرَتى رَبِّ بِما اَنْشَاءْتَنى فَاَحْسَنْتَ صُورَتى رَبِّ بِما اَحْسَنْتَ اِلَىَّ وَفى نَفْسى عافَیْتَنى رَبِّ بِما کَلاَْتَنى وَوَفَّقْتَنى رَبِّ بِما اَنـَعْمَتَ عَلَىَّ فَهَدَیْتَنى رَبِّ بِما اَوْلَیْتَنى وَمِنْ کُلِّ خَیْرٍ اَعْطَیْتَنى رَبِّ بِما اَطْعَمْتَنى وَسَقَیْتَنى رَبِّ بِما اَغْنَیْتَنى وَاَقْنَیْتَنى رَبِّ بِما اَعَنْتَنى وَاَعْزَزْتَنى

 

 

Seigneur, par le fait que Tu m’as couvert de Ton Voile pur et que Tu m’as facilité [les choses] par Ta Fabrication suffisante, prie sur Mohammed et sur la famille de Mohammed, et soutiens moi contre les fléaux des époques et les infortunes des nuits et des jours, sauve-moi des affres de ce monde et des angoisses de l’Au-delà, préserve-moi du mal que font les oppresseurs sur terre. Mon Dieu, de ce dont j’ai peur, préserve-moi, et de ce dont je me méfie, protège- moi, sauvegarde-moi dans moi même et dans ma religion, protège-moi durant mon voyage, supplée à ma famille et à mes biens pour moi, comble-moi de Tes Bénédictions dans ce que Tu m’as donné, humilie-moi à mes yeux et grandis-moi aux yeux des gens, sauvegarde-moi du mal des djinns et des hommes, ne me confonds pas à cause de mes péchés, ne m’humilie pas à cause de mon for intérieur, ne me mets pas à l’épreuve à cause de mes actes, ne me retire pas Tes Bienfaits, ne me confie pas à un autre que Toi.

rabbi, bimâ albastanî min sitrika-s-sâfî, wa yassarta lî min sun‘ika-l-kâfî, salli ‘alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn, wa a‘innî ‘alâ bawâ’iqi-d-duhûri wa surûfï-l- layâlî wa-l-ayyâmi, wa najjinî min ahwâli-d-dunya wa kurubâti-l-âkhirati, wa ikfinî sharra mâ ya‘malu-zh-zhâlimûna fî-l-a’rdi. Allâhumma, mâ akhâfu fa-ikfinî, wa mâ ahdharu fa-qinî, wa fî nafsî wa dînî fa-hrusnî, wa fî safari fa-ahfazhnî, wa fî ahlî wa mâlî faakhlufnî, wa fîmâ razaqtanî fa-barik lî, wa fi nafsî fa-dhallilnî, wa fi a‘yunin-nâsi fa-‘azhzhimnî, wa min sharri-l-jinni wa-l-insi fa-sallimnî, wa bi-dhunûbî falâ tafdahnî, wa bi-sarîratî falâ tukhzinî, wa bi-‘amalî falâ tabtalinî, wa ni‘amaka falâ taslubnî, wa ilâ ghayrika falâ takilnî.

رَبِّ بِما اَلْبَسْتَنى مِنْ سِتْرِکَ الصّافى وَیَسَّرْتَ لى مِنْ صُنْعِکَ الْکافى صَلِّ عَلى مُحَمَّدٍ وَ الِ مُحَمَّدٍ وَاَعِنّى عَلى بَواَّئِقِ الدُّهُورِ وَصُرُوفِ اللَّیالى وَالاَْیّامِ وَنَجِّنى مِنْ اَهْوالِ الدُّنْیا وَکُرُباتِ الاْ خِرَهِوَاکْفِنى شَرَّ ما یَعْمَلُ الظّالِمُونَ فِى الاَْرْضِ اَللّهُمَّ ما اَخافُ فَاکْفِنى وَما اَحْذَرُ فَقِنى وَفى نَفْسى وَدینى فَاحْرُسْنى وَفى سَفَرى فَاحْفَظْنى وَفى اَهْلى وَمالى فَاخْلُفْنى وَفیما رَزَقْتَنى فَبارِکْ لى وَفى نَفْسى فَذَلِّلْنى وَفى اَعْیُنِ النّاسِ فَعَظِّمْنى وَمِنْ شَرِّ الْجِنِّ وَالاِْنْسِ فَسَلِّمْنى وَبِذُنُوبى فَلا تَفْضَحْنى وَبِسَریرَتى فَلا تُخْزِنى وَبِعَمَلى فَلا تَبْتَلِنى وَنِعَمَکَ فَلا تَسْلُبْنى وَاِلى غَیْرِکَ فَلا تَکِلْنى.

 

 

Mon Dieu, à qui me confierais-Tu ? A un proche qui se coupera de moi ou à quelqu’un d’éloigné qui se mettra en colère contre moi, ou bien encore à ceux qui me méprisent, et Toi, Tu es mon Seigneur et le Maître de mon ordre ? Je me plains auprès de Toi de mon dépaysement et de l’éloignement de ma demeure, ainsi que de mon humiliation devant celui à qui Tu as transféré l’autorité de mon ordre. Mon Dieu, n’abats pas Ta Colère sur moi, car si Tu ne Te mets pas en colère contre moi, rien ne m’importe alors, Gloire à Dieu, excepté que Ton Salut/Santé est plus étendu pour moi, aussi, je Te demande, ô Seigneur, par la lumière de Ta Face, par laquelle la terre et les cieux ont brillé, les ténèbres ont été dissipées, l’ordre des premiers et des derniers a été arrangé, de ne pas me faire mourir sous Ta Colère et de ne pas descendre Ton Courroux sur moi.

Ilâhî, ilâ man takilunî, ilâ qarîbinn fa-yaqta‘unî, am ilâ ba‘îdinn fa-yatajahhamunî, am ilâ-l-mustad‘ifîna lî, wa anta rabbî wa malîku amrî. Ashkû ilayka ghurbatî, wa bu‘da dârî, wa hawânî ‘alâ man mallaktahu amrî. Ilâhî, falâ tuhlil ‘alayya ghadabaka, fa-in lam takun ghadibta ‘alayya falâ ubâlî, Subhânaka, ghayra anna ‘âfiya-taka awsa‘u lî, fa-as’aluka, yâ rabbi, bi-nûri wajhika, al-ladhî ashraqat lahu alardu wa-s-samâwâtu, wa kushifat bihi azh-zhulumâtu, wa saluha bihi amru-l-awwalîna wa-l-âkhirîna, an lâ tumîtanî ‘alâ ghadabikawa lâ tunzil bî sakhataka.

اِلهى اِلى مَنْ تَکِلُنى؟ اِلى قَریبٍ فَیَقْطَعُنى اَمْ اِلى بَعیدٍ فَیَتَجَهَّمُنى اَمْ اِلَى الْمُسْتَضْعَفینَ لى وَاَنْتَ رَبّى وَمَلیکُ اَمْرى اَشْکُو اِلَیْکَ غُرْبَتى وَبُعْدَ دارى وَهَوانى عَلى مَنْ مَلَّکْتَهُ اَمْرى اِلهى فَلا تُحْلِلْ عَلَىَّ غَضَبَکَ فَاِنْ لَمْ تَکُنْ غَضِبْتَ عَلَىَّ فَلا اُبالى سُبْحانَکَ غَیْرَ اَنَّ عافِیَتَکَ اَوْسَعُ لى فَاَسْئَلُکَ یا رَبِّ بِنُورِ وَجْهِکَ الَّذى اَشْرَقَتْ لَهُ الاَْرْضُ وَ السَّمواتُ وَکُشِفَتْ بِهِ الظُّلُماتُ. وَصَلَُحَ بِهِ اَمْرُ الاَْوَّلینَ وَالاْ خِرینَ اَنْ لا تُمیتَنى عَلى غَضَبِکَ وَلا تُنْزِلَْ بى سَخَطَکَ

 

A Toi la concession, à Toi la concession jusqu’à ce que Tu sois Satisfait avant cela. Point de divinité autre que Toi, Seigneur du pays d’al-Harâm [la Mecque], des stations sacrées et de la maison al-‘Atîq [la Ka’bah], sur laquelle Tu as descendu la Bénédiction et que Tu as rendu sûre pour les gens. Ô Celui qui a pardonné les péchés très graves par Sa Mansuétude, ô Celui qui a comblé de bienfaits par Sa Faveur, ô Celui qui a donné l’abondance par Sa Générosité, ô Provision dans mon besoin, ô Compagnon dans ma solitude, ô Secours dans ma détresse, ô Maître de mon Bienfait, ô mon Dieu et le Dieu de mes pères Ibrahim, Ismaïl, Isaac et Yaacoub, Seigneur de Gabriel, Mikaïl et Isrâfîl et Seigneur de Mohammed, le Sceau des Prophètes, et de sa famille, les Elus, Celui qui a descendu la Torat, l’Evangile, les Psaumes et la Loi (al-furqan) et qui a fait descendre Ka-Ha-Yâ-‘Âyn-Sâd, Ta-Ha, Yâ-Sîn et le sage Coran.

Laka al-‘utbâ, laka-l-‘utbâ hattâ tardâ, qabla dhâlika. Lâ ilâha illâ anta, rabba-l-baladi-l-harâmi, wa-l-mash‘ari-lharâmi, wa-l-bayti-l-‘atîqi, al-ladhî ahlaltahu al-barakata, wa ja‘altahu li-n-nâsi amnann. Yâ man ‘afa ‘an ‘azhîmi-dh-dhunûbi bi-hilmihi, yâ man asbaghan-na‘mâ’a bi-fadlihi, yâ man a‘tâ-l-jazîla bi-karamihi, yâ ‘uddatî fî shiddatî, yâ sâhibî fi wahdatî, yâ ghiyâthî fî kurbatî, yâ waliyyî fî ni‘matî, yâ ilâhî wa ilâha âbâ’î, Ibrâhîma wa lsmâ‘îla wa Is’hâqa wa Ya‘qûba, wa rabba Jabrâ’îla wa Mîkâ’îla wa Isrâfîla, wa rabba Muhammadinn khâtami-n-nabiy-yîna, wa ilâha-l-muntajabîna, wa munzila-t-tawrâti wa-l-injîli wa-z-zabûri wa-l-furqâni, wa munazzila ka-ha-ya-‘ayn-sad, wa ta-ha, wa ya-sîn, wa-l- qurâni-lhakîmi,

لَکَ الْعُتْبى لَکَ الْعُتْبى حَتّى تَرْضى قَبْلَ ذلِک لا اِلهَ اِلاّ اَنْتَ رَبَّ الْبَلَدِ الْحَرامِ وَالْمَشْعَرِ الْحَرامِ وَالْبَیْتِ الْعَتیقِ الَّذى اَحْلَلْتَهُ الْبَرَکَهَ وَجَعَلْتَهُ لِلنّاسِ اَمْناً یا مَنْ عَفا عَنْ عَظیمِ الذُّنُوبِ بِحِلْمِهِ یا مَنْ اَسْبَغَ النَّعْمآءَ بِفَضْلِهِ یا مَنْ اَعْطَى الْجَزیلَ بِکَرَمِهِ یا عُدَّتى فى شِدَّتى یا صاحِبى فى وَحْدَتى یا غِیاثى فى کُرْبَتى یا وَلِیّى فى نِعْمَتى یا اِلـهى وَاِلـهَ آبائى اِبْراهیمَ وَاِسْماعیلَ وَاِسْحقَ وَیَعْقُوبَ وَرَبَّ جَبْرَئیلَ وَمیکائیلَ وَاِسْرافیلَ وَربَّ مُحَمَّدٍ خاتِمِ النَّبِیّینَ وَ الِهِ الْمُنْتَجَبینَ وَمُنْزِلَ التَّوریهِ وَالاِْ نْجیلِ وَالزَّبُورِ وَالْفُرْقانِ وَمُنَزِّلَ کـهیَّعَّصَّ وَطـه وَیسَّ وَالْقُرآنِ الْحَکیمِ

 

 

Tu es mon refuge lorsque les routes me fatiguent dans leur étendue, et que la terre devient étroite malgré son ampleur, et sans Ta Miséricorde, j’aurais été perdu, Tu es celui qui me relève de mes faux-pas, et sans Ta Dissimulation de mes [péchés], j’aurais été confondu, Tu es mon soutien dans la victoire contre mes ennemis, et sans Ton Aide, j’aurais été vaincu. Ô Celui qui s’est réservé la Grandeur et l’Elévation, aussi Ses Proches-Elus se glorifient-ils de Sa Gloire, Ô celui qui a fait que les rois s’humilient devant Lui par crainte de Son Autorité.

anta kahfî hîna tu‘yînî al- madhâhibu fî sa‘atihâ, wa ta-dîqu biya al-ardu bi-ruhbiha, wa law lâ rahmatuka la-kuntu mina hâlikîna, Wa anta muqîlu ‘athratî, wa law lâ satruka iyyâya, la-kuntu minal-mafdûhîna. wa anta mu’ayyidî bi-n-nasri ‘alâ a‘dâ’î, wa law lâ nasruka iyyâya, la-kuntu mina-l-maghlûbîna. Yâ man khassa nafsahu bis-sumuwwi wa-r-rifati, fa awliyâ’uhu bi-‘izzihi ya’taz-zûna, yâ man ja’alat lahu al-mulûku nîra-l-madhallati ‘alâ a’nâqihim fahum min satawâtihi khâ’ifûna.

اَنْتَ کَهْفى حینَ تُعْیینِى الْمَذاهِبُ فى سَعَتِها وَتَضیقُ بِىَ الاَْرْضُ بِرُحْبِها وَلَوْلا رَحْمَتُکَ لَکُنْتُ مِنَ الْهالِکینَ وَاَنْتَ مُقیلُ عَثْرَتى وَلَوْلا سَتْرُکَ اِیّاىَ لَکُنْتُ مِنَ الْمَفْضُوحینَ وَاَنْتَ مُؤَیِّدى بِالنَّصْرِ عَلى اَعْدآئى وَلَوْلا نَصْرُکَ اِیّاىَ لَکُنْتُ مِنَ الْمَغْلُوبینَ یا مَنْ خَصَّ نَفْسَهُ بِالسُّمُوِّ وَالرِّفْعَهِ اَوْلِیآئُهُ بِعِزِّهِ یَعْتَزُّونَ یا مَنْ جَعَلَتْ لَهُ الْمُلوُکُ نیرَ الْمَذَلَّهِ عَلى اَعْناقِهِمْ فَهُمْ مِنْ سَطَواتِهِ خائِفُونَ

 

 

Il connaît la perfidie des regards et ce qui est caché dans les coeurs et le mystère de ce qui arrive avec le temps et les époques. Ô Celui que nul ne sait comment Il est sauf Lui, ô Celui que nul ne sait qui Il est sauf Lui, ô Celui que nul ne connaît ce qu’il connaît sauf Lui, ô Celui qui a pressé la terre sur l’eau, qui a limité l’air par le ciel, ô Celui qui a les Noms les plus nobles, ô Maître des Bienfaits qui ne se tarissent jamais, ô Celui qui a dirigé la caravane vers Joseph dans le désert, qui l’a fait sortir du puits et l’a fait roi après l’esclavage, ô Celui qui l’a rendu à Ya’coub après que [ce dernier] devint aveugle de tristesse tant il était oppressé par la douleur, ô Celui qui a écarté le mal et le fléau d’Ayoub, qui a retenu les mains d’Ibrahim lors du sacrifice de son fils après qu’il fut devenu vieux et que les années se furent écoulées.

ya‘lamu khâ’inata-l-a‘yuni, wa mâ tukhfî-s-suddûru, wa ghayba mâ ta’tî bihi al-azminatu wa-d-duhûru. Yâ man lâ ya’lamu kayfa huwa illâ huwa, yâ man lâ ya’lamu mâ huwa illâ huwa, yâ man lâ ya’lamu mâ ya’lamuhu illâ huwa, yâ man kabasa al-arda ‘alâ-l-mâ’i, wa sadda-l-hawâ’a bi-s-samâ’i, yâ man lahu akramu-l- asmâ’i, yâ dhâ-l-ma‘rûfi-l-ladhî lâ yanqati’uabadann, yâ muqayyida-r-rakbi li-Yûsufa fi-l-baladi-l-qafri,wa mukhrijahu mina-l-jubbi wa jâ’ilahu ba‘da-l-‘ubûdiyyati malikann, yâ râddahu ‘alâ Ya’qûba ba‘da ani-abyaddat aynâhu mina-l-huzni fa-huwa kazhîmunn, yâ kâshifa-d-durri wa-l-balwâ ‘an Ayyûba, wa mumsika yaday Ibrâhîma ‘an dhab’hi ibnihi ba‘da kibari sinnihi wa fanâ’i ‘umurihi.

 

یَعْلَمُ خائِنَهَ الاَْعْیُنِ وَما تُخْفِى الصُّدُورُ وَ غَیْبَ ما تَاْتى بِهِ الاَْزْمِنَهُ وَالدُّهُورُ یا مَنْ لا یَعْلَمُ کَیْفَ هُوَ اِلاّ هُوَیا مَنْ لا یَعْلَمُ ما هُوَ اِلاّ هُوَ یا مَنْ لا یَعْلَمُهُ اِلاّ هُوَ یا مَنْ کَبَسَ الاَْرْضَ عَلَى الْمآءِ وَسَدَّ الْهَوآءَ بِالسَّمآءِ یا مَنْ لَهُ اَکْرَمُ الاَْسْمآءِ یا ذَاالْمَعْرُوفِ الَّذى لا یَنْقَطِعُ اَبَداً یا مُقَیِّضَ الرَّکْبِ لِیُوسُفَ فِى الْبَلَدِ الْقَفْرِ وَمُخْرِجَهُ مِنَ الْجُبِّ وَجاعِلَهُ بَعْدَ الْعُبُودِیَّهِ مَلِکاً یا ر ادَّهُ عَلى یَعْقُوبَ بَعْدَ اَنِ ابْیَضَّتْ عَیْناهُ مِنَ الْحُزْنِ فَهُوَ کَظیمٌ یا کاشِفَ الضُّرِّ وَالْبَلْوى عَنْ اَیُّوبَ وَمُمْسِکَ یَدَىْ اِبْرهیمَ عَنْ ذَبْحِ ابْنِهِ بَعْدَ کِبَرِ سِنِّهِ وَفَنآءِ عُمُرِهِ

 

 

Ô Celui qui a exaucé Zaccharia et lui a offert Yehyia et ne l’a pas laissé seul, isolé. ô Celui qui a fait sortir Younès du ventre de la baleine, ô Celui qui a envoyé les vents annonciateurs de (la bonne nouvelle) devant Sa Miséricorde, ô Celui qui ne se hâte pas contre Sa créature qui lui a désobéi, ô Celui qui a délivré les magiciens après une longue période d’abjuration, alors qu’ils étaient dans son Bienfait, mangeaient de Sa Richesse, adoraient autre que Lui et qu’ils L’avaient contredit, Lui avaient attribué un semblable et qu’ils avaient traité de menteurs Ses Messagers.

yâ mani-istajâba li-Zakariyyâ fa-wahaba lahu Yahya wa lam yada’hu fardann wahîdann, yâ man akhraja Yûnusa min batni-l-hûti, yâ man falaqa-l-bahra li-banî Isrâ’îla, fa-anjâhum wa ja’ala fir‘awna wa junûdahu mina-l-mughraqîna, yâ man arsala-r-riyâha mubashshirâtinn bayna yaday rahmatihi, yâ man ya‘jal ‘alâ man asâhu min khalqihi, yâ mani-stanqadha-s-saharata min ba‘di tûli-l-juhûdi, wa qad ghadaw fî ni‘matihi, ya’kulûna rizqahu wa ya‘budûna ghayrahu, wa qad hâddûhu wa nâd-dûhu wa kadhdhabû rusulahu,

یا مَنِ اسْتَجابَ لِزَکَرِیّا فَوَهَبَ لَهُ یَحْیى وَلَمْ یَدَعْهُ فَرْداً وَحیداً یا مَنْ اَخْرَجَ یُونُسَ مِنْ بَطْنِ الْحُوتِ یا مَنْ فَلَقَ الْبَحْرَ لِبَنىَّ اِسْرآئی لَ فَاَنْجاهُمْ وَجَعَلَ فِرْعَوْنَ وَجُنُودَهُ مِنَ الْمُغْرَقینَ یا مَنْ اَرْسَلَ الرِّیاحَ مُبَشِّراتٍ بَیْنَ یَدَىْ رَحْمَتِهِ یا مَنْ لَمْ یَعْجَلْ عَلى مَنْ عَصاهُ مِنْ خَلْقِهِ یا مَنِ اسْتَنْقَذَ السَّحَرَهَ مِنْ بَعْدِ طُولِ الْجُحُودِ وَقَدْ غَدَوْا فى نِعْمَتِهِ یَاْکُلُونَ رِزْقَهُ، وَیَعْبُدُونَ غَیْرَهُ وَقَدْ حاَّدُّوهُ وَناَّدُّوهُ وَکَذَّبُوا رُسُلَهُ

 

 

Ô Dieu, ô Dieu, ô Celui qui commence, ô seul Novateur, point de semblable à Toi, ô Permanent, point de limite pour Toi, ô seul Vivant alors qu’il n’y a pas de vie, ô Celui qui donne la vie aux morts, ô Celui qui se tient auprès de chaque homme comme témoin de ce qu’il fait, ô Celui qui ne m’a pas privé bien que mon remerciement soit minime, qui ne m’a pas confondu malgré la gravité de mes fautes et qui ne m’a pas dénoncé bien qu’il m’ait vu commettre les péchés, ô Celui qui m’a protégé pendant mon enfance, ô Celui qui m’a gratifié quand j’ai grandi, ô Celui dont les dons pour moi ne se comptent pas, dont les Bienfaits ne peuvent être remerciés [tant ils sont nombreux], ô Celui qui s’est présenté à moi par le Bien et la Bonté et Auquel j’ai répondu par le mal et le péché, ô Celui qui m’a guidé vers la foi avant que je ne connaisse le remerciement pour Ses Bienfaits.

yâ Allâhu, yâ Allâhu, yâ badî’u, yâ badî‘ann, lâ nidda laka, yâ dâ’imann là nafadha laka, yâ hayyann hîna lâ hayya, yâ muhîya al-mawta, yâ man huwa qâ’imunn ‘alâ kulli nafsinn bimâ kasabat yâ man qalla lahu shukrî falam yahrimnî, wa ‘azhumat khatî’atî fa-lam yafdahnî, wa ra’anî ‘alâ-l-ma‘âsî fa-lam yash’hamî, yâ man hafizhanî fî igharî, yâ man razaqanî fî kibarî, yâ man ayâdîhi ‘indî lâ tuhsâ, wa ni‘amuhu lâ tujâzâ, yâ man ‘âradanî bi-l-khayri wa-l-ihsâni, wa ‘âradtuhu bil-isâ’ati wa-l-‘isyâni, yâ man hadânî li-l-îmâni, min qabli an a‘rifa shukra-l-imtinâni.

یا اَلله یا اَلله یا بَدىَُّ یا بَدیعُ لا نِدَّلَکَ یا دآئِماً لا نَفادَ لَکَ یا حَیّاً حینَ لا حَىَّ یا مُحْیِىَ الْمَوْتى یا مَنْ هُوَ قآئِمٌ عَلى کُلِّ نَفْسٍ بِما کَسَبَتْ یا مَنْ قَلَّ لَهُ شُکْرى فَلَمْ یَحْرِمْنى وَعَظُمَتْ خَطیَّئَتى فَلَمْ یَفْضَحْنى وَرَ انى عَلَى الْمَعاصى فَلَمْ یَشْهَرْنى یا مَنْ حَفِظَنى فى صِغَرى یا مَنْ رَزَقَنى فى کِبَرى یا مَنْ اَیادیهِ عِنْدى لا تُحْصى وَنِعَمُهُ لا تُجازى یا مَنْ عارَضَنى بِالْخَیْرِ وَالاِْحْسانِ وَعارَضْتُهُ بِالاِْسائَهِ وَالْعِصْیانِ یا مَنْ هَدانى لِلاْ یمانِ مِنْ قَبْلِ اَنْ اَعْرِفَ شُکْرَ الاِْمْتِنانِ

 

 

Ô Celui que j’ai appelé et Qui m’a guéri [alors que j’étais] malade, Qui m’a habillé [alors que j’étais] nu, Qui m’a rassasié [alors que j’étais] affamé, Qui m’a breuvé [alors que j’étais] assoiffé, Qui m’a considéré [alors que j’étais] humilié, Qui m’a appris [alors que j’étais] ignorant, Qui m’a multiplié [alors que j’étais] seul, Qui m’a ramené [alors que j’étais] absent, Qui m’a pourvu [alors que j’étais] indigent, Qui m’a rendu victorieux [alors que je] demandais la victoire, Qui ne m’a pas privé de Ses Bienfaits] [alors que j’étais] riche et Qui, lorsque je me suis abstenu de [demander] tout cela, a [pourtant] pris l’initiative [de me donner par Sa Faveur], aussi à Toi la Louange et le Remerciement, ô Celui qui m’a relevé de mes faux-pas, qui a soulagé mes peines, qui a répondu à mon appel, qui a dissimulé mes parties intimes, qui a pardonné mes péchés, qui m’a fait parvenir ma demande, qui m’a donné la victoire sur mon ennemi. Si je faisais le compte de Tes Bienfaits, de Tes Dons et de Tes généreuses Gratifications, je ne le pourrais pas.

yâ man da‘awtuhu marîdann fa-shafanî, wa ‘uryânann fa-kasânî, wa jâ’i‘ann fa-ashba‘anî, wa ‘atshânann fa-arwânî, wa dhalîlann fa-a‘zzanî, wa jàhilann fa-‘arrafanî, wa wahîdann fa-kaththaranî, wa ghâ’ibann fa-raddanî, wa muqillann fa-aghnânî, wa muntasirann fa-nasarani wa ghaniyyann falam yaslubnî, wa amsaktu ‘an jamî‘i dhâlika fa-btada’anî, fa-laka ai-hamdu wa-sh-shukru, yâ man aqâla ‘athratî, wa naffasa kurbatî, wa ajâba da‘watî, wa satara ‘awratî, wa ghafara dhunûbî, wa ballaghnî talibatî, wa ‘asaranî ‘alâ ‘aduwwî. Wa, in a‘udda ni‘amaka wa minanaka wa karâ’ima minahika, lâ uhsîhâ.

یا مَنْ دَعَوْتُهُ مَریضاً فَشَفانى، وَعُرْیاناً فَکَسانى وَجـائِعاً فَاَشْبَعَنى وَعَطْشانَ فَاَرْوانى وَذَلیلاً فَاَعَزَّنى وَجاهِلاً فَعَرَّفَنى وَوَحیداً فَکَثَّرَنى وَغائِباً فَرَدَّنى وَمُقِلاًّ فَاَغْنانى وَمُنْتَصِراً فَنَصَرَنى وَغَنِیّاً فَلَمْ یَسْلُبْنى وَاَمْسَکْتُ عَنْ جَمیعِ ذلِکَ فَابْتَدَاَنى فَلَکَ الْحَمْدُ وَالشُّکْرُ یا مَنْ اَقالَ عَثْرَتى وَنَفَّسَ کُرْبَتى وَاَجابَ دَعْوَتى وَسَتَرَ عَوْرَتى وَغَفَرَ ذُنُوبى وَبَلَّغَنى طَلِبَتى وَنَصَرَنى عَلى عَدُوّى وَاِنْ اَعُدَّ نِعَمَکَ وَمِنَنَکَ وَکَرائِمَ مِنَحِکَ لا اُحْصیها

 

 

C’est Toi qui dispenses les bienfaits, ’est Toi qui fais le bien, c’est Toi qui embellis, c’est Toi qui améliores, c’est Toi qui parfais, c’est Toi qui pourvois à la subsistance, c’est Toi qui donnes la réussite, c’est Toi qui donnes, c’est Toi qui enrichis, c’est Toi qui procures (les richesses), c’est Toi qui abrites, c’est Toi qui suffis, c’est Toi qui guides, c’est Toi qui préserves, c’est Toi qui dissimules, c’est Toi qui pardonnes, c’est Toi qui élèves, c’est Toi qui raffermis, c’est Toi qui renforces, c’est Toi qui assistes, c’est Toi qui aides, c’est Toi qui soutiens, c’est Toi qui portes secours, c’est Toi qui guéris, c’est Toi qui donnes la santé, c’est Toi qui honores, c’est Toi qui es Béni et très Loué, aussi à Toi la Louange toujours et à Toi les Remerciements continuellement, perpétuellement.

 

Yâ mawlâya, anta-l-ladhî mananta, anta-l-ladhî an‘amta, anta-l-ladhî ahsanta, Ô mon Maître, c’est Toi qui combles de faveurs, anta-l-ladhî ajmalta, anta-l-ladhî afdalta, anta-l-ladhî akmalta, anta-l-ladhî razaqta, anta-l-ladhî waffaqta, anta-l-ladhî a‘tayta, anta-l-ladhî aghnayta, anta-l-ladhî aqnayta, anta-l-ladhî âwayta, anta-l-ladhî kafayta, anta-l-ladhî hadayta, anta-l-ladhî ‘asamta, anta-l-ladhî satarta, anta-l-ladhî ghafarta, anta-l-ladhî aqalta, anta-l-ladhî makkanta, anta-l-ladhî a’zazta, anta-l-ladhî a‘anta, anta-l-ladhî ‘adadta, anta-l-ladhî ayyadta, anta-l-ladhî nasarta, anta-l-ladhî shafayta, anta-l-ladhî ‘âfayta, anta-l-ladhî akramta, anta-l-ladhî tabârakta wa ta’âlayta, fa-laka al-hamdu, dâ’imann, wa laka-sh-shukru, wâsîyann, abadann.

 

یا مَوْلاىَ ، اَنْتَ الَّذى مَنَنْتَ اَنْتَ الَّذى اَنْعَمْتَ اَنْتَ الَّذى اَحْسَنْتَ اَنْتَ الَّذى اَجْمَلْتَ اَنْتَ الَّذى اَفْضَلْتَ اَنْتَ الَّذى اَکْمَلْتَ اَنْتَ الَّذى رَزَقْتَ اَنْتَ الَّذى وَفَّقْتَ اَنْتَ الَّذى اَعْطَیْتَ اَنْتَ الَّذى اَغْنَیْتَ اَنْتَ الَّذى اَقْنَیْتَ اَنْتَ الَّذى اوَیْتَ اَنْتَ الَّذى کَفَیْتَ اَنْتَ الَّذى هَدَیْتَ اَنْتَ الَّذى عَصَمْتَ اَنْتَ الَّذى سَتَرْتَ اَنْتَ الَّذى غَفَرْتَ اَنْتَ الَّذى اَقَلْتَ اَنْتَ الَّذى مَکَّنْتَ اَنْتَ الَّذى اَعْزَزْتَ اَنْتَ الَّذى اَعَنْتَ اَنْتَ الَّذى عَضَدْتَ اَنْتَ الَّذى اَیَّدْتَ اَنْتَ الَّذى نَصَرْتَ اَنْتَ الَّذى شَفَیْتَ اَنْتَ الَّذى عافَیْتَ اَنْتَ الَّذى اَکْرَمْتَ ، تَبارَکْتَ وَتَعالَیْتَ فَلَکَ الْحَمْدُ دآئِماً وَلَکَ الشُّکْرُ واصِباً اَبَداً

 

 

INVOCATION D'IMAM HUSSEIN(AS) , LE JOUR D'ARAFA(9em jour du mois Dhul-Hajja)

(Partie1)

Introduction :

L’invocation de l’Imam al-Husayn (as) au jour d‘Arafa, est une des plus importantes invocations. Elle contient des enseignements ésotériques et théologiques. 

L’invocation de l’Imam al-Husayn (as) du jour de ‘Arafa contient des enseignements très profonds dont les plus importants sont :

 

La connaissance de Dieu, de Ses attributs et la connaissance des prophètes(as).

La méditation sur l’univers et se rappeler des bienfaits divins.

Se repentir auprès d’Allah et Lui demander le pardon.

Demander ce dont on a besoin en commençant par la prière sur le Prophète (s) et les membres pures de sa famille.

Demander la bénédiction, la lumière de la guidance et la miséricorde divine.

 

Texte et la traduction de l’invocation:

Louange à Dieu qui n’a pas d’objecteur à Son Décret, ni d’opposant à Son Don, et aucune d’oeuvre d’un artisan n’est semblable à la Sienne, Il est Le Généreux Donateur, Il a créé les espèces de créations originales et a fabriqué à la perfection Ses créatures par Sa Sagesse. Les avant-gardes ne lui sont pas cachées ni les dépôts ne sont perdus chez Lui. Il récompense tout artisan, enrichit quiconque se contente de peu, fait miséricorde à quiconque L’implore, fait descendre tout ce qui est bénéfique et le Livre rassemblant [tout], par la lumière éclatante. Il est Celui qui entend les invocations, qui dissipe les peines, qui élève les degrés. 

 

Al-hamdu li-llâhi al-ladhî laysa li-qadâ’ihi dâfi‘unn, wa lâ li-‘atâ’ihi mâni‘unn, wa lâ kasun’ihi sun‘u sâni’inn, wahuwa-l-jawâdu-l-wâsi’u, fatara ajnâsa-l-badâ’ i‘ i, wa atqana bihikmatihi as-sanâ’i‘i. Lâ takhfâ ‘alayhi at-talâ’i‘u wa lâ tadî‘u ‘indahu al-wadâ’i‘u. Jâzî kulli sâni’inn, wa râ’ishu kulli qâni‘inn, wa râhimu kulli dâri’inn, wa munzilu-l-manâfi‘i, wa-l-kitâbi-l-jâmi‘i bi-n-nûri-s-sâti‘i. Wa huwa li-d-da‘awâti sâmi-‘unn, wa li-l-kurubâti dâfi’unn, wa lid-darajâti râfi’unn.

 اَلْحَمْدُ لله الَّذى لَيْسَ لِقَضآئِهِ دافِعٌ وَلا لِعَطائِهِ مانِعٌ وَلا كَصُنْعِهِ صُنْعُ صانِعٍ وَهُوَ الْجَوادُ الْواسِعُ فَطَرَ اَجْناسَ الْبَدائِعِ واَتْقَنَ بِحِكْمَتِهِ الصَّنائِعَ لا تَخْفى عَلَيْهِ الطَّلايِـعُ وَلا تَضيعُ عِنْدَهُ الْوَدائِعُ جازى كُلِّ صانِعٍ وَرائِشُ كُلِّ قانعٍ وَراحِمُ كُلِّ ضارِعٍ وَمُنْزِلُ الْمَنافِعِ وَالْكِتابِ الْجامِعِ بِالنُّورِ السّاطِعِ وَ هُوَ لِلدَّعَواتِ سامِعٌ وَلِلْكُرُباتِ دافِعٌ وَلِلدَّرَجاتِ رافِعٌ

 

 

qui réprime les oppresseurs, Point de Dieu autre que Lui, rien ne L’égale, rien ne Lui ressemble et Il est Celui qui entend tout, qui voit tout, le Bienveillant, le Bien-Informé et Il est Puissant sur toute chose. Mon Dieu, j’aspire à Toi et j’atteste que la Souveraineté est à Toi, persuadé que Tu es mon Seigneur et que vers Toi est mon retour. Tu m’as commencé par Ta Bienfaisance avant que je ne sois quelque chose dont on fasse mention, Tu m’as créé de la terre, ensuite Tu m’as logé dans les lombes, à l’abri des vicissitudes du temps et de la variation des époques et des années.

wa li-l-jâbâbirati qâmi‘unn, Fa-lâ ilâha ghayruhu, wa lâ shay’a ya’diluhu, wa laysa ka-mithlihi shay’unn, wa huwa as-samî‘u, al-basîru, al-latîfu, al-khabîru, wa huwa ‘alâ kulli shay’inn qadîrunn. Allahumma, innî arghabu ilayka, wa ashhadu bi-r-rubûbiyyati laka, muqirrann bi-annaka rabbî wa anna ilayka maraddî. Ibtada’tanî bi-ni‘matika qabla an akûna shay’ann madhkûrann, wa khalaqtanî mina-t-turâbi thumma askantanî al-aslâba, âminann li-raybi-l-manûni waikhtilâfï-d-duhûri wa-s-sinîna.

وَلِلْجَبابِرَةِ قامِعٌ فَلا اِلهَ غَيْرُهُ وَلا شَىْءَ يَعْدِلُهُ وَلَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ وَهُوَ السَّميعُ الْبَصيرُاللَّطيفُ الْخَبيرُ وَهُوَ عَلى كُلِّشَىْءٍ قَديرٌ اَللّهُمَّ اِنّى اَرْغَبُ إِلَيْكَ وَ اَشْهَدُ بِالرُّبُوبِيَّةِ لَكَ مُقِرّاً بِاَنَّكَ رَبّى وَ اِلَيْكَ مَرَدّى اِبْتَدَاْتَنى بِنِعْمَتِكَ قَبْلَ اَنْ اَكُونَ شَيْئاً مَذْكُورا وَخَلَقْتَنى مِنَ التُّرابِ ثُمَّ اَسْكَنْتَنِى الاَْصْلابَ آمِناً لِرَيْبِ الْمَنُونِ وَاخْتِلافِ الدُّهُورِ وَالسِّنينَ

 

Je suis resté me déplaçant des lombes à l’utérus, au fil des jours passés et des siècles écoulés [de génération en génération], Tu ne m’as pas fait sortir, par Compassion envers moi, par Bonté pour moi et par Bienfaisance à mon égard, dans l’Etat des chefs des mécréants qui ont violé Ton Pacte, qui ont traité de menteurs Tes Messagers. mais Tu m’as fait sortir pour la voie juste qui m’a précédé, que Tu m’as facilitée et dans laquelle Tu m’as fait croître. Et avant cela, Tu as été Bienveillant envers moi [en m’octroyant] une belle fabrication et de nombreux bienfaits. Tu as commencé ma création à partir d’un spermatozoïde, puis Tu m’as logé dans trois ténèbres entre la chair, le sang et la peau.

Fa-lam azal zhâ’inann min sulbinn ilâ rahiminn fî taqâduminn mina-l-ayyâmi-l-mâdiyati wa-l-qurûni-l-khâliyati, lam tukhrijnî, li-ra’fatika bî, wa lutfika lî, wa ihsânika ilayya, fî dawlati a’immati-l-kufri-l-ladhîna naqadû ‘ahdaka, wa kadhdhabû rusulaka. lakinnaka akhrajtanî li-l-ladhî sabaqa lî mina-l-hudâ, al-ladhî lahu yassartanî, wa fîhi ansha’tanî. wa min qablî dhâlika, ra’ufta bî,bi-jamîli sun’ika, wa sawâbighi ni’amika. Fa-abtada‘ta khalqî min maniy-yinn yumnâ, wa askantanî fi zhulumâtinn thalâthinn, bayna lahminn wa daminn wa jildinn.

فَلَمْ اَزَلْ ظاعِناً مِنْ صُلْبٍ اِلى رَحِمٍ فى تَقادُمٍ مِنَ الاَْيّامِ الْماضِيَةِ وَالْقُرُونِ الْخالِيَةِ لَمْ تُخْرِجْنى لِرَاْفَتِكَ بى وَلُطْفِكَ لى وَاِحْسانِكَ اِلَىَّ فى دَوْلَةِ اَئِمَّةِ الْكُفْرِ الَّذينَ نَقَضُوا عَهْدَكَ وَكَذَّبُوا رُسُلَكَ لكِنَّكَ اَخْرَجْتَنى لِلَّذى سَبَقَلى مِنَ الْهُدَى الَّذى لَهُ يَسَّرْتَنى وَفيهِ اَنْشَاءْتَنى وَمِنْ قَبْلِ ذلِكَ رَؤُفْتَ بى بِجَميلِ صُنْعِكَ وَسَوابِـغِ نِعَمِكَ فابْتَدَعْتَ خَلْقى مِنْ مَنِىٍّ يُمْنى وَاَسْكَنْتَنى فى ظُلُماتٍ ثَلاثٍ بَيْنَ لَحْمٍ وَدَمٍ وَجِلْدٍ

 

Tu ne m’as pas pris à témoin de ma création et Tu n’as rien laissé me concernant en mon [pouvoir], Ensuite, Tu m’as fait sortir pour la voie juste qui m’a précédé, dans ce monde-ci, étant complet et sain, Tu m’as protégé alors que j’étais un petit garçon, Tu m’as nourri de lait délicieux, Tu as attendri le coeur des nourrices sur moi, Tu m’as confié aux mères utérines, Tu m’as protégé des malheurs des djinns et Tu m’as préservé des excès et de la privation. Alors que Tu sois Exalté, ô Très-Miséricordieux, ô Tout-Miséricordieux ! Jusqu’au jour où lorsque j’ai commencé à parler.

lam tush’hidnî khalqî, wa lam taj‘al ilayya shay’ann min amrî, thumma akhrajtanî li-l-ladhî sabaqa lî mina-l-hudâ, ilâ ad-dunyâ, tâmmann, sawiyyann wa hafizhtanî fî-l-mahdi tiflann sabiyyann, wa razaqtanî mina-lghidhâ’i labanann mariyyann, wa ‘atafta ‘alayya qulûba-l-hawâdini, wa kaffaltanî al-ummahâti-r-rawâhima, Wa kala’tanî min tawâriqi-l-jânni wa sallamtanî mina-z-ziyâdati wa-n-nuqsâni. Fa-ta’âlayta, yâ rahîmu, yâ rahmanu, Hattâ idhâ-stahlaltu nâtiqann bi-l-kalâmi.

لَمْ تُشْهِدْنى خَلْقى وَلَمْ تَجْعَلْ اِلَىَّ شَيْئاً مِنْ اَمْرى ثُمَّ اَخْرَجْتَنى لِلَّذى سَبَقَ لى مِنَ الْهُدى اِلَى الدُّنْيا تآمّاً سَوِيّاً وَحَفِظْتَنى فِى الْمَهْدِ طِفْلاً صَبِيّاً وَرَزَقْتَنى مِنَ الْغِذآءِ لَبَناً مَرِيّاً وَعَطَفْتَ عَلَىَّ قُلُوبَ الْحَواضِنِ وَكَفَّلْتَنى الاُْمَّهاتِ الرَّواحِمَ وَكَلاَْتَنى مِنْ طَوارِقِ الْجآنِّ وَسَلَّمْتَنى مِنَ الزِّيادَةِ وَالنُّقْصانِ فَتَعالَيْتَ يا رَحيمُ يا رَحْمنُ حتّى اِذَا اسْتَهْلَلْتُ ناطِقاً بِالْكَلامِ

 

Tu as complété Tes Bienfaits répandus sur moi. Tu m’as élevé en force (en croissance) chaque année jusqu’au jour où ma nature originelle (ma fitrat) fût achevée et ma sagacité arrivée à maturité, Tu m’as imposé Ton Argument en m’inspirant Ta Connaissance, Tu as suscité en mon coeur l’admiration pour les merveilles de Ta Sagesse, Tu m’as éveillé à ce que Tu as créé en belles créatures dans Ton ciel et Ta terre et Tu m’as avisé de Te remercier et de T’évoquer, Tu m’as imposé de T’obéir et de T’adorer, Tu m’as fait comprendre ce que Tes Messagers ont amené avec eux, Tu m’as facilité l’obtention de Ta Satisfaction, Tu m’as comblé de tout cela par Ton Aide et Ta Bonté. Ensuite, alors que Tu m’as créé de la meilleure argile.

atmamta ‘alayya sawâbigha-l-in‘âmi wa rabbaytanî âyidann (zâi’-dann) fî kulli ‘âminn, hattâ idhâ aktamalat fitratî, wa a’tadalat mirratî, awjabta ‘alayya hujjataka, bi-an alhamtanî ma’rifataka, wa rawwa’tanî bi-‘ajâ’ibi hikmatika, wa ayqazhtanî limâ dhara’ta fî samâ’ika wa ardika min badâ’i‘i khalqika, wa nabbahtanî li-shukrika wa dhikrika, wa awjabta ‘alayya tâ’ataka wa ‘ibâdataka, wa fahhamtanî mà jâ’at bihi rusuluka, wa yassarta lî taqabbula mardâtika, wa mananta ‘alayya fî jamî‘i dhâlika bi-‘awnika wa lutfika. Thumma idh khalaqtanî min khayri-th-tharâ

اَتْمَمْتَ عَلَىَّ سَوابغَ الاِْ نْعامِ وَ رَبَّيْتَنى زايِداً فى كُلِّ عامٍ حَتّى إ ذَا اكْتَمَلَتْ فِطْرَتى وَاعْتَدَلَتْ مِرَّتى اَوْجَبْتَ عَلَىَّ حُجَتَّكَ بِاَنْ اَلْهَمْتَنى مَعْرِفَتَكَ وَرَوَّعْتَنى بِعَجائِبِ حِكْمَتِكَ وَاَيْقَظْتَنى لِما ذَرَاْتَ فى سَمآئِكَ وَ اَرْضِكَ مِنْ بَدائِعِ خَلْقِكَ وَنَبَّهْتَنى لِشُكْرِكَ وَذِكْرِكَ وَاَوجَبْتَ عَلَىَّ طاعَتَكَ وَعِبادَتَكَ وَفَهَّمْتَنى ما جاَّءَتْ بِهِ رُسُلُكَ وَيَسَّرْتَ لى تَقَبُّلَ مَرْضاتِكَ وَمَنَنْتَ عَلَىَّ فى جَميعِ ذلِكَ بِعَونِكَ وَلُطْفِكَ ثُمَّ اِذْ خَلَقْتَنى مِنْ خَيْرِ الثَّرى

 

Tu n’as pas accepté pour moi un bienfait sans un autre, Tu m’as prodigué différentes sortes [de moyens] de subsistance et de richesses par Ta Grâce immense et incommensurable pour moi ainsi que par Ta Bienfaisance éternelle à mon égard, au point que, tout en ayant achevé [de m’octroyer] l’ensemble des Bienfaits et écarté de moi tout mécontentement, mon ignorance ainsi que mon audace à Ton égard ne T’ont pas empêché de me signaler ce qui me rapprocherait de Toi ni de me faire parvenir ce qui me rendrait proche de Toi. Car si je T’appelle Tu me réponds, si je Te demande Tu me donnes, si je T’obéis Tu me remercies, si je Te remercie Tu m’augmentes.

 

lam tarda lî, yâ ilâhî, ni’matann dûna ukhrâ, wa razaqtanî min anwâ‘i-l-ma’âshi, wa sunûfi-r-riyâshi, bimannika-l-‘azhîmi al-a‘zhami ‘alayya, wa ihsânika-l-qadîmi ilayya, hattâ idhâ atmamta ‘alayya jamî‘a-n-ni‘ami, wa sarafla ‘annî kulla-n-niqami, lam yamna’ka jahlî wa jur’atî ‘alayka an dalaltanî ilâ mâ yuqarribunî ilayka, wa waffaqtanî limâ yuzlifunî ladayka. Fa-in da’awtuka ajabtanî, wa in sa’altuka a’taytanî, wa in ata’tuka shakartanî, wa in shakartuka zidtanî

 

لَمْ تَرْضَ لى يا اِلهى نِعْمَةً دُونَ اُخرى وَرَزَقْتَنى مِنْ اَنواعِ الْمَعاشِ وَصُنُوفِ الرِّياشِ بِمَنِّكَ الْعَظيمِ الاَْعْظَمِ عَلَىَّ وَاِحْسانِكَ الْقَديمِ اِلَىَّ حَتّى اِذا اَتْمَمْتَ عَلَىَّ جَميعَ النِّعَمِ وَصَرَفْتَ عَنّى كُلَّ النِّقَمِ لَمْ يَمْنَعْكَ جَهْلى وَجُرْاءَتى عَلَيْكَ اَنْ دَلَلْتَنى اِلى ما يُقَرِّبُنى اِلَيْكَ وَوَفَّقْتَنى لِما يُزْلِفُنى لَدَيْكَ فَاِنْ دَعَوْتُكَ اَجَبْتَنى وَاِنْ سَئَلْتُكَ اَعْطَيْتَنى وَاِنْ اَطَعْتُكَ شَكَرْتَنى وَاِنْ شَكَرْتُكَ زِدْتَنى

 

tout cela, venant compléter Tes Bienfaits sur moi et Tes Bontés à mon égard. Alors, Gloire à Toi, Gloire à Toi, ô Celui qui innove et qui recommence, ô le Très Loué, le Majestueux, Tes Noms sont sanctifiés et Ta Grâce est devenue grandiose. Aussi, ô mon Dieu, lequel de Tes Bienfaits dénombrer ou évoquer ou pour lequel de Tes Dons Te remercier, alors qu’ils sont, ô Seigneur, plus nombreux que ce qu’énumèrent ceux qui dénombrent, ou ce que connaissent ceux qui retiennent par coeur ?! Et les maux et les calamités que Tu as écartés et repoussés de moi sont plus nombreux que la santé et le bienêtre qui me sont apparus ! Et moi, j’atteste, ô mon Dieu, au nom de l’authenticité de ma foi.

 

kullu dhâlika ikmâlunn li-an‘umika ‘alayya wa ihsânika ilayya. Fa-subhânaka, subhânaka min mubdî’inn, mu’îdinn, hamîdinn, majîdinn, wa taqaddasat asmâ-’uka wa ‘azhumat âlâ’uka. Fa-ayyu ni’amika, yâ ilâhî, uhsî ‘adadann wa dhikrann, am ayyu ‘atâyâka aqûmu bihâ shukrann. wa hiya, yâ rabbi aktharu min an yuhsîhâ al-‘addûna aw yablugha ‘ilmann bihâ al-hâfizhûna. Thumma mâ sarafta wa dara’ta‘annî, Allâhumma, mina-d-durri wa-d-darrâ’i aktharu mimmâ zhahara lî mina-l-‘âfiyati wa-s- sarrâ’i. Wa anâ ash’hadu, yâ ilâhî, bi-haqîqati îmânî

 

كُلُّ ذلِكَ اِكْمالٌ لاَِنْعُمِكَ عَلَىَّ وَاِحْسانِكَ اِلَىَّ فَسُبْحانَكَ سُبْحانَكَ مِنْ مُبْدِئٍ مُعيدٍ حَميدٍ مَجيدٍ تَقَدَّسَتْ اَسْمآؤُكَ وَعَظُمَتْ الاَّؤُكَ فَأَىَُّ نِعَمِكَ يا اِلهى اُحْصى عَدَداً وَذِكْراً أمْْ اَىُّ عَطـاياكَ أقُومُ بِها شُكْراً وَهِىَ يا رَبِّ اَكْثَرُ مِنْ اَنْ يُحْصِيَهَا الْعآدّوُنَ أوْ يَبْلُغَ عِلْماً بِهَا الْحافِظُونَ ثُمَّ ما صَرَفْتَ وَدَرَأْتَ عَنّى اَللّهُمَّ مِنَ الضُرِّ وَالضَّرّآءِ أكْثَرُ مِمّا ظَهَرَ لى مِنَ الْعافِيَةِ وَالسَّرّآءِ وَاَنـَا اَشْهَدُ يا اِلهى بِحَقيقَةِ ايمانى

 

des nouages des déterminations de la certitude, de la pureté et de la clarté de mon unicité, de la profondeur cachée de ma conscience, des connexions des conduits de la lumière de ma vue, des traits de la face de mon front. des ouvertures perçantes de mon âme, des ailes tendres de l’arête du nez, des canaux du tympan de mes oreilles, de ce sur quoi mes deux lèvres ont été rassemblées et appliquées, des mouvements de prononciation de ma langue, de la base du palais de ma bouche et de mes mâchoires, de la plantation de mes molaires, du canal par lequel je mange et je bois, de ce qui porte la mère de ma tête [l’encéphale ou le tronc cervical], de l’accès des veines le long de ma nuque.

wa ‘aqdi ‘azamâti yaqînî, wa khâlisi sarîhi tawhîdî, wa bâtini maknûni damîrî, wa ‘alâ’iqi majârî nûri basarî, wa asârîri safhati jabînî, wa khurqi masâribi nafsî, wa khadhârîfi mârini ‘imînî, wa masâribi simâkhi sam‘î, wa mâ dummat wa atbaqat ‘alayhi shafatâya, wa harakâti lafzhi lisânî, wa maghrazi hanaki famî wa fakkî, wa manâbiti adrâsî, wa masâghi mat’amî, wa mashrabî wa himâlati ummi ra’sî, wa bulûghi fârighi habâ’ili ‘unuqî

 

وَعَقْدِ عَزَماتِ يَقينى وَخالِصِ صَريحِ تَوْحيدى وَباطِنِ مَكْنُونِ ضَميرى وَعَلائِقِ مَجارى نُورِ بَصَرى وَاَساريرِ صَفْحَةِ جَبينى وَخُرْقِ مَسارِبِ نَفْسى وَخَذاريفِ مارِنِ عِرْنينى وَمَسارِبِ سِماخِ سَمْعى وَما ضُمَّتْ وَاَطْبَقَتْ عَلَيْهِ شَفَتاىَ وَحَرَكاتِ لَفْظِ لِسانى وَمَغْرَزِ حَنَكِ فَمى وَفَكّى، وَمَنابِتِ اَضْراسى وَمَساغِ مَطْعَمى وَمَشْرَبى وَحِمالَةِ اُمِّ رَاءْسى وَبُلُوعِ فارِغِ حَباَّئِلِ عُنُقى

 

 

de ce que comprend l’enveloppe de ma poitrine, de ce qui porte mon artère aortique, de ce qui sert à suspendre le voile de mon coeur, des morceaux des bords de mon foie, de ce autour de quoi plane l’épigastre de mes côtes, des cavités arrondies de mes articulations, de ce qui rassemble mes deux jambes, de l’extrémité de mes phalanges, de ma chair et de mon sang, de mes cheveux, de ma peau, de mes nerfs, de ma charpente osseuse, de mes os, de mon cerveau, de mes veines, de l’ensemble de mes membres, de ce qui a poussé pendant les jours où j’ai été allaité, de ce que la terre a porté de moi, de mon sommeil et de mon éveil, de mon calme et des mouvements de mon inclination et de ma prosternation.

 

wa mâ-shtamala ‘alayhi nâmûru sadri, wa hamâ’ili habli watînî, wa niyâti hijâbi qalbî, wa aflâdhi hawâshî kabidî, wa mâ hawat’hu sharâsîfu adlâ‘î, wa hiqâqu mafâsilî, wa qabdu ‘awâmilî, wa atrâfu anâmilî, wa lahmî, wa damî, wa sha‘rî, wa basharî, wa ‘asabî, wa qasabî, wa ‘izhâmî, wa mukhkhî, wa ‘urûqî, wa jamî‘u jawârihî, wa mâ antasaja ‘alâ dhâlika ayyâma ridâ‘î, wa mâ aqallati-l-ardu minnî, wa nawmî, wa yaqazhatî, wa sukûnî, wa harakâti rukû’î wa sujûdî

 

وَمَا اشْتَمَلَ عَليْهِ تامُورُ صَدْرى وَحمائِلِ حَبْلِ وَتينى وَنِياطِ حِجابِ قَلْبى وَاءَفْلاذِ حَواشى كَبِدى وَما حَوَتْهُ شَراسيفُ اَضْلاعى وَحِقاقُ مَفاصِلى وَقَبضُ عَوامِلى وَاَطرافُِ اَنامِلى وَلَحْمى وَدَمى وَشَعْرى وَبَشَرى وَعَصَبى وَقَصَبى وَعِظامى وَمُخّى وَعُرُوقى وَجَميعُِ جَوارِحى وَمَا انْتَسَجَ عَلى ذلِكَ اَيّامَ رِضاعى وَما اَقلَّتِ الاَْرْضُ مِنّى وَنَوْمى وَيَقَظَتى وَسُكُونى وَحَرَكاتِ رُكُوعى وَسُجُودى

 

[j’atteste] que si j’essayais, si je m’efforçais de réaliser un remerciement pour l’un de Tes Bienfaits, durant les ères et les époques, même en les ayant vécues, je ne le pourrais que par Don de Ta Part, ce qui m’obligerait à Te remercier à nouveau, [d’un remerciement] perpétuellement renouvelé, élogieux, imminent. Et si je désirais, moi avec Tes créatures qui comptent, évaluer la quantité de Tes Bienfaits précédents et antérieurs, je n’en ferais pas le tour ni en nombre ni en durée. Loin de là ! Comment n’en serait- il pas ainsi quand. Toi, Tu nous as informés, dans Ton Livre parlant.

 

an law hâwaltu wa Ijtahadtu, madâ-l-a‘sâri wa-l-ahqâbi, law ‘ummirtuhâ, an u’addiya shukra wâhidatinn min an‘umika, mâ-stata‘tu dhâlika, illâ bi-mannika al-mûjabi ‘alayya bihi shukruka, abadann, jadîdann, wa thanâ’ann târifann, ‘atîdann ajal Wa law harastu anâ wa-l-‘âddûna min anâmika, an tuhsiya madâ in’âmika sâlifihi wa ânifihi, mâ hasarnâhu ‘adadann, wa lâ ahsaynâhu amadann. Hayhâta annâ dhâlika, wa anta-l-mukhbiru fî kitâbika-n-nâtiqi

 اَنْ لَوْ حاوَلْتُ وَاجْتَهَدْتُ مَدَى الاَْعصارِ وَالاَْحْقابِ لَوْ عُمِّرْتُها اَنْ أُؤَدِّىَ شُكْرَ واحِدَةٍ مِنْ أَنْعُمِكَ مَا اسْتَطَعْتُ ذلِكَ اِلاّ بِمَنِّكَ الْمُوجَبِ عَلَىَّ بِهِ شُكْرُكَ اَبَداً جَديداً وَثَنآءً طارِفاً عَتيداً اَجَلْ وَلوْ حَرَصْتُ اَنـَا وَالْعآدُّونَ مِنْ اَنامِكَ أَنْ نُحْصِىَ مَدى اِنْعامِكَ سالِفِهِ وَ انِفِهِ ما حَصَرْناهُ عَدَداً وَلا اَحْصَيناهُ اَمَداً هَيْهاتَ أنّى ذلِكَ وَاَنْتَ الْمُخْبِرُ فى كِتابِكَ النّاطِقِ

 

et la Nouvelle sincère, que : {si vous vouliez compter les Bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les dénombrer} (34/ XIV), Ton Livre dit la vérité, notre Dieu, ainsi que Tes nouvelles. Tes Prophètes et Tes Messagers ont transmis ce que Tu as descendu sur eux de Ta Révélation et ce queTu as légiféré de Ta Religion pour eux et par eux, sauf que moi, ô mon Dieu, j’atteste de mon effort et de mon sérieux, de la limite de mes capacités et de ma force et je dis avec foi et certitude : Louange à Dieu qui ne s’est pas donné de fils qui hériterait de Lui, qui n’a pas d’associé dans Sa Royauté qui s’opposerait à Lui dans ce qu’il a créé.

 

wa-n-naba’i as-sâdiqi wa in ta’uddû ni‘mata-llâhi lâ tuhsûhâ, sadaqa kitâbuka, Allâhumma, wa inbâ’uka Wa ballaghat anbiyâ’uka wa rusuluka, mâ anzalta ‘alayhim min wahîka, wa shara’ta lahum wa bihim min dînika. ghayra annî, yâ ilahî, ash’hadu, bi-juhdî wa jiddî, wa mablaghi tâqatî wa us‘î, wa aqûlu, mu’minann, mûqinann : Al-hamdu li-llâhi al-ladhî lam yattakhidh waladann, fa-yakûna mawrûthann, wa lam yakun lahu sharîkunn fi mulkihi, fa-yudâddahu fimâ abtada‘a  

 

وَالنَّبَاءِ الصّادِقِ وَاِنْ تَعُدُّوا نِعْمَةَ الله لا تُحْصُوها صَدَقَ كِتابُكَ اْللّهُمَّ وَاِنْبآؤُكَ وَبَلَّغَتْ اَنْبِيآؤُكَ وَرُسُلُكَ ما اَنْزَلْتَ عَلَيْهِمْ مِنْ وَحْيِكَ وَشَرَعْتَ لَهُمْ وَبِهِمْ مِنْ دينِكَ غَيْرَ أَنّى يا اِلهى اَشْهَدُ بِجَُهْدى وَجِدّى وَمَبْلَغِ طاعَتى وَوُسْعى وَ أَقُولُ مُؤْمِناً مُوقِناً اَلْحَمْدُ لله الَّذى لَمْ يَتَّخِذْ وَلَداً فَيَكُونَ مَوْرُوثاً وَلَمْ يَكُنْ لَهُ شَريكٌ فى مُلْكِهِ فَيُضآدَُّهُ فيَما ابْتَدَعَ

 

ni de protecteur de l’humiliation. qui Le soutiendrait dans ce qu’il a fabriqué. Gloire à Lui, Gloire à Lui, {s’il y avait une divinité dans les deux [le ciel et la terre], autre que Dieu, ils seraient corrompus}(22/XXI) et se briseraient ! Gloire à Lui, l’Unique, l’Un, l’impénétrable, qui n’engendre pas et qui n’est pas engendré et rien n’est égal à Lui. Louange à Dieu, d’une louange qui égale la louange de Ses anges proches et de Ses Prophètes-Messagers, que Dieu prie sur la meilleure [de Ses Créatures], Mohammed, le sceau des Prophètes et sur sa famille, les saints, les purs, les sincères et qu’il les protège !

 

wa lâ waliyyunn mina-dh-dhulli, fa-yurfidahu fimâ sana‘a. Fa-subhânahu, subhânahu law kâna fî-himâ ilâhatunn illâ-llâhu la-fasadatâ wa tafattaratâ. Subhâna-llâhi al-wâhidi, al-ahadi, as-samadi al-ladhî lam yalid wa lam yûlad wa lam yakun lahu kufûann ahadunn. Al-hamdu li-llâhi, hamdann yu’âdilu hamda malâ’ikatihi-lmuqarrabîna wa anbiyâ’ihi-l-mursalîna, wa sallâ-llâhu ‘alâ khiyaratihi Muhammadinn, khâtami-nnabiyyîna wa âlihi at-tayyibîna, at-tâhirîna, al-mukhlasîna, wa sallama.

 

وَلا وَلِىُّ مِنَ الذُّلِّ فَيُرْفِدَهُ فيما صَنَعَ فَسُبْحانَهُ سُبْحانَهُ لَوْ كانَ فيهِما الِهَةٌ اِلا الله لَفَسَدَتا وَتَفَطَّرَتا سُبْحانَ الله الْواحِدِ الاَْحَدِ الصَّمَدِ الَّذى لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُواً اَحَدٌ اَلْحَمْدُ لله حَمْداً يُعادِلُ حَمْدَ مَلاَّئِكَتِهِ الْمُقَرَّبينَ وَاَنْبِي آئِهِ الْمُرْسَلينَ وَصَلَّى الله عَلى خِيَرَتِهِ مُحَمَّدٍ خاتَمِ النَّبِيّينَ وَآلِهِ الطَّيـِبـيـنَ الطـّاهـِريـنَ الْمـُخـلَصـيـنَ و سلم

 

Selon Al Manar, Seyyed Abdel-Malek Badr al-Din al-Houthi a déclaré que ces attaques ciblent non seulement les symboles sacrés de la religion musulmane, mais également l’ensemble de la communauté musulmane et représentent un danger sérieux pour l’humanité.

 

Dans son message, Al-Houthi a expliqué que cette campagne s’inscrit dans une stratégie israélo-américaine visant à intensifier les agressions contre la région après les échecs antérieurs face à la République islamique d’Iran. Il a appelé le peuple yéménite et la communauté musulmane mondiale à rester vigilants et à affirmer leur détermination à résister à toute action hostile.

 

Al-Houthi a évoqué les scandales impliquant Jeffrey Epstein et la « île du Diable » comme exemples d’actes criminels et de rituels horribles, qu’il assimile à la branche « sioniste noire » opérant avec le soutien américain. Selon lui, ce courant hostile est l’ennemi du Coran, de la guidance divine et des valeurs morales qui élèvent l’humanité et protègent les peuples de l’influence du mal et de la corruption.

 

Al-Houthi a insisté sur le devoir des musulmans de s’engager sérieusement dans le « jihad pour la cause de Dieu » afin de contrer ces plans diaboliques et de défendre la communauté islamique. Il a dénoncé les agressions israéliennes en Palestine, à Gaza, en Cisjordanie et au Liban, ainsi que les violations de la souveraineté syrienne, soulignant que les tentatives de remodeler le Moyen-Orient pour établir un « Grand Israël » constituent une menace persistante.

 

Le leader houthi a affirmé que les musulmans doivent protéger leur dignité, leur identité et leurs pays en s’opposant aux injustices et aux crimes du régime israélien et de ses alliés. Il a conclu en appelant à des manifestations et rassemblements de soutien au Coran, à la mosquée Al-Aqsa, aux Palestiniens emprisonnés et aux peuples opprimés, tout en réaffirmant la préparation à faire face à toute nouvelle escalade des tensions orchestrée par Israël ou les États-Unis dans la région.

 

Détroit d’Ormuz : l’Iran dévoilera un nouveau mécanisme de contrôle du trafic maritime

May 16, 2026 by French Presstv

La République islamique d’Iran prépare un nouveau mécanisme de gestion du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, qui prévoit des frais pour des services spécialisés. Selon le président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement, ce dispositif vise à protéger la souveraineté iranienne et la sécurité du commerce international. Cette route sera fermée aux acteurs du projet « liberté » de Donald Trump. Par ailleurs, le Parlement s’apprête à adopter une loi juridique instaurant un nouveau régime pour cette voie stratégique, interdisant aux navires israéliens et aux pays hostiles comme les États-Unis d’y circuler.

 

 

La République islamique d’Iran a élaboré un nouveau mécanisme de gestion du trafic maritime à travers un itinéraire désigné dans le détroit stratégique d’Ormuz, a fait savoir le président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Ebrahim Azizi, dans un message publié ce samedi 16 mai sur X. Selon lui, ce nouveau dispositif prévoit notamment la perception de frais pour des services spécialisés.

« L’Iran a préparé un mécanisme professionnel pour gérer le trafic dans le détroit d’Ormuz le long d’une route désignée, qui sera dévoilée prochainement », a-t-il écrit, soulignant que cette décision a été prise afin de préserver la souveraineté nationale iranienne et de garantir la sécurité du commerce international.

« Dans ce processus, seuls les navires commerciaux et les parties coopérant avec l’Iran en bénéficieront », toujours selon son poste, dans lequel il a annoncé que « les frais nécessaires seront perçus pour les services spécialisés ».

Dans la foulée, il a ajouté que cette route désignée restera fermée aux opérateurs du projet dit de « liberté », en référence à une initiative très médiatisée lancée par le président américain Donald Trump, censée rouvrir le détroit d’Ormuz par la force.

 

À la suite de l’agression américano-israélienne contre la République islamique d’Iran, les forces armées iraniennes ont mené quotidiennement des opérations de missiles et de drones, visant des positions dans les territoires occupés par Israël ainsi que des bases et installations militaires américaines dans la région.

De plus, l’Iran a riposté aux frappes en fermant le détroit d’Ormuz, provoquant une hausse significative des prix du pétrole et de ses dérivés sur les marchés internationaux.

Le 8 avril, quarante jours après le début de la guerre, un cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan entre l’Iran et les États-Unis est entré en vigueur. Des négociations ont ensuite eu lieu à Islamabad, sans toutefois aboutir à un accord, en raison des exigences excessives et des positions déraisonnables de Washington.

 

Plus tôt ce mois-ci, le vice-président du Parlement iranien, Ali Nikzad, a affirmé que l’Iran ne renoncera jamais à ses droits inhérents dans le détroit d’Ormuz.

D’après ces termes, le Parlement s’apprête à adopter une nouvelle loi instaurant un nouveau régime juridique pour cette voie stratégique, tenant compte non seulement des conditions de la République islamique d’Iran, mais aussi des règles du droit international et des droits des pays voisins.

Selon le projet de loi, les navires appartenant au régime israélien ne seront autorisés à transiter par le détroit en aucune circonstance, a-t-il précisé, avant de mettre l’accent sur le fait qu’aucune autorisation ne sera accordée aux pays hostiles, en particulier aux États-Unis, pour emprunter cette voie maritime.