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Mythes et échecs : pourquoi la guerre de récits de l'ennemi – à l'instar de ses bombes – ne dissuadera pas l'Iran

Thursday, 07 May 2026

 

Par le service d'analyse stratégique de Press TV

 

Près d'un mois s'est écoulé depuis l'instauration du cessez-le-feu qui a permis de stopper l'agression conjointe américano-sioniste contre l'Iran ; une trêve quémandée par Washington après que ses ambitions militaires ont échoué.  

 

Sur le champ de bataille, la machine de guerre ennemie a été réduite au silence — non par retenue, mais par nécessité.

 

L'agression militaire de grande envergure, déclenchée de concert avec le régime sioniste et ses alliés régionaux le 28 février, s'est finalement soldée par un désastre stratégique total.

 

L'architecture de la défense aérienne iranienne demeure intacte et ses capacités offensives ont été démontrées de manière irréfutable. Le martyre du Leader de la Révolution Islamique n'a fait que galvaniser davantage la nation iranienne face à cet ennemi arrogant. 

 

Pourtant, si le front militaire est perdu, l'ennemi n'a pas baissé les bras. Au contraire, sa machine de guerre psychologique s'est intensifiée ces dernières semaines.

 

Plus rapide, moins coûteuse et plus agile que son arsenal militaire, cette machine opère désormais avec une mobilité intense, inondant les plateformes médiatiques, les canaux diplomatiques et les réseaux sociaux de désinformation, de récits mensongers et de crises fabriquées de toutes pièces.

 

L'objectif est simple : arracher à la table des négociations et devant l'opinion publique ce que l'ennemi a été incapable d'obtenir par la force de ses missiles, de ses drones et de ses avions de chasse. 

 

Cependant, à l'instar de son échec militaire, cette offensive psychologique est, elle aussi, vouée à l'échec.

 

L'Iran, en position de force, a clairement indiqué qu'il n'y aura aucun compromis sur ses exigences essentielles lors de futures négociations. À l'inverse, les États-Unis, épuisés, aux abois et diplomatiquement isolés, négocient désormais en posture de profonde vulnérabilité. 

 

Le silence du champ de bataille et le fracas de la propagande 

 

Lors des affrontements militaires actifs, le champ de bataille lui-même constituait la réfutation la plus efficace des mensonges ennemis. Chaque avancée avortée, chaque drone intercepté, chaque missile abattu et chaque repli des forces américaines ou israéliennes apportaient une preuve tangible, visuelle et immédiate de la supériorité iranienne incontestable et incontestée sur le terrain.

 

Malgré les restrictions de diffusion de certaines images pour des raisons opérationnelles, les données visuelles étaient suffisantes pour confirmer la précision des frappes de représailles iraniennes et l'ampleur des échecs ennemis, comme l'a confirmé une enquête de CNN en début de semaine.

 

Mais dans la phase actuelle de cessez-le-feu – aussi fragile soit-elle – cette source immédiate de preuves tangibles s'est tarie. Le champ de bataille est devenu silencieux et l'ennemi, rusé, a exploité ce vide avec agressivité.

 

Faute de défaites à diffuser en temps réel, l'appareil de guerre psychologique a comblé ce vide par des allégations fabriquées de toutes pièces, des « renseignements » divulgués de manière sélective et un flot incessant de scénarios hypothétiques destinés à dépeindre la République islamique d'Iran comme épuisée, isolée ou disposée à négocier en position de faiblesse.

 

Rien de tout cela n'est vrai. L'Iran est d'ailleurs pleinement conscient que négliger l'impact de cette campagne psychologique pourrait engendrer des conséquences potentiellement plus destructrices qu'une guerre militaire classique. Le coût matériel et moral de cette guerre de l'information peut surpasser celui d'un affrontement direct.

 

La guerre de rétroaction : la stratégie d'écoute de l'ennemi 

 

Une caractéristique essentielle des opérations psychologiques de l'ennemi est la collecte permanente de rétroaction. Cet appareil de propagande n'opère pas à l'aveuglette, mais surveille méticuleusement les réactions au sein de l'échiquier politique iranien et ajuste sa communication pour semer la division.

 

Prenons l'exemple de la récente vague de fausses informations concernant de prétendus accords irano-américains sur le nucléaire. Ces allégations sont manifestement fausses.

 

Aucune négociation de ce type n'a eu lieu, ni n'est prévue. Pourtant, l'ennemi diffuse sciemment ces mensonges dans un but précis : mesurer les réactions.

 

Comment réagit l'opinion publique iranienne ? Comment les responsables s'expriment-ils ? Comment les experts analysent-ils la situation ?

 

Il s'agit d'une négociation médiatique sans diplomatie – un processus factice conçu pour générer des données, et non des résultats. L'ennemi ne cherche pas à conclure un accord, mais à cerner les lignes rouges iraniennes, à identifier les points de tension au sein de la société et à semer la discorde interne. Il s'agit là d'une guerre psychologique classique déguisée en stratégie d'État.

 

Diplomatie du silence : la patience stratégique de l'Iran

 

Tandis que l'ennemi déploie une guerre psychologique agressive pour atteindre ses objectifs opérationnels et diplomatiques, l'appareil diplomatique iranien a adopté une approche diamétralement opposée : une présence médiatique minimale, un silence délibéré et des actions menées à l'abri des regards, tant étrangers que nationaux. Il ne s'agit pas d'une faiblesse, mais d'une patience stratégique.

 

L'Iran ne négocie pas publiquement car il n'a pas besoin de faire de démonstration de force.

 

La solidité de sa position militaire, la capacité avérée de son système de commandement et la cohésion de sa société parlent plus éloquemment que n'importe quelle conférence de presse.

 

L'ennemi, quant à lui, joue la comédie pour son propre public, tentant de donner l'illusion de la victoire à partir des décombres de sa défaite militaire.

 

Mais qu'on ne s'y trompe pas : le silence de l'Iran sur ses tactiques ne signifie pas une ambiguïté sur ses principes. Les conditions d'une fin de guerre définitive ont été clairement définies et formulées, et elles sont fondamentalement non négociables.

 

Les cinq conditions non négociables pour mettre fin à la guerre

 

Premièrement, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique et artère vitale de l'Iran. Pendant des décennies, l'Iran a fait preuve de bonne foi, autorisant le libre passage de tous les navires – commerciaux, militaires et autres – dans ses eaux territoriales. Cette bonne volonté s'est maintenue même après la guerre des Douze jours imposée à la nation iranienne en juin dernier.

 

Mais cette fois-ci, l'ennemi a franchi toutes les lignes rouges. Une guerre totale a été imposée au pays. Le Leader de la Révolution islamique et les plus hauts commandants militaires ont été tués en martyrs. L'objectif n'était rien de moins que la destruction et le démembrement de l'Iran.

 

Dans cette circonstance, l'Iran a non seulement le droit, mais aussi le devoir vital d'exercer un contrôle effectif sur ses eaux territoriales. Le détroit d'Ormuz n'est pas un enjeu de négociation. Il n'est ni à vendre, ni à louer, ni à négocier. Il s'agit d'un droit souverain de l'Iran et d'une nécessité permanente pour la sécurité de chaque citoyen iranien, aujourd'hui et pour les générations futures.

 

Deuxièmement, les dommages de guerre et les réparations. L'identité de l'agresseur est incontestable. Les États-Unis et le régime sioniste ont lancé une guerre brutale et non provoquée contre une nation qui négociait encore de bonne foi. L'attaque a eu lieu à la veille de la reprise des pourparlers.

 

Les destructions matérielles, la perte de milliers de vies innocentes, les blessures infligées à des milliers d'autres et le martyre de hauts dirigeants exigent une réparation intégrale.

 

Ne pas exiger de réparations constituerait non seulement une trahison envers les victimes, mais créerait également un précédent catastrophique, signalant à toutes les puissances agressives du monde qu'elles peuvent attaquer des nations souveraines en toute impunité financière et juridique.

 

Troisièmement, il faut expulser les forces d'occupation américaines de la région. Depuis plus de quarante ans, les États-Unis maintiennent des bases militaires dans la région dans le but explicite de contenir, d'affaiblir et, à terme, d'en finir avec la République islamique.

 

L'Iran a surmonté l'année dernière deux guerres d'envergure, imposées dans le sillage de cette présence militaire. Si les forces armées apprécient sans doute d'avoir ces bases à portée de tir en cas de riposte – comme l'a prouvé le récent conflit –, le message stratégique doit être clair : un Iran victorieux ne permettra pas aux forces ennemies vaincues de rôder près de ses frontières. C'est une leçon non seulement pour les États-Unis, mais pour tous les pays de la région : préservez votre souveraineté et n'accueillez jamais de terroristes déguisés en soldats. 

 

Quatrièmement, la fin de cette guerre imposée doit inclure les alliés de l'Iran au sein du front de la Résistance.

 

Liban, Irak, Palestine, Yémen – ces nations et ces mouvements ont soutenu l'Iran dans les moments difficiles. Ils ont offert des milliers de martyrs, notamment au Liban.

 

La force de l'Iran est décuplée par ces groupes de résistance, et leur endurance est renforcée par le soutien indéfectible de l'Iran. Des principes rationnels, stratégiques, éthiques et religieux exigent tous que le front de la Résistance ne soit ni abandonné ni traité comme un théâtre d'opérations distinct une fois la guerre directe terminée.

 

L'agression de l'ennemi doit cesser définitivement. C'est une exigence fondamentale.

 

Le cinquième point concerne la levée des sanctions arbitraires et l'annulation des résolutions injustes du Conseil de sécurité de l'ONU, qui découleront naturellement de la réalisation des quatre premières conditions, notamment le rétablissement de la souveraineté effective de l'Iran sur le détroit d'Ormuz.

 

Sans ces quatre conditions, cependant, toute possibilité d'allègement des sanctions est pratiquement nulle.

 

La diversion nucléaire : preuve de la faiblesse de l'ennemi

 

La récente réintroduction de l'affaire nucléaire par l'ennemi constitue en soi un aveu d'échec.

 

Si les États-Unis avaient réellement détruit l'infrastructure nucléaire iranienne, comme ils l'ont allégué à maintes reprises pendant et après la guerre des Douze jours, il n'y aurait plus rien à discuter.

 

Le fait que Washington formule désormais des exigences nucléaires à la table des négociations prouve de manière irréfutable que ses fanfaronnades de guerre n'étaient que mensonges.

 

La question nucléaire est relancée pour trois raisons seulement : premièrement, construire un récit de victoire à partir d'une guerre perdue ; deuxièmement, se présenter comme le vainqueur à des fins de propagande intérieure ; et troisièmement, tenter de justifier l'injustifiable : le massacre barbare de milliers d'Iraniens innocents et la destruction massive des infrastructures civiles. 

 

Aucune de ces raisons ne constitue un objectif diplomatique légitime. Ce sont des outils de guerre psychologique. Et ils échoueront, tout comme la campagne militaire a échoué.

 

La force face à la faiblesse

 

Les États-Unis sont manifestement épuisés. Leurs finances sont au plus bas. Leurs alliances se fissurent. L'opinion publique américaine s'est retournée contre une nouvelle guerre illégale en Asie de l'Ouest. Leur armée a été humiliée par un pays dont elle avait sous-estimé la puissance pendant des décennies.

 

La République islamique d'Iran, en revanche, est sortie de cette dernière guerre imposée avec une nouvelle direction, sa doctrine militaire réhabilitée, sa société unifiée et sa profondeur stratégique renforcée. La guerre psychologique de l'ennemi a échoué pour la même raison que sa guerre militaire : parce qu'il se heurte à la réalité.

 

Comme cela a déjà été clairement indiqué, l'Iran ne transigera pas sur ses revendications essentielles. Le détroit d'Ormuz est non négociable. Les réparations sont obligatoires.

 

L'expulsion des forces américaines n'est pas une faveur à solliciter. Le front de la Résistance ne sera pas abandonné.

 

L'ennemi peut maintenir sa machine de propagande à plein régime. Mais le bruit ne change rien aux faits. Et les faits sont les suivants : l'Iran est en position de force tandis que les États-Unis sont en plein désarroi, la guerre est entrée dans une phase de silence et, jusqu'à présent, l'Iran est le vainqueur incontesté.

 

 

 

 

 "Si vous voyez les dents d'un lion apparaître, ne pensez pas que le lion sourit"

 

 Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Baqaei, met en garde les pays de la région contre l'aventurisme militaire

 

@PressTVFrançais

 

Les unités de missiles et de drones de la marine iranienne ont mené une puissante riposte contre l'ennemi américain suite à ses actes d'agression contre les pétroliers iraniens

 

@PressTVFrançais

 Porte-parole du QG central de Khatam al-Anbiya

 

 L'armée agresseur, terroriste et bandit américaine a violé le cessez-le-feu en ciblant un pétrolier iranien en mouvement depuis les eaux côtières iraniennes dans la région de Jask vers le détroit d'Ormuz, ainsi qu'un autre navire entrant dans le détroit d'Ormuz face au port de Fujairah aux Émirats arabes unis. 

 

 Parallèlement, elle a mené des attaques aériennes contre des zones civiles en coopération avec certains pays de la région sur les côtes de Bandar Khamir, Sirik et l'île de Qeshm.

 

 Les forces armées de la République islamique d'Iran ont immédiatement riposté en attaquant les navires militaires américains à l'est du détroit d'Ormuz et au sud du port de Chabahar, leur infligeant des dégâts importants.

 

 Les États-Unis criminelles et agresseurs ainsi que ses pays soutiens doivent savoir que la République islamique d'Iran, comme par le passé, répondra avec force et sans le moindre doute à toute agression ou attaque.

 

@PressTVFrançais

 

La marine du CGRI iranien affirme qu'après la violation du cessez-le-feu et l'agression de l'armée américaine terroriste contre un pétrolier iranien près de Bandar Jask et l'approche de destroyers américains du détroit d’Ormuz, des tirs ont été dirigés contre les destroyers ennemis avec des ogives explosives dans une opération de grande envergure et précise utilisant divers types de missiles anti-navires balistiques et de croisière ainsi que des drones destructeurs.

 

 La marine du Corps des Gardiens de la Révolution islamique affirme que les renseignements indiquent des dommages importants infligés à l'ennemi américain, et que trois navires agresseurs ennemis ont rapidement fui la zone du détroit d’Ormuz.

 

@PressTVFrançais

 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a vivement condamné les attaques du régime sioniste contre des zones résidentielles à Dahieh, la banlieue sud de la capitale libanaise Beyrouth, qui ont entraîné le martyre et la blessure d'un certain nombre de citoyens libanais et la destruction de l'infrastructure du Liban.

 

? Esmail Baghaei, se référant à la poursuite des agressions militaires du régime sioniste contre le Liban et à l'utilisation répétée par le régime d'armes interdites, notamment de bombes au phosphore, a déclaré que cette situation est une conséquence directe du soutien et de la complicité des États-Unis et de certains autres pays.

 

? Esmail Baghaei a souligné la responsabilité du Conseil de sécurité des Nations Unies et de tous les gouvernements de poursuivre et de punir les criminels responsables de ces crimes de guerre.

 

@PressTVFrançais

 

* Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a vivement condamné les attaques du régime sioniste contre des zones résidentielles à Dahieh, la banlieue sud de la capitale libanaise Beyrouth, qui ont entraîné le martyre et la blessure d'un certain nombre de citoyens libanais et la destruction de l'infrastructure du Liban.

 

? Esmail Baghaei, se référant à la poursuite des agressions militaires du régime sioniste contre le Liban et à l'utilisation répétée par le régime d'armes interdites, notamment de bombes au phosphore, a déclaré que cette situation est une conséquence directe du soutien et de la complicité des États-Unis et de certains autres pays.

 

? Esmail Baghaei a souligné la responsabilité du Conseil de sécurité des Nations Unies et de tous les gouvernements de poursuivre et de punir les criminels responsables de ces crimes de guerre.

 

@PressTVFrançais

jeudi, 07 mai 2026 20:37

HADITHS DU JOUR

 

*Le Messager d'Allah (sawas):

L'épreuve continue à frapper le croyant et la croyante personnellement et à travers leurs biens et leurs enfants jusqu'à ce qu'ils rencontrent Allah, lavés de toute faute.

Imam Ali ibn Abitaleb (as):

*Cultivez votre intellect et soyez maître de vos actions ; luttez contre les passions de votre âme et que vos efforts dans vos œuvres soient pour la vie de l'au-delà.

Imam Jafar as-Sadeq (as): 

*"Le cœur est le sanctuaire de Dieu ; ne permet à aucun autre d’entrer dans le sanctuaire de Dieu" (c’est-à-dire : le cœur est réservé à Dieu ; alors fais sortir l’attachement à ce bas monde de ton cœur).

*" Imam Reza (as) a dit : Quiconque se satisfait du peu qui est licite (halal) verra ses charges s'alléger, sa famille vivre dans l'aisance, et Dieu lui montrera les maux du monde ainsi que leurs remèdes, pour le faire en sortir sain et sauf". 

 

Gaza : le fils d’un haut responsable du Hamas assassiné dans un raid israélien

 

Des frappes aériennes israéliennes ont assassiné le fils de Khalil al-Hayya, haut responsable du Hamas, et tué au moins cinq autres personnes dans la bande de Gaza, selon un rapport.

 

@PressTVFrançais

 

Hamas : Israël ne respecte aucun engagement

 

 Le chef du mouvement de résistance Hamas dans la bande de Gaza affirme que le régime occupant israélien ne respecte aucune de ses obligations et renie tous les accords qu’il a déjà signés.

 

@PressTVFrançais

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères présente ses condoléances au leader du Hamas, Khalil Al-Hayya, suite au martyre de son fils à Gaza

 

 Abbas Araghchi affirme que de telles actions du régime sioniste non seulement n'affaiblissent pas la volonté du peuple et des dirigeants de la Résistance, mais renforcent plutôt leur détermination à poursuivre la voie de la Résistance jusqu'à la libération de la Palestine et de la noble Qods.

 

@PressTVFrançais

 

 

 

Téhéran (IRNA)- Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que l’opération surprise et de grande ampleur « Tofan al-Aqsa » figure parmi les épopées historiques qui ont stupéfié le monde, au cours de laquelle les combattants de la résistance ont infligé de lourdes pertes et d’importants dégâts à l’ennemi.

 

Le recueil de poésie intitulé « Tofan al-Aqsa » (Déluge d’Al-Aqsa), compilé par Mohammadmehdi Abdollahi, poète, chercheur et président du groupe de travail sur la littérature et l’art de la résistance de la cellule de suivi de la Palestine, a été publié.

Cet ouvrage a été réalisé en collaboration avec le secrétariat permanent de la Conférence internationale de soutien au peuple palestinien du Parlement iranien ainsi qu’avec les éditions Sarv du Musée national de la Révolution islamique et de la Défense sacrée. Il a été mis sur le marché à l’approche de l’ouverture du Salon virtuel du livre.

Le livre rassemble les poèmes de 110 poètes éminents, vétérans et jeunes issus de la Révolution islamique, consacrés à l’épopée du peuple palestinien lors de l’opération « Tofan al-Aqsa ».

La préface de l’ouvrage a été rédigée par Mohammad Bagher Ghalibaf.

Cette collection offre aux amateurs de poésie et de littérature de résistance l’occasion de découvrir les voix de nombreux poètes exprimant leur soutien au peuple palestinien.

Mohammad Bagher Ghalibaf écrit dans la préface de cet ouvrage que « le trésor des gloires du front de la Résistance regorge de scènes de bravoure et de sacrifice des combattants courageux face aux ennemis cruels, sanguinaires et agresseurs du régime sioniste, des scènes désormais gravées dans l’histoire ».

Il ajoute que l’opération surprise et de grande ampleur « Tofan al-Aqsa » figure parmi les épopées historiques qui ont stupéfié le monde. Selon lui, les combattants de la résistance ont infligé de lourdes pertes humaines et matérielles à l’ennemi au cours de cette opération.

Il souligne également que cette opération, qualifiée par les responsables du régime israélien de « date qui restera infâme dans l’histoire d’Israël », a eu un profond retentissement dans les territoires occupés et a suscité des inquiétudes parmi les alliés de ce régime, tant au niveau régional qu’international. Il affirme aussi que les combattants palestiniens ont réussi à prendre le contrôle de colonies et de sites militaires israéliens situés autour de Gaza.

Le président du Parlement iranien poursuit en déclarant que, à mesure que les conséquences de cette opération se dévoilent, l’ampleur et la coordination de « Tofan al-Aqsa » témoignent des capacités croissantes et de la puissance opérationnelle renforcée des commandants et combattants de la résistance palestinienne.

Selon lui, le régime israélien, voyant vaciller ce qu’il appelait sa « supériorité militaire », traverse sa pire défaite stratégique face à la résistance palestinienne depuis sa création il y a 75 ans.

 

Mohammad Bagher Ghalibaf a souligné que « la poésie de la résistance constitue l’alphabet de la persévérance et le point de départ du combat sur le front de la culture et de la pensée ». Selon lui, les écrivains et les hommes de lettres avancent aux côtés des combattants et des résistants, utilisant leur plume comme une arme efficace contre un ennemi commun, lourdement armé et agresseur.

Dans une autre partie de la préface du livre, il affirme que l’usage du langage de l’art, de la littérature, des paroles éloquentes et des mélodies touchantes joue un rôle essentiel dans la préservation, la diffusion et la continuité de l’école de la résistance, ainsi que dans sa transmission aux générations futures.

Il ajoute que la poésie de la résistance et de la persévérance représente en réalité une expression claire et profonde de la quête de justice et de vérité, de l’éveil des consciences, de la lutte contre l’oppression et de la sensibilisation. Selon lui, cette littérature est portée par des poètes, écrivains et orateurs engagés, défenseurs de la liberté et des valeurs religieuses, à travers des textes riches de sens qui touchent le cœur et l’esprit des lecteurs. Il estime également que tant que l’injustice et l’occupation existeront, la poésie de la résistance restera « une épine dans la gorge des agresseurs et des ennemis de l’humanité ».

Le président du Parlement iranien rappelle enfin que « Tofan al-Aqsa » n’est pas seulement le symbole d’un combat héroïque contre l’ennemi sioniste et d’une confrontation militaire du front de la résistance, mais également l’expression d’une tempête de mots, de discours, d’éloquence et de poésie dans la littérature de l’axe de la résistance.

Mohammad Bagher Ghalibaf poursuit en affirmant que la poésie et la littérature de la résistance et de la persévérance existeront aussi longtemps que subsisteront l’injustice et l’oppression. Selon lui, elles ne sont limitées ni à une frontière géographique particulière ni à une époque précise, mais représentent un concept universel et vaste.

Il écrit que c’est précisément pour cette raison que l’expression « poésie de la résistance du monde islamique » convient parfaitement à cet art noble, empreint de connaissance, de clairvoyance et de profondeur intellectuelle.

Le président du Parlement iranien rend également hommage à tous les militants culturels et littéraires du front de la résistance, aux hommes de plume engagés dans la lutte et la persévérance, ainsi qu’aux poètes défenseurs de la justice et de la liberté. Il estime que leurs efforts nourrissent constamment l’enthousiasme, l’énergie et l’esprit de combat parmi les résistants en quête de justice ainsi qu’auprès de tous les peuples animés par un esprit de liberté et de dignité.

Il exprime aussi sa reconnaissance envers Mohammadmehdi Abdollahi, compilateur de l’ouvrage, ainsi qu’aux membres du secrétariat permanent de la Conférence internationale de soutien à l’Intifada palestinienne, pour avoir mené cette initiative culturelle visant à rassembler, expliquer et publier les œuvres des poètes engagés pour la Palestine et la résistance.

Enfin, il se dit espérant que les efforts se poursuivent sans relâche afin de transmettre ces valeurs, promouvoir la culture du sacrifice et du combat, et préserver les idéaux des martyrs de la résistance.

 

IQNA-Un groupe d’oulémas chiites pakistanais a adressé une lettre officielle au cheikh Al-Azhar, exprimant sa profonde inquiétude concernant la récente déclaration du Conseil de la fatwa d’Al-Azhar sur l’agression américano-israélienne contre l’Iran.

 

Selon le site ordoupoint, citant ces religieux, la situation est particulièrement sensible, car l’agression ne se limite pas à une intervention militaire directe, mais implique également l’utilisation des territoires de certains pays musulmans comme base pour attaquer d’autres nations musulmanes.

 

Les oulémas rappellent que, selon la jurisprudence islamique, toute coopération qui entraîne oppression ou injustice est interdite, et qu’utiliser des musulmans comme boucliers humains constitue un acte répréhensible. Ils citent des sources classiques, telles qu’Ibn Taymiyya et les imams chiites, pour souligner que le recours à la force doit respecter le principe de proportionnalité et viser uniquement la défense légitime.

 

Ils insistent également sur le droit au légitime défense, reconnu par le Coran et le droit international, et sur le devoir de protéger les musulmans contre les agressions. Tout soutien aux forces hostiles utilisant des terres musulmanes pour attaquer d’autres musulmans constitue selon eux une violation de la charia et des principes éthiques islamiques.

 

La lettre souligne l’importance de la justice et de l’équité dans le jugement des conflits, en refusant toute norme à double standard qui condamnerait la défense tout en épargnant l’agresseur. Les signataires demandent à Al-Azhar de prendre position conformément aux textes, aux principes fondamentaux et aux objectifs de la charia, afin de protéger l’unité, l’honneur et la justice de la communauté Musulmans.

 

 

 

 

 

Du'a, Mérites, Les actes de piété, Mois de Dhu al-Qa‘da

 

Le mois de Dhou al-Qa’da est le onzième mois du calendrier Lunaire Hégirien[1]. Il fait partie des Mois Sacrés avec Muharram, Rajab et Dhu al-Hijja, pendant lesquels il est interdit de faire la guerre.

 

Ce mois, qui précède directement Dhu al-Hijjah, le mois du pèlerinage, est considéré comme un temps de préparation spirituelle et physique pour ceux qui entreprennent le Hajj, un pilier fondamental de l’Islam.

 

Durant ce mois, il est recommandé de s’abstenir de certaines activités mondaines pour se concentrer davantage sur la piété et la préparation religieuse.

 

Pour les fidèles ne participant pas au Hajj, Dhu al-Qida reste un moment propice pour renforcer leur foi et pratiquer des actes de dévotion supplémentaires.

 

Le terme Dhou al-Qa’da est composé de deux mots: Dhou qui signifie celui qui possède et Qa’da qui est de la racine (ق ع د ) signifiant s’asseoir ou immobile.

 

Il est dit que le nom Dhou al-Qa’da est donné à ce mois car les gens restaient pendant ce mois chez-eux et se préparaient pour le pèlerinage de Hajj au mois suivant (Dhou al-Hidja). D’autres disent que les gens cessaient de faire la guerre entre tribus.[2]

 

Thamoud appellait le mois de Dhou al-Qa’da, Hayfal.

 

Parmi les autres noms attribués à ce mois on peut citer les noms suivants : Harf, Howar, Ranna

 

Les règles spécifiques de Dhu al-Qida

 

Le mois de Dhu al-Qida, précédant le grand pèlerinage du Hajj, est un temps privilégié pour la préparation spirituelle et physique. En tant que l’un des mois sacrés, il est entouré de règles et recommandations spécifiques qui guident les fidèles dans leur cheminement spirituel.

 

Pour ceux qui envisagent de réaliser le Hajj, il est particulièrement recommandé de ne pas couper les cheveux ou les ongles à partir du premier jour de Dhu al-Qida. Cette pratique, qui s’inscrit dans la tradition prophétique, est vue comme une préparation à l’état de sacralité (Ihram) que les pèlerins doivent adopter une fois arrivés à La Mecque.

 

« Celui qui prévoit de faire le Hajj devrait commencer par ne pas se couper les cheveux dès l’arrivée de Dhu al-Qida, afin de se préparer physiquement et spirituellement pour les rites qui l’attendent. » [3]

 

En plus de cette préparation physique, Dhu al-Qida est également un moment pour renforcer la dévotion à travers des pratiques spécifiques. Le jeûne lors de certains jours particulièrement méritoires, tels que le vingt-cinquième jour du mois, est fortement conseillé.

 

Ce jeûne est considéré comme une façon d’obtenir des bénédictions divines et de purifier l’âme en prévision du pèlerinage. Par ailleurs, ce mois offre l’occasion d’apprendre et de méditer sur les enseignements de l’Islam.

 

Dhu al-Qida n’est pas seulement un mois de préparation au Hajj mais aussi une période de réflexion personnelle, de renouveau spirituel et de pratiques dévotionnelles intensifiées.

 

En respectant ces pratiques, les croyants peuvent espérer atteindre une plus grande proximité avec Allah, tout en se préparant pour l’un des piliers les plus importants de l’Islam.

 

Pourquoi le mois de Dhoul Qa’da est spécial en Islam ?

« Le nombre de mois auprès d’Allah est de douze mois, dans Sa prescription le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes […] » [Coran, 9:36].

Les quatre mois sacrés en islam sont les mois de Mouharam, Rajab, Dhoul Qa’da et Dhoul Hijja.

Comme l’explique Ibn Kathir dans son tafsir à propos de ce verset, Dhoul Qa’da est un mois spécial simplement parce qu’Allah a décidé qu’il en serait ainsi. En effet, parmi les anges Il a choisi des messagers, parmi les humains des Messagers, parmi les paroles des adhkars, et parmi les mois le Ramadan et les quatre mois sacrés. Durant ce mois sacré, Allah nous dit de ne pas nous « faire de tort à nous-mêmes », nous devons donc faire très attention afin de remplir au mieux nos obligations et de ne pas commettre de péchés.

Pourquoi Dhoul Qa’da est un mois spécial ?

D’un point de vue historique, Dhoul Qa’da était considéré sacré parce que les pèlerins pouvaient se rendre au Hajj en toute sécurité sans se soucier du banditisme ou de la guerre. Les mots « Dhoul Qa’da » signifient littéralement « le possesseur de la position assise », un mois durant lequel tout le monde est censé rester à sa place et ne pas provoquer de combat ou de conflit.

Les mérites du mois de Dhou al-Qa’da

Sayyed Ibn Tawouss concernant les mérites du mois de Dhou al-Qa’da dit:

« Le mois de Dhou al-Qa’da est un bon mois pour la prière et l’invocation pour ceux qui sont dans le besoin, et pour lever l’injustice et l’iniquité… »[4]. Il dit aussi:

« Ce mois est le mois où les prières sont exaucées; la raison pour laquelle il faut profiter du temps et faire le jeûne pour les besoins impérieux »[5]

Mirza Jawad Maliki Tabrizi dans son livre Moraqabãte écrit:

« Ce mois est le premier des mois Sacrés de l’année où la guerre est interdite, même contre les païens; quel serait alors le précepte concernant l’adversité et la désobéissance à l’égard de Dieu? Dans ce mois plus que dans les autres, il faut préserver nos cœurs et nos corps de tous péchés et désobéissance envers Dieu »[6]

 

Les actes de piété du mois de Dhou al-Qa’da

Le jeûne recommandé durant Dhu al-Qida

Durant le mois sacré de Dhu al-Qida, plusieurs jours sont spécifiquement recommandés pour le jeûne, enrichissant ainsi la spiritualité des fidèles et préparant leur cœur et leur esprit pour le Hajj. Ce mois, considéré comme un temps de piété accrue, offre des occasions uniques de se rapprocher d’Allah à travers le jeûne et la prière.

Le jeûne du vingt-cinquième jour de Dhu al-Qida, connu sous le nom de « Yawm al-Dahw al-Ard » (le jour de l’expansion de la terre), est particulièrement méritoire.

Il est dit que jeûner ce jour amène des bénédictions et des récompenses abondantes, en rappelant les miracles d’Allah et son omnipotence. Ce jeûne symbolise également une préparation spirituelle pour les jours sacrés du Hajj qui suivent ce mois.

« Jeûner le vingt-cinquième jour de Dhu al-Qida est recommandé car il permet de réfléchir sur la grandeur d’Allah et ses signes dans la création. » [7]

En outre, il est également suggéré de jeûner le vingt-neuvième jour de Dhu al-Qida, ajoutant ainsi une dimension supplémentaire de dévotion dans ce mois béni.

Ces jeûnes ne sont pas obligatoires mais sont fortement conseillés pour ceux qui recherchent une purification spirituelle et une récompense divine accrue.

Les prières spéciales de Dhu al-Qida

Le mois de Dhu al-Qida est marqué par des moments de grande spiritualité, notamment à travers les prières spécifiques qui sont recommandées durant certains jours clés. Ces prières, enrichies de significations profondes, sont des occasions de renforcement de la foi et de purification spirituelle.

Prière du premier dimanche

Le premier dimanche de Dhu al-Qida est particulièrement notable. Selon les traditions, c’est un moment propice pour les prières de repentance.

Le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui et sa sainte famille) a encouragé les fidèles en ces termes :

« Qui parmi vous souhaite se repentir aujourd’hui ? » Les fidèles répondirent unanimement, et alors le Prophète dit : « Effectuez le ghusl (la grande ablution) et réalisez quatre unités de prière (raka’at).

Dans chaque unité, lisez Al-Hamd (sourate Al-Fatiha) une fois, Al-Ikhlas (sourate CXII) trois fois, puis les sourates L’Aurore (Al-Falaq, sourate CXIII) et Les Hommes (Al-Nâs, sourate CXIV) une fois chacune.

Ensuite, après la prière, demandez pardon à Dieu 70 fois en disant :

 

أَسْتَغْفِرُ اللَّهَ رَبِّی وَ أَتُوبُ إِلَيْهِ

 

Astaghfiroullah Rabbi wa Atoubou Ilayhi.

 

Terminez avec l’invocation :

 

لَاحَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلّا بِاللّٰهِ الْعَلِیِّ الْعَظِیمِ

 

Lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi-llâhi al-‘aliyyi al-‘azhîmi

Il n’y a de force et de puissance qu’en Dieu le Très-Elevé, le Très-Grandiose.

 

Puis, récitez cette supplication :

 

يَا عَزِيزُ يَا غَفَّارُ اغْفِرْ لِي ذُنُوبِي وَذُنُوبَ جَمِيعِ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِناتِ

 

Yâ ‘azîzu, yâ ghaffâru, ighfir lî dhunûbî, wa dhunûba jamî‘i-l-mu’minîna wa-l-mu’minâti

Ô Tout-Puissant, ô Celui qui pardonne, pardonne-moi mes péchés et ceux de l’ensemble des croyants et des croyantes,

 

فَإِنَّهُ لَايَغْفِرُ الذُّنُوبَ إِلّا أَنْتَ

 

fa-innahu lâ yaghfiru adh-dhunûba illâ anta

car ne pardonne les péchés que Toi.

 

Il a été rapporté que le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui et sa sainte famille) a ajouté :

« N’est-ce pas qu’il n’y aura pas de serviteur parmi ma communauté qui accomplira cet acte sans être appelé du ciel : ‘Ô serviteur d’Allah, reprends ton acte car ta repentance a été acceptée et tes péchés ont été pardonnés.’ »

Cette prière dominicale du mois de Dhu al-Qida est également connue pour ouvrir les portes du Paradis, écarter l’anxiété, et illuminer la tombe du fidèle. Les parents de celui qui l’accomplit seront satisfaits et leur pardon sera accordé. [8]

Prière du vingt-cinquième jour

Les pratiques recommandées pour le vingt-cinquième jour du mois de Dhu al-Qida ne sont pas simplement des rites de dévotion, mais aussi des moyens d’acquérir une compréhension plus profonde des enseignements islamiques et de se préparer spirituellement aux défis de la vie.

Le vingt-cinquième jour de Dhu al-Qida, appelé le « jour de l’étalement de la terre », est considéré comme l’un des jours méritoires pour le jeûne.

Selon les traditions, le jeûne pendant ce jour équivaut au jeûne de soixante-dix ans, offrant ainsi une expiation pour les péchés de soixante-dix ans.

Celui qui jeûne ce jour et veille toute la nuit en prières et adorations reçoit la récompense équivalente aux actes d’adoration de cent ans.

Durant cette journée, la Miséricorde divine se répand largement, et tout ce qui se trouve entre le ciel et la terre demande pardon pour le fidèle.

Pour ce jour, les pratiques comprennent deux raka’ats en matinée. Après avoir récité Al-Fatiha (sourate Al-Hamd), on récite cinq fois la sourate Ash-Shams (Le Soleil, sourate XCI).

 

À la fin de la prière, on conclut par l’invocation :

 

لَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلّا بِاللّٰهِ الْعَلِيِّ الْعَظِيمِ

 

Lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi-llâhi al-‘aliyyi al-‘azhîmi

Il n’y a de force et de puissance qu’en Dieu le Très-Élevé, le Très-Grandiose.

 

Ensuite, invoquez Dieu en disant :

 

يَا مُقِيلَ الْعَثَراتِ أَقِلْنِى عَثْرَتِى

 

Yâ mûqîla-l-‘atharâti, aqilnî ‘athratî

Ô Celui qui relève des faux-pas, relève-moi de mes faux-pas,

 

يَا مُجِيبَ الدَّعَوَاتِ أَجِبْ دَعْوَتِى

 

yâ mujîba-d-da‘awâti, ajib da’watî

Ô Celui qui exauce les invocations, exauce mon invocation,

 

يَا سامِعَ الْأَصْواتِ اسْمَعْ صَوْتِى

 

yâ sâmi‘a-l-aswâti, asma‘ sawtî

Ô Celui qui entend les voix, entends ma voix,

 

وَارْحَمْنِى وَتَجاوَزْ عَنْ سَيِّئاتِى وَمَا عِنْدِى يَا ذَا الْجَلالِ وَالْإِكْرامِ

 

arhamnî wa tajâwaz ‘an sayyi’âtî, wa mâ ‘indî yâ dhâ-l-jalâli wa-l-ikrâmi

Fais-moi miséricorde, sois indulgent devant mes méfaits, et ce qu’il y a chez moi, ô Plein de Majesté et de Générosité [9]

Ces prières et invocations spéciales du vingt-cinquième jour constituent une puissante opportunité de se rapprocher de Dieu, en demandant Son pardon et en renforçant sa foi.

Importance de la repentance pendant Dhu al-Qida

Dhu al-Qida, un mois sacré du calendrier islamique, offre une opportunité privilégiée pour la repentance et la recherche du pardon divin. Cette période encourage les fidèles à se tourner vers Allah avec sincérité et humilité, implorant Sa miséricorde pour leurs péchés passés.

La repentance durant ce mois est particulièrement valorisée, car elle est vue comme un moyen de purifier l’âme avant le mois de Dhu al-Hijjah, qui abrite le Hajj, le pèlerinage sacré. Les pratiques de dévotion, comme le jeûne et la prière, sont intensifiées, permettant aux croyants de renforcer leur foi et de réaffirmer leur engagement envers les commandements d’Allah.

Un des aspects remarquables de Dhu al-Qida est la promesse de réconciliation et de renouveau. Comme le dit le Prophète Muhammad (paix soit sur lui), après une série de prières spécifiques :

« N’est-ce pas parmi mes fidèles celui qui fait cela, qu’il sera appelé du ciel : ‘Ô serviteur d’Allah, reprends ton acte car ta repentance a été acceptée et tes péchés pardonnés’ » [10].

Ce mois est donc une période où les actes de repentance peuvent non seulement purifier un individu mais également réparer et améliorer ses relations avec les autres, en accord avec les enseignements islamiques qui placent une grande importance sur l’harmonie sociale et familiale.

Conclusion

Le mois de Dhu al-Qi’da est considéré comme un mois de *prière* et de *repentance.

C’ est un mois béni qui offre une période de réflexion et de renforcement de la connexion spirituelle pour les fidèles. Ce temps sacré dans le calendrier islamique est propice à l’adoption de pratiques qui enrichissent la vie spirituelle tout en restant ancrées dans le quotidien.

Pratiques recommandées et leur intégration quotidienne :

Augmenter les actes de dévotion : S’engager dans des prières supplémentaires et des lectures du Coran durant ce mois aide à approfondir la relation avec Allah. Allouer des moments spécifiques de la journée à la méditation et à la prière peut devenir un rituel qui structure et apaise le quotidien.

Jeûner les jours recommandés : Bien que le jeûne ne soit pas obligatoire comme pendant le Ramadan, jeûner les jours spécifiquement méritoires de Dhu al-Qida peut être une pratique purificatrice. Intégrer le jeûne peut se faire sans bouleverser les routines quotidiennes, en choisissant par exemple de jeûner lors de jours moins chargés.

Pratiquer la charité : Profiter de ce mois pour donner de la zakat ou aider les personnes dans le besoin renforce les liens communautaires et spirituels. Définir un petit montant quotidien à mettre de côté pour la charité peut transformer une simple routine en un acte de foi significatif.

Participation communautaire : Assister à des lectures ou à des cercles d’étude dans la mosquée ou en ligne peut enrichir la compréhension religieuse et renforcer les liens avec la communauté. Planifier ces activités en famille ou avec des amis augmente leur impact et leur régularité.

Réflexion personnelle et repentance : Consacrer du temps à la réflexion personnelle sur les actions passées et à la repentance aide à purifier l’esprit et à renouveler l’intention de suivre les commandements d’Allah avec sincérité.

 

Notes:

 

1-Calendrier Lunaire Hégirien (en arabe: التقويم الهجري القمري) appelé aussi calendrier musulmans, est un calendrier qui se base pour la définition des débuts de mois de l’année sur la rotation de la lune autour de la terre, et les musulmans accomplissent leurs actes de culte et les occasions religieuses basées sur elle. L’origine du calendrier lunaire Hégirien est l’émigration du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui et sa sainte famille) de La Mecque vers Médine, qui a eu lieu en 622 après JC. Selon célèbre opinion, l’année lunaire hégirienne est désignée comme Le calendrier des musulmans à la suggestion de l’Imam Ali (paix soit sur lui) pendant le califat de Umar ibn al-Khattab.

 

2-Mas’oudi, T 22, P 188.

 

3-Jawahir al-Kalam, vol. 17, p. 100

 

4-Iqbãl al-A’mãl, P 206.

 

5-Iqbãl al-A’mãl, P 207.

 

6-Moraqabat, p 301.

 

7-Jawahir al-Kalam, vol. 17, p. 100

 

8-Mafatih al-Jinan, p. 247

 

9-Mafatih al-Jinan, p. 248

 

10-Mafatih al-Jinan, p. 247

 

https://fr.al-shia.org/les-merites-et-les-actes-de-piete-du-mois-de-dhu-al-qada/

 

 

André Chamy, sociologue et juriste français, explique dans un entretien accordé à l'IRNA, que face aux bombardements, aux tensions imposées, à la simultanéité du conflit avec le mois de Ramadan, à la situation d'incertitude entre guerre et cessez‑le‑feu, ainsi qu’au pic de pression maximale et de sanctions injustes, la société iranienne a une nouvelle fois démontré sa profonde capacité de résilience et d’adaptation. Selon lui, les Iraniens ont été confrontés à de nombreuses reprises, au cours des dernières décennies, à un avenir incertain ; cette expérience prolongée leur a permis de préserver leur vie quotidienne, leur cohésion et leurs réseaux de solidarité malgré les pressions et les interventions militaires non-provoquées et brutales, les évolutions rapides et les contextes difficiles.

 

Il souligne que nombre d’études sociologiques ont jusqu’à présent analysé la société iranienne uniquement à travers le prisme des dynamiques politiques, ce qui a souvent empêché d’en percevoir toute la complexité interne. Cet expert des évolutions sociales en Iran et au Moyen‑Orient estime qu’une compréhension juste de la réalité sociétale iranienne suppose de l’étudier en dehors des structures de pouvoir, en tenant compte de la grande diversité des groupes, des expériences et des identités. C’est précisément cette pluralité sociale, affirme‑t‑il, qui constitue l’une des principales sources de résistance et de continuité de la société iranienne en cette période imposée d’incertitude.

 

Ce qui suit est le texte intégral de son analyse et de l’entretien.

 

La société iranienne en temps de bombardement

 

1. Comment s’est comportée la population iranienne pendant cette période de bombardement ?

 

Sociologiquement, une population confrontée à des bombardements adopte rarement un comportement uniforme. On observe généralement un double mouvement : d’un côté, des réactions de peur, de fuite, de protection familiale et de recherche de sécurité immédiate ; de l’autre, des formes d’organisation collectives pour maintenir la vie quotidienne. En Iran, dans un tel contexte, les familles se sont recentrées sur les solidarités primaires, les voisinages se sont réactivés, les réseaux d’entraide ont pris de l’importance, et les institutions locales étaient devenues des repères essentiels.

 

La guerre transforme ainsi les habitudes ordinaires : ce qui relevait de la routine devient un effort collectif. Aller travailler, ravitailler les proches, protéger les enfants ou maintenir les services de base devient une forme de participation sociale à la résistance nationale.

 

L’on peut dire que la population a passé ce cap sans trop de d’impacts sur sa résilience et sur sa capacité d’aborder le choc.

 

2. Quelles sont les réactions remarquables au sein de cette société iranienne face à la crise?

 

Parmi les réactions les plus remarquables, on trouve d’abord la capacité d’adaptation rapide. La société iranienne a été soumise à un choc violent, mais elle a développé souvent des mécanismes spontanés d’organisation : entraide locale, circulation de l’information, mutualisation des ressources, prise en charge des personnes vulnérables.

 

Ensuite, la crise a fait apparaître une forte mobilisation symbolique : multiplication des discours sur l’unité nationale, manifestations ayant réuni tous les composants de la société (des femmes voilées avec des femmes non voilées, des hommes pieux et conservateurs avec des hommes libéraux, etc…) Tous arboraient le drapeau national, le tout était accompagné de valorisation des figures du sacrifice, et de mise en avant de la continuité historique du pays. Dans une société comme l’Iran, marquée par une mémoire ancienne des invasions, des guerres et des sanctions, cette mémoire collective a certainement réactivé cette ressource morale.

 

Enfin, la guerre a révélé également des comportements plus discrets mais essentiels : patience, discipline quotidienne, acceptation de contraintes temporaires, soutien logistique, maintien des liens familiaux et communautaires.

 

Tout est devenu un atout pour défier, résister et in fine sortir vainqueur.

 

3. Comment la question de la cohésion et de la solidarité se manifeste-t-elle dans un tel contexte ?

 

La cohésion sociale est apparue en pleine crise car la société s’est perçue comme confrontée à une menace extérieure commune. Les différences, voire les divergences internes, peuvent alors être momentanément relativisées au profit d’une identité partagée : celle de la nation attaquée.

 

La solidarité s’est manifestée concrètement par l’accueil des déplacés, l’aide aux blessés, le partage des biens rares, la mobilisation associative ou religieuse, et le soutien psychologique entre proches. Mais elle s’est manifestée aussi symboliquement : par le refus de céder à la panique, par la volonté de tenir ensemble, et par la conviction que la survie collective dépend de chacun.

 

4. Pourquoi la résilience devient-elle centrale lorsqu’un pays est menacé ?

 

La résilience désigne la capacité d’une société à absorber un choc, à continuer de fonctionner et à se reconstruire malgré la violence subie. Lorsqu’un pays fait face à une agression, ce ne sont pas seulement les forces armées qui sont mobilisées : l’ensemble des acteurs sociaux est concerné.

 

Les citoyens, les administrations, les services publics, les familles, les entreprises, les associations et les communautés religieuses ont tous participé à leur manière à la continuité nationale. Elle ne signifie pas une absence de souffrance, mais une capacité à transformer la vulnérabilité en endurance collective.

 

5. Comment la crise a-t-elle pu créer une solidarité nouvelle et un éveil du patriotisme en Iran ?

 

Habituellement les crises majeures ont souvent pour effet de renforcer le sentiment d’appartenance nationale. Face à l’adversité, les individus redécouvrent ce qu’ils ont en commun : une histoire, une culture, un territoire, une mémoire et un destin partagé.

 

Le patriotisme qui a émergé au cours de cette guerre d’agressions n’est pas nécessairement idéologique ; il peut être affectif et concret. Il s’exprime par la défense du pays, la fierté de la résistance, la valorisation des symboles nationaux et la volonté de ne pas se soumettre à une puissance extérieure.

 

 

6. Comment expliquer en même temps le désarroi face à la destruction et à l’incertitude ?

 

La solidarité n’efface jamais la souffrance. Une population bombardée connaît aussi la peur, le deuil, la fatigue psychologique, la perte de repères et l’angoisse du lendemain. Les destructions matérielles touchent les lieux de vie, des patrimoines individuels et collectifs tandis que l’incertitude fragilise les projets individuels et familiaux.

 

Il n’y a pas de contradiction entre patriotisme et désarroi. Les deux peuvent coexister : on peut vouloir défendre son pays tout en étant bouleversé par le prix humain du conflit.

 

7. Comment comprendre le soutien aux dirigeants malgré les désaccords existants ?

 

Dans de nombreuses sociétés confrontées à une menace extérieure, on observe un phénomène de ralliement autour de l’autorité. Même des citoyens critiques envers leurs dirigeants peuvent considérer qu’au moment de l’agression, l’unité nationale prime sur les divisions internes.

 

Ce soutien n’efface pas les désaccords politiques antérieurs, mais il les suspend partiellement. L’ennemi extérieur agit comme un facteur de recentrage collectif : la contestation interne passe au second plan tant que la sécurité nationale est en jeu.

 

8. Peut-on dire qu’au final la nation iranienne se retrouve soudée face à l’ennemi ?

 

Oui, dans une large mesure, une agression extérieure tend à produire un resserrement national. La guerre rappelle brutalement l’existence d’un destin commun. Elle pousse des groupes parfois divisés à coopérer, à partager des sacrifices et à redéfinir ce qui les unit.

 

Cette unité n’est jamais absolue ni permanente, mais elle constitue souvent l’un des effets sociaux les plus puissants d’une crise majeure : face à l’ennemi, la nation redécouvre sa cohésion profonde.